La famille de bon exemple est celle où l'on s'entraide et s'entr'aime, où jeunes et vieux cheminent dans la bonne voie en se donnant la main. C'est un milieu salutaire où l'on s'épanouit doucement.
Le nom de famille n'habite nulle part.
Heureuse la femme qui épouse un homme qui n'a point de mère !
Telle est l'ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
Ma famille est comme ma tanière et personne ne salit ma tanière !
L'écriture est une arme et elle est plus puissante qu'un poing ne pourrait jamais l'être.
L'honnêteté artistique empêche parfois la naissance de l'artiste.
Le Lido a été pour moi une chose merveilleuse. On m'a mis des plumes, il fallait que je descende très doucement l'escalier et ça m'a donné une autre discipline de moi-même.
Le plus grand problème de la femme est qu'elle finit par être la mère de son homme.
Ma mère est irlandaise, mon père est noir et vénézuélien, et moi - je suis bronzée.
Une mère qui annonce les temps modernes, qui pleure ses enfants morts, s'angoisse quand ils sont malades, se sent coupable de tout ce qui les concerne, et coupable aussi de toutes leurs difficultés.
L'esprit de famille a rendu l'homme carnivore.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Ce qu'il y a de plus dur à regarder en face, c'est le visage d'une mère qu'on n'aime pas et qui fait pitié.
Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.
Les penseurs de première main méditent sur des choses ; les autres, sur des problèmes.
Pour qu'une femme puisse donner sa main avec dignité, elle doit d'abord pouvoir se passer de soutien.
Nous sommes plus manipulés et déterminés par les faits, les événements et les pouvoirs que nous ne sommes capables de prendre en main notre destin et celui de la société.
Tendre la main a un hôte n'autorise pas celui-ci à vous couper.
Ceux qui refusent à penser "vieillesse" vieillissent bien moins vite et plus harmonieusement que ceux pour qui leur date de naissance est une obsession.
L'oisiveté est mère de tous les vices, mais de toutes les vertus aussi.
Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant et qui voit des petites filles jouer à la poupée.
Il eut une seule mère et plus d'une mère, sans doute, mais il a bien eu sa langue maternelle, une langue maternelle, une seule langue maternelle plus une autre langue. Il peut alors dire « ma langue maternelle » sans laisser paraître, en surface, le moindre trouble.
La famille s'appuie sur l'amour, et la société sur la famille.
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
Je suis sûr qu'il regrette le temps où il était dans le ventre de sa mère parce que c'est la seule occasion qu'il aura de voir "ça" de l'intérieur.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
Il y a deux sortes d'écrivains : ceux qui étaient aimés de leur mère et ceux qui ne l'étaient pas.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
- Va t-en ! Les humains ne sont pas mes amis, je les hais ! - C'est vrai, je suis un humain. Mais San, toi aussi... - Tais-toi ! Je suis une louve comme ma mère !
L'Histoire moderne a montré que l'utopie est mère de toutes les dictatures.