La lecture est un acte d'identification: si nous comprenons ce que nous lisons, c'est que les sentiments exprimés sont déjà en nous.
L'un des charmes absolus de notre époque est d'avoir rendu l'économie romanesque, et le roman économique.
Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d'une âme noble, l'amour-propre d'un coeur généreux, est, en quelque sorte, l'égoïsme d'un grand caractère.
Se faire peur pour apprivoiser la peur, telle est la volupté du roman noir, du film d'épouvante.
L'instinct inconscient devient un acte intentionnel.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
Devant l'horreur, notre prière confiante et notre compassion pour toutes les victimes. Et notre détermination.
Le roman deviendra ce que quelqu'un sachant écrire écrira de sa liberté.
La lecture doit être copieuse, mais ne pas s'éparpiller sur une foule de livres.
Tout acte est un coup de revolver cérébral.
J'avais l'habitude de croire que la prière change les choses, mais maintenant je sais que la prière nous change et que nous changeons les choses.
Est-ce qu'il y a vraiment tant d'atmosphères dans les romans d'Agatha Christie ? Peut-être qu'on se les invente - simplement parce qu'on se dit : c'est un roman d'Agatha Christie.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
On devrait fonder une chaire pour l'enseignement de la lecture entre les lignes.
La grâce n'est pas cette petite prière que l'on récite avant le dîner. C'est une façon de vivre.
Chaque flèche n'atteint pas sa cible, chaque prière n'est pas exaucée.
Si vous ne trouvez pas une prière qui vous convienne, inventez-la.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
Le suicide, c'est un acte de ceux qui n'ont pu en accomplir d'autres.
Quoi qu'il arrive dans ma vie à partir de maintenant, je sais que le jour où je mourrai enfin - le dernier acte de mon scénario - les gens feront toujours référence au travail que j'ai fait avec Almodovar.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
L'oraison du juste est la clef du ciel : sa prière y monte, et la pitié de Dieu en descend.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Un homme qui était complètement innocent, s'est offert en sacrifice pour le bien des autres, y compris ses ennemis, et est devenu la rançon du monde. C'était un acte parfait.
Le roman est l'apprentissage de la liberté de penser.
Dire je t'aime à quelqu'un est peut-être la suprême prière humaine.
L'acte de naissance est un acte d'amour entre la mère et l'enfant ; une jouissance douloureuse pour l'un et pour l'autre...
Il n'y a vraiment que deux choses qui puissent faire changer un être humain : un grand amour ou la lecture d'un grand livre.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.