J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
Très jeune, l'amour tripote, gigote et barbote ; très vieux, il chevrote, marmotte et chipote.
Il est difficile de dire qui vous cause le plus de tort, des ennemis animés des pires intentions, ou des amis animés des meilleurs.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Il y aura toujours des gens pour faire leurs courses au milieu des bombes, valser tandis que le Titanic s'enfonce, faire l'amour pendant que le Vésuve entre en éruption.
Il plaisante sur des cicatrices qui n'ont jamais ressenti de blessure
Il n'y a pas de maison assez grande pour deux familles.
Il n'y a d'amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier.
Il y a deux choses chez le peintre, l'oeil et l'esprit; chacun d'entre eux devrait aider l'autre.
Pour être grand, il faut quatre-vingt-dix-neuf pour cent de travail.
Un proverbe, quand il vient à propos, est toujours bon à entendre.
Il fut un temps où les bêtes parlaient ; aujourd'hui elles écrivent.
Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.
L'homme a deux bons jours sur terre : Quand il prend femme et quand il l'enterre.
Il n'est trésor que de vivre à son aise.
Il n'y a rien de vivant dans une cellule sauf l'ensemble.
Il est tellement difficile de vivre avec l'être de son choix. Le temps use nos sentiments les plus aigus.
C'est impossible que la mort soit la fin ! Il persiste quelque chose dans l'esprit de ceux qui restent.
Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible.
Il faut qu'une cause soit bien mauvaise pour vouloir la soutenir par l'ignorance et la misère !
Le sort apaise les différends, et il est l'arbitre entre les grands mêmes.
Il est bien malaisé de régler ses désirs.
Si tu te couche, il vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t'appeler « Monsieur ».
Si l'arbre qui est grand prétend qu'il voit loin, marche et tu verras plus loin.
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi. Le moi cause les malheurs et les chagrins.
Il vaut mieux avoir rêvé mille rêves qui ne se sont jamais réalisés que de n'avoir jamais rêvés.
Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air.
Il faut définir le cadre d'une longévité en bonne santé. Vieillir n'est pas une maladie.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
Il faut sauver les peuples malgré eux.
Il n'y a moyen de se défendre contre les insultes ; pas contre la pitié.
La vie est une chose grave. Il faut gravir.
Il était si laid que, lorsqu'il faisait des grimaces, il l'était moins.
C'est l'usurier le plus juif : il vend son argent au poids de l'or.
Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer.
Le romancier s'inspire de sa vie ou de celle des autres, il raconte des histoires vécues en lui ou autour de lui. Le reste est littérature, syntaxe et stylistique.
Pour mentir, un diplomate n'a qu'à se taire ; et s'il parle, un diplomate sincère croit qu'il pense vraiment une partie de ce qu'il dit.
Il ne faut pas plus de temps pour voir les bons côtés de la vie que pour voir les mauvais.
Il y a vingt-six lettres dans l'alphabet. Il n'y a que l'ordre qui change. Quand tu as lu un livre, tu les as tous lus.
Le décor n'est-il pas le complément indispensable de l'oeuvre ?
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
Qu'il y a dans la vie des points de vue irréconciliables, des désirs incompatibles, des problèmes sans solution.
Il y a bien de la différence entre détruire le principal fondement d'une fable, et en altérer quelques incidents.
Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
Il faut qu'un homme ait bien peu à dire, Pour raconter que son père a été pendu.
L'homme peut se détruire pour des frontières, alors qu'il sait fraterniser pour une oeuvre commune.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite