Je remontais dans ma mémoire jusqu'à l'enfance, pour retrouver le sentiment d'une protection souveraine. Il n'est point de protection pour les hommes. Une fois homme on vous laisse aller.
Il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
L'être humain a besoin d'être flatté, sinon il ne devient pas ce qu'il est destiné à devenir, pas même à ses propres yeux.
Le langage sert généralement à parler et à penser ; en politique, il sert à se taire.
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
Il y a quelque chose d'humiliant à être homme et à ne pas lutter contre le malheur.
Il faut penser. Il faut lire. On apprend, on apprend tout. Tout est dans les livres...
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
Il faut renouveler les souvenirs, ils s'épuisent trop vite.
Il faut avoir la bonne idée de mourir pour procurer aux autres l'occasion de s'amuser.
Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise.
Il y a des abîmes d'où personne ne peut vous sortir.
Selon les Français, il existe trois sexes : les hommes, les femmes et les membres du clergé.
L'art n'est jamais inutile : il n'a pas de limite.
Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Comme l'esprit se perd dans le luxe, il se forme dans la frugalité.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
L'homme adulte ne se caractérise pas comme celui qui a des relations sexuelles mais comme celui qui a des relations sociales : on peut parvenir en culottes courtes jusque dans l'intimité d'une fille, mais il faut des pantalons pour aller dans le monde.
Pour être un homme il faut des couilles. Pour être un homme d'amour il en faut de plus grosses encore.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Il portait des lunettes noires, pour que tu ne vois pas les larmes dans ses yeux.
En général, on ne demande de conseils, disait-il, que pour ne les pas suivre; ou, si on les a suivis, que pour avoir quelqu'un à qui l'on puisse faire le reproche de les avoir donnés.
Nous sommes trop nombreux, songea-t-il. Nous sommes des milliards et c'est beaucoup trop. Personne ne connaît personne.
Je me demande si le temps où il était possible de donner des citations n'est pas terminé.
Quant aux gens, trop de fréquentations ne valent pas vraie fréquentation. Il m'arrive de recevoir dans mon grenier, mais jamais plus de deux personnes à la fois. Parce que ce serait alors un groupe où chacun, jouant un rôle, n'est [...] ► Lire la suite
Quand un homme a vu la forme aérodynamique d'un jet Caravelle dans un aéroport, il n'a pas besoin de mobilier aérodynamique.
L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'il est.
Il y'a des acteurs qui préfèrent prendre la plume, moi je préfère dire le texte des autres. C'est mon métier !
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
On ne dévoile pas son équipe avant la primaire, il ne faut pas être con !
Dans la vraie vie, il n'y a pas de méchants. Tout le monde a juste sa propre perspective.
Chuck Norris n'est pas au courant de ce site. Autrement, il aurait supprimé Internet.
Ce qui est formule-choc aujourd'hui a des chances d'être banalité demain : ne faut-il pas que la société renouvelle régulièrement son stock d'idées reçues ?
Tout en lisant l'histoire de la vie, il faut en feuilleter toujours le roman.
On n'a vraiment pas besoin de savoir pour aimer, et le temps que l'on dépense à tenter de connaître l'être qu'on aime, c'est tout le temps qu'il lui faut pour mourir.
Il n'est qu'un esprit lézardé pour avoir des ouvertures sur l'au-delà.
Il ne peut y avoir de Créateur, tout simplement parce que son affliction devant le sort de sa création lui serait inconcevable et insupportable.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.
Il faut courber le rameau quand il est jeune.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Un écrivain, c'est un inventeur. Il doit être capable de recréer totalement un univers à lui.
A l'heure où les satellites traversent toutes les frontières, les langues, les idéologies, il est impossible de créer une société hermétique.
Il ne faut jamais renier ni ses actes, ni ses pensées, ni ses amours.
C'est simple : pour empêcher un Haïtien de rêver, il faut l'abattre.
Est-il possible que deux êtres soient faits l'un pour l'autre, qu'ils s'aiment profondément, et que toujours la vie les sépare ?
Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
S'il peut être écrit ou pensé, il peut être filmé.