On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] ► Lire la suite
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
Il faut avant de donner la vie, l'aimer et la faire aimer.
Le sot a un grand avantage sur l'homme d'esprit : il est toujours content de lui-même.
- Si vous finissez à temps, il y aura de l'or pour tout le monde ! - Ca fait plaisir. - Sinon, les crocodiles ! - Ca fait pas plaisir...
Le coeur d'une femme est une partie des cieux, mais aussi, comme le firmament, il change nuit et jour.
Il est presque impossible de rendre heureux son propre mari ; c'est infiniment plus facile avec le mari d'une autre.
La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
Le souvenir d'un amour révolu, lorsqu'il demeure fortement dans la mémoire, n'est pas moins absorbant que ne l'était cet amour même.
Faut-il attendre d'être vaincu pour changer ?
Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.
Tant qu'un Homme n'aura pas marché sur son Moi, il ne sera pas libre.
Le chien peut courir longtemps dans la forêt, mais il ne peut pas y rester.
Le meilleur soldat est celui qui ressemble à une pierre. Sans sortir la lame du fourreau, il réussit à prouver que personne ne pourra le vaincre.
Plus on aime quelqu'un, moins il faut qu'on le flatte.
Dans la nuit noire de l'âme, il est toujours trois heures du matin.
L'emploi qu'un homme finit par obtenir est rarement celui pour lequel il se croyait préparé et dans lequel il pensait pouvoir être utile.
Le destin est tellement dur et l'homme tellement faible, que face à l'adversité, il n'est plus rien.
Que reste-t-il de la vie, Excepté d'avoir aimé ?
Pour être heureux, il ne faut pas trop se préoccuper des autres.
Il vaut mieux se servir de ses propres yeux pour se conduire, et jouir par soi-même de la beauté des couleurs et de la lumière, que de les avoir fermés et suivre la conduite d'un autre.
Il ne faut pas qu'un artiste s'intéresse trop à son époque, sous peine de faire des oeuvres qui n'intéressent que son époque.
Dans une bouche close, il n'entre point de mouche.
Il nous arrive à la fois des événements drôles, curieux, angoissants, voulus ou non. Chacun d'eux est une maille, mailles qui formeront la chaîne longue ou courte de notre vie.
Paris sera toujours Paris. Qu'est-ce que tu veux qu'il fasse d'autre ?
Pour s'entendre entre mari et femme, entre collègues, entre amis, avec n'importe qui, entre les peuples, aux conférences de paix, il ne devrait y avoir que ce moyen : le silence.
Il faut être seul pour lire une page que l'on aime.
Pour devenir le maître, il faut agir en esclave.
Notre corps est précieux, car il est le véhicule de notre éveil.
- Et autrement Dark Vador il est sympa dans la vraie vie ? - Non, c'est un gros radin ! Comptez pas sur lui pour qu'il vous paye un café.
Il y a des jours où, pour juste se laisser vivre, il faut ramasser son courage à la petite cuillère.
L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer.
Imitez le temps. Il détruit tout avec lenteur. Il mine, il use, il déracine, il détache et il n'arrache pas.
Les coups bas ne servent à rien. Il faut convaincre et non s'amuser devant les médias.
Le monde n'existe pas, il se crée simplement à chaque instant. L'impression de continuité résulte du manque d'invention.
Si le carnaval venait trois fois l'an, tous nus il mettrait les gens.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
D'un sac de charbon, il ne sort pas de farine.
Parles sans retard, il me tarde à moi de mourir !
Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.
Les bienfaits sont agréables tant qu'il semble qu'on peut s'en acquitter ; mais s'ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de gratitude nous les payons de haine.
L'expérience des autres ne compte pas ! La réponse est en toi ! Il faut apprendre à vivre par soi-même !
Il faut d'abord bien savoir le latin. Ensuite, il faut l'oublier.
Le service public ne se distingue plus des chaînes commerciales, pire il les imite.
Je connais un monsieur, c'est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce !
Il vaut mieux faire quelque chose que ne rien faire en attendant de tout faire.
Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L'observer, la contempler, c'est un principe de régénération comme l'oxygène.