Est-ce que Dieu existe ? Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas.
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] â–º Lire la suite
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
L'être humain ne doit jamais cesser de penser. C'est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S'il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare.
C'est le fait de vivre qui m'intéresse, pas le résultat.
La souffrance dans l'amour cesse par instants, mais pour reprendre d'une façon différente.
Les arcanes de notre mémoire sont comme d'immenses souterrains où la lumière de l'esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu'elle a cessé de briller au-dehors.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
Les hommes ne sont pas les esclaves des dieux ou d'un Dieu ; ils sont les esclaves du temps. C'est le temps, seul, qui est éternel.
En ce qui concerne la France, il faut penser que sa réputation militaire n'est pas due à l'état d'esprit du gros de sa population, mais simplement au fait qu'elle a su profiter, sur le continent, de constellations militaires qui lui [...] â–º Lire la suite
L'écriture lui permettait de réinventer un monde meilleur. Réinventer le fracas de l'âme.
Mais si, on peut ! On peut très bien. Moi, à mon usine, je lui mens toute la journée, au peuple ! Mais il aime qu'on lui mente, le peuple !
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
Mais le véritable chemin du bonheur est de donner celui-ci aux autres
La République c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté.
Il existe une connivence tacite, non voulue, mais réelle, entre ceux qui font peur et ceux qui ont peur.
Je vais vous dire : dans ce monde, être un peu fou vous aide à rester sain.
On meurt seul. On vit seul. On rêve à une vie partagée. Le rêve est bon à cela. Lui seul.
Nul ne peut avoir Dieu en haine.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Je suis tout pour lui : sa femme, sa confidente, son assistante personnelle, son amie.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
Que les fidèles éloignent de leurs coeurs la pensée de dire que le destin est quelque chose. Le Créateur, qui donne aux hommes la vie, s'en réserve à lui seul l'administration.
Nous ne sommes pas juges de ce que Dieu attend d'un vie et d'une autre.
Le secret pour bien vivre : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure.
Un film, c'est la fête d'anniversaire du metteur en scène. C'est lui qui choisit ses invités et la musique, qui décide si l'on porte des chapeaux ou pas...
Il ordonne qu'on lui remette les armes, qu'on lui amène les chefs des cités. Il installa son siège au retranchement, devant son camp: c'est là qu'on lui amène les chefs; on lui livre Vercingétorix, on jette les armes à ses pieds.