Une règle : faites ce qu'il faut pour que cela fonctionne. Un outil : débrouillez-vous !
Il est triste que la bonté n'accompagne pas toujours la force.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
L'oeuvre d'un auteur est, ou devrait être, une totalité, un grand organisme dans lequel chaque partie est reliée aux autres par d'innombrables fils, nerfs, muscles, écheveaux, et canaux... qu'on le touche quelque part, il réagit ailleurs.
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.
Le passé n'est plus, il est irrévocable, et c'est assez que de penser au présent et à l'avenir.
Mais qu'est ce qui lui arrive à la 2, il faut faire chauffer l'appareil ou quoi ?
Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose à craindre. L'échec apporte de grandes récompenses - dans la vie d'un artiste.
Il y a différentes manières pour qu'une femme ne se laisse pas séduire, mais le meilleur est de refuser.
Prends Dieu comme ami. Il est réconfortant pour un étranger d'avoir un complice en pays inconnu.
Il est des morts qu'il faut qu'on tue !
Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas.
On peut voir le peu de cas que Dieu fait des richesses, par les gens à qui il les donne.
Dans toute personne, il y a un poète mort jeune.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.
Le beau n'est jamais inutile, il existe ne serait-ce que pour qu'on le haïsse.
Même pour applaudir à quelque chose, il faut avoir le sens de la mesure.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
Tant qu'un critique ne prend pas parti, il est historien.
Il est indispensable d'espérer pour entreprendre.
Dans les histoires, il y a toujours quelqu'un qui surgit, et c'est l'amour. Dans les histoires des autres.
Mais où le théâtre prendrait-il son impulsion décisive sinon dans le royaume de la liberté ?
Il n'y a plus de solitude là où est la poésie.
Le livre vaut-il le glaive, la discussion vaut-elle l'action ?
Le romancier doit montrer le monde tel qu'il est : une énigme et un paradoxe.
Marcher seul, sac au dos, c'est se livrer entièrement aux dangers et aux hommes. Il n'y a nulle possibilité de fuite comme à vélo, ou d'abri comme avec une voiture.
Il est très rare que les gens qui font tant d'affaires aient de l'argent. S'ils en avaient, ils seraient plus méfiants.
Tartarin n'était pas un menteur. Comme tout homme du midi, il ne ment pas, il se trompe !
L'eau est un songe, et le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps. Il y a des hommes de chez nous qui sautent par-dessus bord pour aller chercher une étoile dans l'eau.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
Il se passe énormément de choses qui nécessitent une compréhension et une explication, mais - pour ne pas dire plus - le monde est un gâchis.
Je voudrais être Maria, mais il y a La Callas qui exige que je me porte avec sa dignité.
Les films que je fais ont toujours une fin heureuse. J'espère qu'il reflète la vie réelle.
Il faut l'aide du destin pour faire fortune Les capacités personnelles ne suffisent pas.
Tous les malheurs ont une fin. Ainsi en est-il aussi des gloires et des tragédies du monde.
Le malheur, comme la richesse, s'entasse sur plusieurs générations. Il suffit ensuite d'une seule personne pour consommer tout.
L'homme naît avec des sens et des facultés ; mais il n'apporte avec lui en naissant aucune idée : son cerveau est une table rase qui n'a reçu aucune impression, mais qui est préparée pour en recevoir.
Il n'y a rien d'aussi infortuné qu'un homme qui n'a jamais souffert.
Vos enfants vivront entourés de machines ; il faut qu'ils les comprennent et soient avec elles familiers. Les machines traitent très mal ceux qui ne les aiment pas.
Il faut plus d'esprit pour faire l'amour que pour conduire des armées.
Il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et les non-hêtres.
Il n'y a pas de sots métiers, c'est entendu... Mais il y a ceux qu'on laisse aux autres.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Il faut se méfier des histoires trop longues. La plupart du temps, elles sont inventées.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
Il n'y a que les êtres heureux pour savoir ce qu'est la véritable souffrance.
Le Gouvernement a plafonné les prix des denrées de première nécessité. Il a mis le bon sens à combien ?
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.