Se résigner, est-ce là un moyen de tuer la douleur ? Ne plus être aimé enlève-t-il le goût de l'être jamais ?
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès : l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Il y a un moyen pour que la force de la déception soit alchimisée en quelque chose qui vous renouvellera paradoxalement.
Les associations comme la CICAD, une association en plus qui est mal placée, qui est une association que je n'apprécie pas particulièrement comme vous le savez, mais qui est une association raciste, communautaire, excessive, repliée sur elle-même, qui n'arrive pas [...] ► Lire la suite
J'ai toujours su que notre peuple, dans sa grande majorité, voulait la paix, qu'il est prêt à prendre des risques pour la paix.
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
Pour bien comprendre quelqu'un, c'est mieux de lire, par-dessus son épaule, les livres qu'il lit.
Il n'y a si petit métier qui ne nourrisse son maître.
L'important n'est pas que mon discours soit vrai, mais qu'il soit sincère.
Le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser.
Il faut se méfier de la psychanalyse, elle a un effet secondaire : tu deviens pauvre.
Il n'y a que les imbéciles qui sachent bien faire l'amour.
Le miroir devrait lui aussi se regarder dans les visages pour voir s'il n'a pas de défauts.
Pour gagner, il n'est pas nécessaire de passer des nuits blanches, il suffit de rester éveillé pendant la journée.
Il est singulier que la politique, qui est sans contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule que tout le monde croit posséder sans l'avoir apprise.
Il n'est pas honteux pour l'homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
La seule chose sur laquelle il ne faut jamais transiger ou reculer : le droit à l'intériorité... Ecoutez couler le temps.
Etre homme n'est pas tout : il faut être sociable.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé.
Il n'y a pas de femme bête dans les jeux de l'amour.
Dieu soit loué - et s'il est à vendre, achète, c'est une valeur en hausse !
Il ne faut pas chômer les fêtes avant qu'elles soient venues.
Le talent est un art mêlé d'enthousiasme. S'il n'était qu'art, il serait froid ; s'il n'était qu'enthousiasme, il serait déréglé : le goût leur sert de lien.
Il y aura toujours deux mondes soumis aux spéculations des philosophes : celui de leur imagination, où tout est vraisemblable et rien n'est vrai, et celui de la nature où tout est vrai sans que rien paraisse vraisemblable.
Si nous voulons que tout demeure en l'état, il faut que tout change.
Le divorce est si naturel que, dans plusieurs maisons, il couche toutes les nuits entre deux époux.
Avant que de rire des grands hommes, il faut savoir les aimer de toute son âme.
Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
Chacun tourne en réalités, autant qu'il peut, ses propres songes.
Vous passez à autre chose lorsque votre coeur comprend enfin qu'il n'y a pas de retour en arrière.
Il est beaucoup plus difficile de tuer un fantôme qu'une réalité.
Dans le commissariat où je suis, y'en a au moins quatre qui boivent pas. C'est comme dans tous les troupeaux, il y a des brebis galeuses.
- Oh Madeline ! Il faut que je vois Madeline ! - Elle n'est pas là... - Oh Dieu merci !
Il est préférable de mourir en route pour un idéal trop élevé que de ne pas partir du tout.
Quelque mal qu'un homme puisse penser des femmes, il n'y a pas de femme qui n'en pense encore plus mal que lui.
Il ne faut pas espérer que les peuples arrivent jamais à perdre le respect et l'amour qu'ils ressentent pour ceux qui leur font du mal.
S'il est vrai que la vérité est Dieu, il me paraît qu'elle manque d'un attribut bien important de Dieu : la joie. Je ne conçois pas un Dieu sans joie.
L'existence même est un livre où tu inscris le moindre regard, la moindre fuite. Il faut apprendre à lire cette écriture du temps des choses.
Il est souvent plus facile de commencer quelque chose que d'y mettre fin.
L'esprit humain est un mystère ; il est force et faiblesse en même temps.
Comme il est difficile de prendre un ton persuasif quand on crie à pleine voix !
Par le thé, l'Orient pénètre dans les salons bourgeois ; par le café, il pénètre dans les cerveaux.
Le véritable amour n'a nul besoin d'actes notariés ; il est sûr de lui et de sa force naturelle.
Les jeunes n'accomplissent pas vraiment la révolution, mais sans leur patience, leur dévotion, il n'y aurait pas de création de monde nouveau.
Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence.
Il faut avoir de la patience pour aimer.
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un [...] ► Lire la suite
Une autre fois Paul Arène, ami de jeunesse de mon père, famillier de la maison, mais déchu par l'alcool et l'envie, cette plaie de l'homme de lettres, colporta qu'il était l'auteur véritable des Lettres de mon Moulin, assertion d'autant plus [...] ► Lire la suite