Là où il y a un ennemi, il y a un ami.
Oui, il m'est arrivé de plaider l'innocence d'un individu alors que j'avais l'intime conviction qu'il était coupable. Le jour où je deviens le juge de celui que je défends, j'arrête le métier. Est-ce qu'un médecin peut refuser de soigner une cirrhose à un alcoolique ?
Jeûner, est-ce pour toi un exercice privé ou public ? Si tu ne le fais pas en privé, alors je regrette, tu as déjà reçu ta récompense, l'approbation de la société. S'il est secret, alors ta récompense est dans les cieux, avec Dieu.
Quand on souffre, il faut se consoler de ce dont on ne souffre pas.
Dans le haut niveau, il y a beaucoup de raisons d'erreurs, mais aucune pour l'excuse.
Comment voulez-vous être courageuse quand il ne vous arrive que des choses merveilleuses ?
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
Qu'il est doux d'avoir bien vécu, lorsqu'on est sur le point de mourir !
Il n'y a que ceux qui ont appris à commander qui sachent obéir.
Les boîtes pleines de vieux papiers sont des tombes, il ne faut pas les ouvrir.
Il n'y a pas d'imposture plus flagrante que l'élite.
Il prend un tableau, le décrit à sa manière, fait lui-même un tableau qui est charmant, mais il n'a pas fait oeuvre de véritable critique.
Hélas ! En amour, il ne suffit pas d'avoir les mêmes désirs ; faut-il encore les exprimer au même moment !
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
Morne est son coeurEt sans raisonVers cinq heuresIl quitte la maison.
La prochaine fois que vous verrez Jésus-Christ, demandez-lui ce qui est arrivé à la société juste qu'il a promise il y a 2 000 ans.
Un imbécile ne peut pas plus voir sa propre folie qu'il ne peut voir ses oreilles.
Il est toujours arrivé que des tyrans, pour affermir leur pouvoir, se sont efforcés d'éduquer leur peuple non seulement à l'obéissance et à la servilité envers lui-même, mais aussi à l'adoration.
Personnellement, je pense qu'il faut laisser les enfants tranquilles, leur donner la possibilité de grandir, de prendre conscience d'eux-mêmes et de décider eux-mêmes qui ils sont : hommes ou femmes, s'ils veulent avoir un mariage traditionnel ou homosexuel.
C'est tellement difficile de se sentir bien dans son corps. Vous voulez toujours avoir l'air différent, plus grand ou plus mince, quoi qu'il en soit. J'ai encore du mal avec ça. Je pense que tout le monde a ce probléme.
Au moins, il vaut mieux être marié que d'être mort.
Ce que je pense de Nietzsche? Il a bien des lettres inutiles dans son nom.
Il faut que la tempête du coronavirus se calme dans nos têtes !
Il est curieux que ce soit toujours la femme qui "accorde ses faveurs" à l'homme. Ce n'est pourtant qu'un échange de bons procédés ?
Alain Resnais me propose Les herbes folles. Je lis le scénario, je ne comprends rien et je le lui dis. Il le prend très mal. Je n'ai donc pas tourné avec Resnais.
Ainsi nous ne voyons jamais le véritable état de notre position avant qu'il n'ait été rendu évident par des fortunes contraires.
Il n'y a de redoutable au monde que l'homme qui s'ennuie.
Il n'y a point de plaisir qui ne perde à être connu.
Il est des coutumes qu'il est plus honorable d'enfreindre que de suivre.
Malheureusement, il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Mais il n'y a que dans les livres où les destinées se reconstituent à travers des albums jaunis.
Il y a des présences qui finissent par être plus douloureuses que certains abandons...
Le goût de la vérité pure, le sentiment du beau séparé de tout autre besoin, sont des plantes délicates autant que nobles ; il leur faut un ciel pur, un soleil brillant, une atmosphère douce. Elles courbent la tête et se flétrissent au milieu des orages.
Plus on enseigne la démocratie au peuple, plus il se sent faible, semble-t'il, et il réclame un père fort pour le protéger.
Un maman a tortDeux c'est beau l'amour,Trois l'infirmière pleure,Quatre je l'aime,Cinq il est d'mon droit,Six de tout toucher,Sept j'm'arrête pas là,Huit j'm'amuse.
Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
Il est des moments magiques, de grande fatigue physique et d'intense excitation motrice, où surgissent des visions de personnes connues par le passé surgissent pareillement des visions de livres non encore écrits.
Un critique doit goûter à tout, jouer avec l'eau et le feu et, au besoin, s'exposer aux éclaboussures de sauce et même de fumier. Il ne doit pas avoir de plus grand plaisir que de faire connaître ou surgir un talent jeune et neuf, ou ancien et méconnu.
Elle sentit toute l'inutilité, tout le ridicule qu'il y avait, au premier tiers du XXe siècle, à poursuivre pendant des heures le volcelest d'un cerf, la petite empreinte fourchue enfoncée dans les glèbes labourées et les prairies humides.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
Il n'y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l'injustice. La liberté est donc naturelle; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre.
Il faut entendre le singulier pouvoir qu'exerce une ville ou un site sur l'esprit de ses habitants ou de ses visiteurs.
Chacun a le monde qu'il mérite.
Il est comme une mouche dans l'huile.
Je reconnais que dans certains cas, il est plus important d'avoir la liberté et la justice que d'avoir la paix.
Il est difficile de faire un film qui veut dire quelque chose parce que, malheureusement, presque tout a été dit.
Il est plus ordinaire de voir un amour extrême qu'une parfaite amitié.
Il n'y a pas de questions masculines stupides. Il y a des hommes muets, mais pas des questions masculines stupides.
À Cuba, il y a une ouverture politique, économique et sociale, à tous les niveaux."
«Soumission» est un roman rare parce qu'il introduit du farfelu dans l'esprit de sérieux, ce qui est plus anglo-saxon que français