Tout mythe tend fatalement à un anthropomorphisme étroit, et, qui pis est, à ce que l'on pourrait appeler un anthropomorphisme de classe.
Châtiment qui se fait attendre... pourrait au moins téléphoner.
Il suffit qu'une mère voit sourire son enfant pour être convaincue de la réalité d'une félicité suprême.
Michaël, tu te souviens de ce mythe grecque que tu m'as lu sur un Dieu qui avait emprisonné tous ses enfants dans les enfers et que pour se venger, le jeune fils l'avait castré avec un fossile ?
L'existence de la mauvaise foi prouve que la foi n'est pas une croyance forcément bonne. C'est rassurant.
Chez la plupart des hommes, l'incroyance en une chose est fondée sur la croyance aveugle en une autre.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
On ruse si volontiers pour faire le mal qu'il pourrait paraître piquant de mettre un peu d'adresse à faire le bien.
On est toujours le con de quelqu'un, et tant pis pour lui.
La réalité est à la fois multiple et une, et dans sa division elle est toujours rassemblée.
Il y a des gens qui ont une âme de fonctionnaire, tant pis pour eux.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
Bien... alors voilà... euh... il s'agit de... de d'une... il s'agit d'une histoire... euh, c'est à dire qu'en fait il s'agit plus d'un... concept d'histoire, plus que une histoire à proprement parler, c'est-à-dire que c'est une histoire qui n'est... le [...] â–º Lire la suite
Faites la fête avec tout votre corps, avec tout votre être. Et tant pis si vous y laissez quelques plumes. Ça repousse !
La télé réalité pour moi est le musée de la décomposition sociale.
La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité que l'ivresse.
On ne pourrait pas s'amuser plus dans une vie entière.
L'amour est comme une guerre ; facile à démarrer mais difficile à terminer et vous ne savez jamais où cela pourrait vous mener.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
Les masses sont en réalité leurs propres leaders, créant dialectiquement leur propre processus de développement.
On mesure le bonheur d'un couple à leurs photos, et les photos se prennent pendant les vacances ; sans les photos de vacances, on ne pourrait jamais prouver qu'on a été heureux.
Tout ce qui pourrait être écrit ne mérite pas d'être rappelé.
On dit que rien n'arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure, et parfois, elle s'impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l'ignorer...
Il ne faut jamais éclaircir le mystère. De toute façon, un écrivain ne le pourrait pas. Et même s'il cherche à l'éclaircir de manière méticuleuse, il ne fait que le renforcer
Beaucoup de gens me demandent à quel moment je ferai, enfin, un film avec des personnes réelles. Mais qu'est-ce que la réalité ?
Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves.
Des fois que le rêve et le besoin de rêver se confondent, que vient y faire la réalité ?
Le minimum pourrait être défini comme la perfection qu'atteint un objet lorsqu'il n'est plus possible de l'améliorer par soustraction.
Aliénant et culpabilisant pour les femmes, le mythe de l'instinct maternel se révèle ravageur pour les enfants, et en particulier pour les fils.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Seul celui qui s'intéresse à toutes les cultures est cultivé. Il découvrira que toutes les cultures sont complémentaires et qu'elles n'en forment en réalité qu'une seule, la Culture Humaine.