La paix est un mot vide de sens ; c'est une paix glorieuse qu'il nous faut.
Voulez-vous savoir comment il faut donner ? Mettez-vous à la place de celui qui reçoit.
Il faut savoir maîtriser sa langue, son coeur et son sexe.
Un grand écrivain se remarque au nombre de pages qu'il ne publie pas.
Plus un objet nous devient précieux, plus il nous semble fragile.
Vous aussi, humains, il vous arrive à votre insu d'être les propres auteurs de votre perte.
Il n'est pas honteux pour l'homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.
Il est toujours amusant de voir que l'on ose convoquer des parlementaires en session extraordinaire alors qu'ils ne viennent déjà pas en session normale.
Ce sont des ignorants qui jugent et il faut souvent les tromper, pour les empêcher de tomber dans l'erreur.
L'amour a quelque chose de religieux. Il est au-dessus du code froid et glacé de la raison. Il nous élève, il nous purifie !
Dans la vie, il faut essayer d'aménager les cycles qui vont de la lassitude à l'enthousiasme.
Depuis des siècles, l'homme est victime d'un paradoxe : il cherche le métal précieux qui le libérera, et pourtant il reste son prisonnier.
Il est facile de combler celui-là qui n'a point d'espace dans le coeur.
Dieu soit loué - et s'il est à vendre, achète, c'est une valeur en hausse !
Quand on regarde attentivement un cochon d'Inde, on remarque : premièrement que ce n'est pas un cochon, deuxièmement qu'il n'est pas d'Inde, et qu'en définitive seul le "d' " est authentique.
On dit pas Ille-et-vilaine, mais il est vilain !
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
L'amour égoïste ne conduit jamais à la sérénité. Il faut vivre l'amour comme un don.
Avant de semer, il faut labourer. Avant de récolter, il faut attendre que le grain germe.
L'homme méchant ne cherche qu'à tromper, parce que son esprit et son coeur sont mauvais ; l'homme parfait est droit et juste, parce qu'il a confiance dans le ciel.
Qui n'est pas bien chez moi qu'il retourne chez soi.
De la même façon que je me retourne rarement vers le passé, je ne sais jamais de quoi sera fait mon avenir. Aujourd'hui, seul le présent m'intéresse. Et il est beau.
Dans un amour vrai que l'on rompt, il y a toujours un coeur que l'on brise.
J'ai toujours su que notre peuple, dans sa grande majorité, voulait la paix, qu'il est prêt à prendre des risques pour la paix.
L'âge d'or du genre humain n'est point derrière nous, il est au-devant.
C'est connu, les écrivains aiment voyager. Bien sûr... pour eux, il est plus facile de lever l'encre.
Il se mit à manquer de respect aux femmes : à ne plus se retourner sur leur passage.
Un aphorisme n'a pas besoin d'être vrai, mais il doit survoler la vérité. Il doit la dépasser d'un trait.
Il ne faut pas se satisfaire d'avoir fait son devoir. Il faut en faire plus. C'est le cheval qui franchit la ligne d'arrivée avec une encolure d'avance qui gagne la course.
Avant de pouvoir faire le bonheur de quelqu'un, il faut être quelqu'un soi-même.
N'est-il pas étonnant que l'art jaillisse de la vie et, le plus souvent, se retourne contre elle.
Qu'importe une génération sacrifiée s'il reste l'espoir des suivantes !
Il faut que je trouve une forme de voyage initiatique qui fait que j'aborde à chaque fois des genres différents. C'est comme ça que je me nourris...
Mais au réveil il faut se nourrir, à peine debout c'est déjà la course.
La matinée était à la fois fraiche et chaude : à Acapulco, la radieuse chaleur sèche rachète tout- la laideur des édifices, la saleté des rues, la misère des gens en plein zénith touristique, l'aveuglement des riches qui font semblant [...] ► Lire la suite
Il n'est pas question de m'abandonner à la douleur. Cette épreuve doit m'entraîner vers un autre chapitre de ma vie.
Mon plus grand regret est de regretter. Il est préférable de vous ranger, de vous dépoussiérer et de continuer.
Pour se reconstruire, il faut savoir pardonner.
Il faut un diagnostic juste si l'on veut des remèdes appropriés.
Il n'y a pas que brûler des livres qui m'inquiète. Il y a aussi ceux qui ne seront jamais écrits, du fait de la crainte de la censure.
Il y a déjà dans toute sensibilité humaine une immanence de la raison.
Il faut être maître de soi pour être maître du monde.
Il y a deux choses auxquelles il faut se faire sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
Il faut se méfier de la psychanalyse, elle a un effet secondaire : tu deviens pauvre.
Ne comprend vraiment la religion, que celui-là seul qui, s'il écoutait son instinct le plus profond, pousserait un "au secours" si fort, si dévastateur, qu'aucun dieu n'y survivrait.
Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l'instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître.
Il faut que tout change pour que tout demeure.
Notre siècle a tout appris, il n'erre plus que sur l'essentiel qui est la connaissance de l'homme.
Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle.
Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération.