Il y a toujours à un autre, mon vieux. En amour, en amitié, et même dans un train, un autre, assis en face de vous et qui vous fixe ou vous tourne le dos et creuse les perspectives de votre solitude.
Il faudrait être Dieu pour comprendre Dieu, mais il suffit d'être homme pour l'aimer.
Il serait assez intéressant de calculer le poids exact d'un homme compte tenu du fait qu'il a le bras long, les idées larges, la vue courte et l'oreille basse.
Il n'y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser ; il n'y a point d'avantages trop éloignés à qui s'y prépare par la patience.
Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont, et les choses telles qu'elles devraient être.
Il faut user de sa langue avec certaines gens comme on se sert d'éperons pour les chevaux ; rarement, mais toujours vigoureusement.
Vous autres, militaires, vous avez bien de la chance : quand vous gagnez les guerres, vous avez la gloire ; quand vous les perdez, vous avez le pouvoir ; et si vous trahissez, il vous reste l'honneur.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
Il n'y a aucune peine à devenir humoriste quand il y a tout un gouvernement qui travaille pour vous.
Le sage fuit l'amour qui n'apporte que chagrins et contrariétés, sauf qu'en ayant remporté la victoire en fuyant, il se retourne et se demande pourquoi il a couru si vite.
Comment un individu peut-il se venger de l'opinion publique ?
- D'abord comment va-t-il ?- Il va très bien.- Il est heureux ?- Il est libre.- C'est différent ?- C'est l'étage au-dessus.
Il n'y a qu'un lâche pour oser se vanter de n'avoir jamais connu la peur.
Les autres états du Nord, Parme, Modène, Toscane, Lucques, Venise, quoique leurs gouvernants fussent attachés au autrichiens, s'abstenaient cependant par frayeur de prendre part à la guerre; ils croyaient ainsi rester neutres, quoiqu'il fût facile de prévoir que les français n'accorderaient aucune valeur à cette neutralité.
Quelle chose terrible que l'amour, s'il ne peut couler d'un coeur à l'autre, librement, dans toute sa fraîcheur !
Ayant été son apôtre, hélas ! ayant travaillé et souffert assez longtemps pour qu'il devint un chrétien, l'excessive médiocrité de sa nature exigeât que je fusse payé aussitôt de la plus affreuse ingratitude et que je contemplasse en lui le plus extraordinaire avortement de la grâce.
Les gens qui n'aiment pas les chats ne les ont pas côtoyés. Il y a la vieille blague : les chiens ont des maîtres, les chats ont du personnel.
Nous ne pouvons pas tous être des lions dans ce monde. Il doit y avoir des agneaux, des créatures inoffensives, gentilles et grégaires à manger et à tondre.
L'homme désarmé n'est pas seulement sans défense, il est aussi méprisable.
Il ne faut pas passer le rabot sur un ministère ou sur un autre.
Je suis certain que quand on fait bien l'amour, il y a tous les dieux qui applaudissent.
Mais il me semble que comme j'ai un navire et pas vous, c'est vous qui avez besoin que je vous sauve, et je ne sais pas si j'y suis vraiment disposé.
Il ne faut point douter qu'il fera ce qu'il peut, Et, s'il a de l'argent, qu'il pourra ce qu'il veut.
L'argent est vraiment une grande puissance, il faut simplement savoir s'en servir.
Ce qui est embêtant, c'est qu'aujourd'hui il n'y a pas moyen de distinguer un homme honnête d'une crapule.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Quand on a plus d'argent qu'il nous en faut, on ne sait ce qu'il peut coûter aux autres...
Il n'y a de hasard que dans les choses dérivées et multiples.
Il est plus aisé de dire des choses nouvelles que de concilier celles qui ont été dites.
Ce qui change le moins chez l'homme, ce sont les questions qu'il se pose sur lui-même.
Il y a des questions qu'on pose si peu souvent qu'elles perdent leurs réponses.
Le temps fuit, sans doute... Quand on en parle, le temps a déjà coulé, il n'en reste que des images.
Avant il y avait les mouches, maintenant il y a la télévision.
L'ennui avec les révolutions, c'est qu'à peine l'une terminée, il faut vite préparer la suivante afin de chasser du pouvoir ceux qui s'en sont emparés pour le bien de tous et en ont fait leur profit exclusif.
Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d'électeurs.
Un livre n'est pas fait pour être lu, il est fait pour être là.
Il est aussi utile à un peuple de craindre la guerre qu'à un individu, la mort.
Il voulait lui dire qu'il l'aimait toujours, mais il ne le dit pas non plus. Elle se montait le coup à elle-même, avec ces histoires de revenir avec eux, de ne pas être partie pour de bon, de revenir aux [...] ► Lire la suite
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
Si le grand peuple que nous sommes pouvait périr, il périrait par l'indifférence.
Je me disais que, tant qu'il y aurait des livres, le bonheur m'était garanti.
Il grandit jour et nuitEt bientôt porta une pomme luisante ;Mon ennemi la voyait briller,Et il savait qu'elle était mienne.
Pour obtenir une femme qui le veut bien, il faut la traiter comme si elle ne nous voulait pas.
Qui Dieu veut punir, il le punit dans sa raison.
Lorsque vous aimez quelqu'un, vous l'aimez tel qu'il est et non tel que vous voudriez qu'il soit.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Il fait pas bon être pédé quand on est entouré d'enculés.
La plupart des erreurs économiques découlent de la tendance à supposer qu'il existe un gâteau fixe, qu'une partie ne peut gagner qu'aux dépens d'une autre.
Quand on mène une vie publique, il faut s'attendre à ce que les coups pleuvent, même si je dois reconnaître que je n'imaginais pas que ce soit si violent.