La mauvaise lecture est celle que l'on se reproche secrètement de faire.
La nouvelle critique : un sujet, un verbe, un compliment.
La mémoire est la précieuse servante de l'intelligence.
Quand on joue, toute critique est prise comme une attaque personnelle. Ça vous affecte. Tous les boulots ont leur mauvais côté.
Comment exercer sa mémoire pour savoir oublier ?
C'est quelquefois la critique d'un critique que nous n'aimons pas qui nous fait aimer le livre critiqué.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] â–º Lire la suite
L'histoire de la lecture est celle d'une exclusion, d'une renonciation.
Les souvenirs sont des enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
La mémoire est un drôle de brouillard.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
Les arcanes de notre mémoire sont comme d'immenses souterrains où la lumière de l'esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu'elle a cessé de briller au-dehors.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
La passoire reproche à l'écumoire d'avoir des trous.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Il n'y a pas de sort plus affligeant pour un artiste que de devoir se montrer devant des imbéciles, de voir son oeuvre exposée à la critique du vulgaire et de l'ignorant.
La critique est osée, mais l'art a des ficelles.
Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé.
L'homme sans religion serait un monstre ; l'homme persécuteur ne serait guère mieux ; l'homme purement contemplatif, en thèse générale, mourrait de faim.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
- Si vous essayez de bâtir pour le futur, il faut couler des fondations solides. Les lois de ce pays, asservissent le peuple à son Roi, à un Roi qui demande la loyauté, mais qui n'offre rien en contrepartie ! Je [...] â–º Lire la suite
La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
En essayant d'indiquer quelques-uns des enseignements que l'on peut retirer de la lecture de ce livre, je n'ai pas besoin de dire que j'en attribue exclusivement le mérite aux orateurs dont je traduis les discours, car, quant à la traduction, je suis le premier à en reconnaître l'extrême faiblesse.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
- Tu nous gonfles avec ta tambouille... éteint ça j'te dit ! - Bas les pattes, c'est une recette secrète de mama Coffie, et j'aimerais bien que tu la mette en veilleuse pendant que j'm'adonne à la lecture ! - M'adonne à [...] â–º Lire la suite
On ne peut pas être préparé à quelque chose en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.