Si tu te souviens bien, il existe cinq bonnes raisons de boire : L'arrivée d'un hôte, la soif présente et à venir, le bon goût du vin et n'importe quelle autre raison.
Il y a tant d'envie, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance.
Et le courage c'est un peu comme un muscle, il lui faut du temps pour se refroidir.
Une organisation ne peut remplir son mandat que s'il y a de la discipline, et là où il n'y a pas de discipline, il ne peut y avoir de réel progrès.
Le bon mariage c'est l'amitié tendre, l'affection et la fidélité, le secours mutuel dans toutes les épreuves de la vie, mais il doit se garder des intempérances redoutables de la passion.
Pour sauver la planète, il faudrait tuer 350 000 personnes par jour.
Il ne peut y avoir d'aujourd'hui, sans d'hier ou de lendemain, sans aujourd'hui.
Si Napoléon a été le fossoyeur de la liberté de la Révolution, il a fait de l'Empire le plus beau moment de l'idée d'égalité de l'histoire de France.
Il y a deux manières d'être malheureux : ou désirer ce que l'on a pas, ou posséder ce que l'on désirait.
Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil.
Le purgatoire surpasse en poésie le ciel et l'enfer, en ce qu'il présente un avenir qui manque aux deux premiers.
Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c'est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
Il n'y a rien de plus difficile à consoler qu'un paysage désolé.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
Il est temps d'instaurer la religion de l'amour.
Il n'y a point de recette pour embellir la nature. Il ne s'agit que de voir.
La vie n'est pas méchante. Il n'est rien de meilleur.
Il faut se souvenir aussi de celui qui oublie où mène le chemin.
Il n'y a pas de sagesse, pas de prudence, pas de conseil qui tienne contre le Seigneur.
Je passe ma vie à préparer une image déformée du cadavre que je serai, comme s'il n'allait pas se déformer suffisamment tout seul.
J'ai appris une chose et je sais, en mourant, qu'elle vaut pour chacun : vos bons sentiments, que signifient-ils si rien n'en paraît en dehors ? Et votre savoir, qu'en est-il s'il reste sans conséquences ? Je vous le dis [...] ► Lire la suite
La beauté consiste à être bien dans sa peau. Il s'agit de savoir et d'accepter qui vous êtes.
Quand une révolution est dans la merde, il faut manger de la merde avec elle.
Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories.
Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
Tandis qu'un animal se tapit dans le noir pour mourir, un homme cherche la lumière. Il veut mourir chez lui, dans son élément, et les ténèbres ne sont pas son élément.
Pour détruire la racine du mythe, il faut anéantir la semence même de l'homme.
Qu'est-ce que la vie, après tout ? La vie, c'est une série d'interruptions !... Dès que quelque chose va bien, il faut changer.
Un ouvrage autobiographique ne peut pas être littéraire. Il faut créer, inventer pour faire de la littérature.
Ne cours pas après un homme ou un autobus : il y en aura toujours un autre.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Il y a des journées où le temps passe si vite que l'on a peine à tout faire, et d'autres où l'on regarde sa montre sans cesse, à croire qu'elle s'est arrêtée.
Il vient un temps que les vaches ont besoin de leur queue.
Entre la beauté et la laideur, il n'y a souvent qu'un point presque imperceptible.
J'ai lu le Journal d'Anne Frank. Et bien je suis déçu, il n'y a pas de mots croisés.
Je ne suis ni français, ni allemand, je suis européen. Et j'aimerais beaucoup qu'il y ait une nationalité européenne. Mais là, je crois que je rêve.
Je pense qu'il arrive un moment où il faut grandir et se dépasser, s'égayer... et pardonner.
Il y a dans la sensualité une sorte d'allégresse cosmique.
Je demandais à un homme pauvre comment il vivait ; il me répondit : "comme un savon, toujours en diminuant".
Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? Quelle tristesse, quelle inquiétude, pour le vingtième siècle qui va s'ouvrir !
Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant.
Quand la marée monte, il n'est plus important de savoir à qui appartient le château de sable.
Il en est de l'argent comme du hérisson, plus facile à saisir qu'à retenir.
Mais c'est là, ça vous ensommeilleAu creux des reins.Le mal de vivreQu'il faut bien vivreVaille que vivre.
Quoiqu'il soit content de lui-même, le sage a besoin d'amis.
Dans le monde tout va ensemble, sauf l'amour. Il ne va avec rien. Il n'est nulle part. Il manque.
Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son propre cap.
Un esprit cultivé se définit beaucoup plus par rapport à ce qu'il peut recevoir que par rapport à ce qu'il contient.
Il existe une télévision pour passer le temps et une autre pour comprendre le temps.
Autrui est secret parce qu'il est autre.