Quand un artiste dit qu'on ne lui a pas donné sa chance, il devrait aussi compter le nombre de fois où la chance s'est déplacée pour rien.
Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue jour et nuit à a vous rendre comme n'importe qui, il faut gagner la plus rude bataille qu'un humain puisse livrer ; et cette bataille n'a pas de fin...
Depuis dix ans, il y a un recul apparent de civilisation : Venise enchaînée, la Hongrie garrottée, la Pologne torturée ; partout la peine de mort.
Lorsqu'un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée.
Il n'est pas indispensable d'être fou pour faire du cinéma. Mais ça aide beaucoup.
A soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d'avoir des femmes dans la mémoire que sur les genoux.
Un médecin est un praticien qui tient sincèrement à votre infection car il ne saurait vivre sans elle.
Il n'y a pas un brin d'herbe, il n'y a pas une couleur dans ce monde qui ne soit faite pour nous réjouir.
S'il est permis d'avoir soif, il est aussi permis de boire.
En toute chose inutile, il faut être divin ou ne pas s'en mêler.
L'homme accepte la mort, mais non l'heure de sa mort. Mourir n'importe quand, sauf quand il faut que l'on meure.
Il est très difficile d'associer le mal à la beauté.
Mon type de femme, c'est une "combination" du corps et de l'esprit; mais il n'y a pas vraiment un type de femme, mais un type d'amour.
L'humour : l'ivresse de la relativité des choses humaines ; le plaisir étrange issu de la certitude qu'il n'y a pas de certitude.
Le moment où le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n'est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement.
L'arbre de la liberté ne saurait croître s'il n'était arrosé du sang des rois.
Ce qu'il y a de bon pour l'espérance, c'est qu'elle nous promet le meilleur pour demain.
Il n'existe pas de recette unique au bonheur : chacun possède la sienne ! Faute de le savoir, on s'évertue à copier celle dont le voisin détiendrait le secret.
C'est la nature qui, à intervalle régulier, nous rappelle par son silence, qu'il faut nous purifier.
J'ai un chien pas trop intelligent pour qu'il me prenne pas pour un con.
L'intéressant, ce n'est pas de savoir d'où vient le monde, mais où il va.
Les funérailles sont, relativement au degré des civilisations des Gaulois, magnifiques et somptueuses. Tout ce qu'on pense que la mort chérissait est porté au bûcher, même des êtres vivants, et, il n'y a pas longtemps encore, la règle d'une cérémonie [...] ► Lire la suite
Quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre.
Dans cette partie du livre de ma mémoire devant laquelle peu de choses peuvent être lues, il y a un titre qui dit : « Incipit vita nova : Ici commence la nouvelle vie ».
Quelque part au fond de moi, il y a un homme honnête que je n'arrive pas à trouver.
Dès qu'un homme découvre du mystère dans une femme, il est bien menacé d'en être amoureux.
Il semble prudent de remercier un auteur pour son livre avant de le lire. Cela évite d'avoir à mentir.
Il n'y a rien sur quoi plane autant de séduction et de malédiction que sur un secret.
On parvient rarement à ses fins par ses propres moyens ; il faut toujours compter sur quelqu'un d'autre.
Le singe est beaucoup plus intelligent que l'homme : il n'a jamais voulu parler pour ne pas être obligé de travailler.
Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Il y a certaine volupté à s'accuser soi-même. Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne d'autre n'a plus le droit de le faire.
L'orgueil, ce parasite, Fils du sot amour-propre et de la vanité, Conseille mal les gens dont il est écouté.
Jeunesse, n'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre. Et n'oublie pas que la liberté ne mourra jamais tant qu'il y aura des hommes et des femmes capables de mourir pour elle.
Il n'y a pas de punition plus futile que le travail futile et sans espoir.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.
J't'ai expliqué tout ça, une fois... Mais, il fallait bien t'effacer la mémoire tellement j'avais peur de ce que t'aurais pu nous faire... Mais aujourd'hui j'veux plus t'mentir. Je veux plus avoir peur de toi, plus jamais. Et surtout, je [...] ► Lire la suite
Il y a deux faces de l'argent, une médiocre et triste qui est celle que nous avons connue, et une épanouie et brillante que nous ignorons.
Peut-être même dans le fameux amour maternel y a-t-il une bonne part de curiosité.
Le problème avec le bonheur, c'est qu'en raison de sa rareté même il apparaît comme immensément terrifiant et angoissant d'en accepter l'offrande.
Même parmi les insectes au chant, il en est d'habiles d'autres, non !
Il y a des moments où mieux vaut ne rien dire. Il faut alors accepter de traverser la réalité différemment : ressentir, éprouver.
Vous pensez qu'il est votre dupe ; s'il feint de l'être, qui est le plus dupe, lui ou vous ?
Un vrai génie admet qu'il ne sait rien.
Quand on est intelligent, il est plus facile de faire l'imbécile que l'inverse.
On a tous besoin de croire qu'il existe une vérité plus forte que nous.
Donner c'est vivre. Si vous arrêtez de vouloir donner, il n'y a plus rien à vivre.
Il semble que le monde est divisé vraiment entre bons et méchants : les bons et les méchants. Les bons dorment mieux... mais les méchants profitent beaucoup plus de leurs heures de veille.
Chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir. Cependant la société impose une manière d'agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi.