Plus met-on de paille en l'étable et plus il y a de fumier.
Face à la nourriture, le corps ne sait rester neutre ; il est prêt à toutes les folies, à toutes les fantasmagories, et la mort ne lui fait plus peut.
Il vaut encore mieux, pour maintenir quelque chose de sacré sur la terre, qu'il y ait dans le mariage une esclave que deux esprits forts.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
Si, au point du jour, l'écureuil se met à crier partout que le caïman, parce qu'il avait mal aux yeux, a passé une nuit blanche, qui faut-il interroger ? L'iguane, car il vit sur terre et dans l'eau !
Il est plus facile de jouer au mikado avec des spaghettis crus qu'avec des spaghettis cuits.
Le son de la trompette est si délicieux, Dans ces soirs solennels de célestes vendanges, Qu'il s'infiltre comme une extase dans tous ceux Dont elle chante les louanges.
Je refuse de désespérer parce que désespérer, c'est refuser la vie. Il faut garder la foi.
Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur la fin...
Il ne faut pas peindre ce qu'on voit, il faut peindre ce qu'on sent. La ligne du dessin doit toujours être un peu la ligne du coeur... prolongée.
Entre la science et la foi, il ne saurait y avoir de véritable opposition ; elles sont les deux grandes préoccupations de l'humanité.
Il se pourrait que la vérité fût triste.
Quant au bonheur, il n'a presqu'une seule utilité, rendre le malheur possible.
C'est inutile de questionner, il faut accepter de savoir sans se souvenir, ou croire qu'on sait, savoir qu'on croit.
On peut très bien accepter son sort comme le cactus accepte la caillasse où il pousse.
Il est doux, quand sur la vaste mer les vents soulèvent les flots, d'apercevoir du rivage les périls d'autrui.
Tous les toreros savent que, dans chaque arène, il y a un mètre carré de terrain où on est sûr de se faire tuer. Hélas, aucun ne sait où c'est.
Est-il rien de si pitoyable au monde que les fonctions de journaliste de province, condamné à ne jamais écrire que des vulgarités pour se mettre au niveau de son public.
Accéder à la béatitude : il n'y a pas d'autre raison de philosopher.
Dieu diffère parfois le châtiment que nous avons mérité, mais il finit toujours par recouvrer ce qui lui est dû.
Il faut savoir changer puisque les gens changent.
Il faut oser dire la vérité aux pouvoirs. C'est le travail des journalistes, des intellectuels, des écrivains.
Il n'y a pas de phénomènes moraux, rien qu'une interprétation morale des phénomènes.
L'oiseau construirait-il son nid s'il n'avait son instinct de confiance au monde ?
Il faut vouloir vivre et savoir mourir.
Il vaut encore mieux Souffrir le mal que de le faire.
S'il n'existait qu'une seule vérité, on ne pourrait peindre des centaines de tableaux sur un même sujet.
Notre raison nous rend quelquefois aussi malheureux que nos passions ; et on peut dire de l'homme, quand il est dans ce cas, que c'est un malade empoisonné par son médecin.
Quand l'étranger s'en va, il y a toujours quelque chose à dire de lui.
C'est l'inconnu qui m'attire. Quand je vois un écheveau bien enchevêtré, je me dis qu'il serait bien de trouver un fil conducteur.
C'est si facile à une femme de se faire aimer ! Nul besoin d'être bien jeune ni bien jolie. Il n'y a qu'à tendre la main d'une certaine façon et l'homme y met tout de suite son coeur.
L'amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur.
Mozart était tellement précoce qu'à 35 ans il était déjà mort.
Chez nous, il n'y a que l'ancienneté qui paie. Seulement, ils vous catapultent à la retraite de plus en plus tôt.
La vérité est un fruit qui ne doit être cueilli que s'il est tout à fait mûr.
La nécessité est la chose la plus forte, puisqu'il n'y a rien dont elle ne vienne à bout.
Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l'action.
Il vaut mieux mendier du pain sur terre que de l'eau en enfer.
L'homme n'est peut-être pas absolument fini, il se forme et se crée dans l'expérience de la vie, de la lutte de l'esprit, dans les épreuves de sa destinée. L'homme n'est que le dessein de Dieu.
Il y aurait aussi du dopage dans le rugby : avant les perfusions, le ballon était rond.
Il faut toujours prendre le temps de peser le pour et le contre.
Il y a trois actes de gouvernement : éclairer, soutenir, combattre : éclairer les aveugles, soutenir les faibles, combattre les ennemis.
Il faut parfois une grande intelligence pour ne pas comprendre.
Pour la chasse aux lions : vous achetez un tamis et vous allez dans le désert. Là, vous passez tout le désert au tamis. Quand le sable est passé, il reste les lions.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Dans l'ordre naturel comme dans l'ordre social, il ne faut pas vouloir être plus qu'on ne peut.
Il est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu'au fond de votre coeur mes soins ont cultivés.
Il faut avoir subi les rigueurs de la vie pour en savourer les joies simples.
Ce qui est entre la pomme et l'assiette se peint aussi. Et ma foi, il me paraît aussi difficile de peindre l'entre-deux que la chose.
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.