Il n'y a rien qu'un homme aime tant que de plaire à une femme.
Il y a trois sortes de créatures qui, lorsqu'elles semblent venir s'en vont, et quand elles semblent partir, s'en viennent : les diplomates, les femmes et les crabes.
Il ne faut jamais croire ce qu'on est disposé à croire.
Le nouvel Européen, surtout s'il habite en France, a d'abord besoin d'un bain de vérité.
En histoire, il faut se résoudre à beaucoup ignorer.
En temps normal, cinq jours sur cinq de télétravail, ce n'est pas une bonne formule (...) Il faut faire attention à l'isolement des salariés. Mais dans la période qui vient, on demande le télétravail cinq jour sur cinq.
L'intelligence seule ne suffit pas quand il s'agit d'agir avec sagesse.
Il y a des hommes qui font la sourde oreille à la raison et aux bons conseils, et se trompent volontairement de peur d'être contrôlés.
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas.
En amour, il faut parvenir à dire et à être qui on est en s'affranchissant de la peur d'être quitté.
J'ai décidé il y a longtemps de ne jamais marcher dans l'ombre de quelqu'un.
J'aime le rap, il me doit tout. Mais souvent, il ne dit rien de positif pour aider les gens, et je n'aime pas ça. La musique a un puissant pouvoir et si vous n'en faites pas bon usage, ça n'est pas bien.
Mais à quoi cela sert-il de rendre le monde plus beau si les gens qui l'habitent ne peuvent s'aimer les uns les autres ?
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
En amour, il ne s'agit pas d'aimer mais de préférer.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
Pucelage. Petit oiseau qui n'a pas de queue. Quand on lui en met une, il s'envole.
Il est plus important de savoir si Dieu croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Un cinéaste, ça se demande comment va le monde. S'il ne pose pas cette question, il fait du cinéma qui se prend le pouls.
Quand un homme amuse une femme, il est bien près d'en être aimé.
Mieux vaudrait, par respect pour l'arbitraire du destin, ne jamais former de phrases qu'au conditionnel : du moins n'engage-t-il à rien.
Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même ?
Il n'y a pas de marche qui un jour, ne finit pas.
Il y a de l'espoir pour tout le monde, c'est ce qui fait tourner l'univers.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu'on l'honore, qu'on le prie, qu'on lui fasse des sacrifices. Sinon, Dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l'exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Il n'y a rien de plus réel que les songes.
Rien ne sert de mourir, il faut mourir à point.
La fait du véritable artiste n'est pas de se complaire en ce qu'il fit, mais de le comparer tristement à ce qu'il avait voulu faire.
Il ne suffit pas d'être un contempteur du capitalisme, encore faut-il ne pas en vivre !
Il n'y a pas de contes plus beaux que ceux que la vie a elle même composé.
Le malheur n'est pas seulement le malheur : il est, pire encore, l'échec du bonheur.
Qui entre en barque n'a pas toujours le vent comme il veut.
De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas.
Je m'amuse beaucoup sur Twitter. Je fais de très longs hashtags, trop longs paraît-il selon les puristes, mais j'emmerde les règles. J'aime bien #tagueuleàlarécré et #parmentier.
Il doit y avoir quelque chose de vrai dans la réincarnation, puisque certaines femmes de trente-cinq ans se souviennent d'événements vieux d'un demi-siècle.
Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu'il y a de divorce entre la nature et nous.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité.
La meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Pour garder ce qu'on aime, il faut sauver ce qu'on déteste.
Pour bien jouir de l'été en Angleterre, il faut le faire encadrer et le mettre sous verre dans un salon confortable.
L'homme est ainsi fait, il espère contre toute vraisemblance.
Elle est acariâtre et autoritaire : c'est un boulet. Il l'a épousée quand même : c'est une boulette.
L'art est l'opposé des idées générales... Il ne classe pas : il déclasse.
Chaque système est vrai par ce qu'il propose et faux par ce qu'il exclut.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
Pour bien jouir, il serait sage de se priver.
Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.