Il y'a certaines personnes qui sont marquées pour la mort. J'ai ma petite liste de ceux qui m'ont traité injustement.
Être débarrassé de Sarkozy, l'idée devrait m'exciter. Il n'était pas encore président, j'en avais déjà marre de lui.
Si nous ne nous convertissons et ne devenons semblables aux vaches, nous n'entrerons pas au royaume des cieux. Il n'y a qu'une chose que nous devrions apprendre d'elles: à ruminer.
Le riche, quand il a été bon avec un pauvre, lui demanderait volontiers un certificat de charité.
Les silencieux ne sont pas forcément des penseurs. Il y a des armoires fermées à clef et qui sont vides.
Une idée que j'ai, il faut que je la nie ; c'est ma manière de l'essayer.
Il faut beaucoup d'années pour apprendre certains mots d'amour.
Mais qui donc a dit qu'il était plus facile de mourir pour la femme qu'on aime, que de vivre avec elle ?
Il est difficile, en lisant en soi-même, de voir son propre analphabétisme.
On ne peut haïr un adversaire quand il se bat.
Il en est des races comme des tribus : elles ne se mélangent pas, elles se combattent jusqu'à l'extermination.
L'estomac a deux utilisations. Il contient votre dîner et, ce qui n'est pas le moins important, sert à retenir votre pantalon.
Il ne veut pas paraître très brave, il veut l'être.
Il n'est pas mauvais de rappeler que, si Versailles a pu s'élever, c'est parce que Louis XIV - avec Colbert - a su restaurer les finances ruinées par la Fronde.
Il faut spéculer sur les défauts des gens et non sur leurs vertus.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
C'était un soldat à la con. Quand son cafard le tenait il était plus emmerdant qu'une femme qui a ses affaires.
J'ai toujours eu envie, fit-il d'un ton rêveur, de savoir ce qui se passerait exactement si une force irrésistible rencontrait un objet inébranlable.
Il est plus juste de conclure à une connivence entre père et mère, mari et femme, pour adopter les comportements que l'on vient de voir.
J'ai donne le libre-arbitre, c'est-a-dire le pouvoir de choisir entre le bien et le mal. S'il ne pouvait choisir le mal ; il ne pourrait non plus choisir le bien.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Il n'y a que les os qui font du bruit dans la marmite.
Chacun d'entre nous est ce qu'il est mais aussi ce qu'il fait.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
Il y a une âme de bonté dans les choses mauvaises, les hommes la distilleraient-ils avec observation.
Il n'y a pas de place pour les démons quand on est possédé.
En Europe, un acteur est un artiste. À Hollywood, s'il ne travaille pas, il est un clochard.
- Je suis navré madame, votre fils fabrique de faux chèques. - Ah ! très bien... Je travaille à mi-temps à l'église... Dites moi combien il vous doit, je vais vous rembourser. - Jusque là, à peu près un million trois cent mille dollars.
- Dis p'pa, comment il a fait le monsieur ? J'ai entendu qu'un seul coup d'feu ! - Hey ! Question de vitesse mon p'tit. - Dis p'pa, tu crois qu'il y a au monde quelqu'un de plus rapide que lui ? - Plus rapide que lui ? ... Personne.
Il n'est pas une joie, pas une gloire, pas un bonheur que je ne demande pour toi à Dieu de toutes les forces de mon coeur et de mon âme tous les jours.
Même le pain blanc, s'il est rassis, fait des croûtons et perd sa mie.
Le "Il était une fois" du début des contes nous induit à penser qu'ils sont tous d'origine belge.
Mieux on fait une chose, et plus il faut cacher le soin qu'on apporte à la faire ; afin que chacun croie que tout y est naturel.
Il y a des gens dont la puissance est faite de tout l'argent qu'ils ont prêté ; et d'autres dont toute la force est dans l'argent qu'ils doivent.
L'homme n'est pas son propre présent. Il est son propre avenir.
Il vaut mieux être l'héritier d'un homme économe que celui d'un homme riche.
Dieu n'existe pas. S'il existait, depuis le temps que je dis des horreurs, il m'aurait déjà foudroyé. Ou Dieu est un mythe, ou il est sourd, ou c'est du mépris.
Quand un metteur en scène a fini son film, il ne lui appartient plus. Ce qui reste à la fin, c'est comment le film est passé à travers soi.
Il n'y a que la gloire qui dispense de la politesse.
L'un écrit parce qu'il voit ; l'autre parce qu'il entend.
Il y avait des jours où je rêvais d'avoir un petit kiosque à journaux, d'abandonner le boulot. Seulement, quand je me suis renseigné, j'ai appris qu'il fallait se lever à 5 heures du matin, ça m'a refroidi tout net.
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
Dégonflé, avec ses lunettes, tout ce qu'il croyait prêt à être dit s'évaporait, à présent qu'il voulait le formuler. Ce qui avait empli ses journées de réalité se réduisait à rien devant l'ultimatum du dire.
Nous fréquentons la folie des sentiments. Il faut qu'un peuple soit lyrique. Il faut sauver le peuple de la désespérance.La peur frôle. Et puis une histoire de là-bas nous donne des ailes ivres d'images et le rire revient.Soyons raisonnables avec les rivages sombres.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus aucune raison de vivre. Rêver est nécessaire, même si dans le rêve il faut entrevoir la réalité. Pour moi c'est un principe de vie.
Je crois que si un homme voulait marcher sur l'eau et était prêt à tout abandonner dans la vie, il pouvait le faire.
Je crois que pour faire n'importe quoi dans ce monde, il faut un amour du risque et de l'aventure et, surtout, pouvoir se passer de ce que les familles de la classe moyenne appellent "l'avenir".