Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Dans l'homme le plus méchant, il y a un pauvre cheval innocent qui peine.
Il est temps que Dieu monte à la tribune, sinon il risque de ne pas repasser aux prochaines élections.
Dieu a permis, pour punir l'homme du péché originel, qu'il se fît un dieu de son amour-propre pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie.
Est-ce qu'il ne faut pas, derrière soi, pour posséder une véritable agilité spirituelle, plusieurs générations d'ancêtres formés à l'étude et à la spéculation ?
Le snobisme ne donne pas le goût mais il supplée au manque d'opinion.
Derrière toute grande femme, il y a un homme écrasé.
A chacun sa mesure, car s'il est lourd de porter le malheur, plus lourd est le bonheur.
Aux grands hommes, il faut toujours de l'altitude.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
L'esprit humain apprécie aussi peu les idées bizarres que le corps les protéines étranges et il leur résiste avec la même énergie.
La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n'en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.
A quoi cela sert-il d'avoir des souvenirs si on n'a personne à qui les raconter ? A quoi bon vivre si on ne le fait pour personne ?
Au pôle Nord, au pôle Sud, à l'équateur, l'homme s'acclimate partout, il n'y a qu'en banlieue qu'il ne s'acclimate pas.
Il faut savoir rire de la mort, sinon la vie ne serait plus une farce.
Pour qu'il y ait un bouche-à-oreille positif, il faut des bouches avant des oreilles !
Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Dans un monde globalement barbare, il est réconfortant de savoir qu'entre le moment où ils se sont rencontrés et celui où ils se sont perdus, ils se sont aimés.
Je me disais : allez il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les formes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page, penser à autre chose.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre. Vivre ce que nous avons à vivre et ne pas nous laisser vivre. Vivre véritablement, c'est peut-être le seul acte révolutionnaire. Oser Être. Et vivre libre. Chaque jour, plus libre encore.
Mon amour est triste parce qu'il est fidèle.
Efforcez-vous d'attirer la confiance de tous les peuples et communautés, même celle de vos ennemis, de façon qu'ils mettent tout leur espoir en vous ; si quelqu'un tombe cent mille fois dans l'erreur, qu'il puisse encore se tourner vers vous, [...] ► Lire la suite
Il y a des ombres sombres sur la terre, mais ses lumières sont plus fortes dans le contraste.
Le bonheur il y a des jours avec et des mois sans.
L'amour est d'autant plus probable qu'il paraît impossible.
Il est absolument interdit d'interdire.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
Il suffit d'un atome pour troubler l'oeil de l'esprit.
L'amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi.
Que chacun s'exerce dans l'art qu'il connaît.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
Les réconciliations ont un intérêt tout spécial et qu'il faut savoir apprécier. Ce sont des rechutes légères, dont on revient complètement guéri.
Les bêtises qu'il a faites et les bêtises qu'il n'a pas faites se partagent les regrets de l'homme.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne se pas regarder vivre.
Le viol d'une conscience ne fait-il pas nécessairement violence à une vertu ?
Il n'y a pas d'oeuvre d'art sans collaboration du démon.
Il n'est pas tant important de tout savoir que de connaître le valeur exacte de chaque chose, d'apprécier ce que nous apprenons, et de faire avec ce que nous savons.
A quoi bon essayer de tuer le temps ? Il finit toujours par se venger.
Il n'y a pas des spectateurs pour rire et des spectateurs pour penser mais des hommes et des femmes qui ont le talent de faire les deux à la fois.
Démontrer qu'au fond il faut autant d'intelligence pour réussir en épicerie qu'en littérature.
Echarde : Pièce de tissu qu'on se met autour du cou quand il fait un froid piquant.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Les scientifiques d'aujourd'hui pensent profondément plutôt que clairement. Il faut être sain d'esprit pour penser clairement, mais on peut penser profondément et être totalement fou.
Il y a toujours un nouveau défi pour vous motiver.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux.
Le poisson est un animal susceptible : en présence du pêcheur, il prend facilement la mouche.