Que celui qui mène à vive allure le cheval-de-la-suffisance se retourne, et il verra la honte accrochée à sa queue.
Il y a des hommes qui luttent toute leur vie : ceux-là sont indispensables.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
L'amour est souvent une partie où chacun des deux joueurs, tour à tour, croit qu'il va perdre et se hâte de corriger son jeu.
Un être humain est bien plus heureux et bien plus épanoui lorsqu'il se dévoue à une cause qui dépasse sa propre personne et son autosatisfaction.
Mon médecin m'a recommandé d'arrêter les petits dîners pour quatre. A moins qu'il n'y ait trois autres personnes.
Il n'y a rien de plus permanent que le temporaire.
Une réponse, c'est forcément le chemin qu'on a déjà parcouru. Seules les questions peuvent montrer le chemin qu'il reste à faire.
De tous temps, le théâtre a cherché à se transformer. C'est ce qu'on appelle les crises. Tant que le théâtre est en crise, il se porte bien.
Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé.
Ce qui n'est plus supportable, c'est cette bonne conscience béate qui, chaque fois, nous assure qu'il y a maldonne, que l'horreur n'a pas de place chez nous. [...] Nous nous refusons à reconnaître l'évidence : et, pour commencer, la place [...] ► Lire la suite
Quand on n'a pas d'argent à offrir aux pauvres, il vaut mieux se taire. Quand on leur parle d'autre chose que d'argent, on les trompe, on ment, presque toujours.
On ne peut devenir contemporain l'un de l'autre sans dispute, sans supporter l'anachronisme ni accepter qu'il y ait discorde.
Ca fait un peu mal de rêver toujours. Ca rend fou, mais ce qu'il y a de plus douloureux dans le rêve, c'est qu'il n'existe pas.
Il n'y a qu'une seule façon d'accéder à la vérité et c'est de ne rien attendre.
Les monarchies meurent du favoritisme. Les démocraties ont le leur. Il se nomme démagogie. Et elles en meurent aussi.
Quand on ne sait pas où l'on va, il faut y aller... Et le plus vite possible.
Peut-être l'amour n'est-il au demeurant, qu'un mirage, un jeu trompeur de la lumière et de l'esprit ?
Le poète ne peut pas longtemps demeurer dans la stratosphère du verbe. Il doit se lover dans de nouvelles larmes et pousser plus avant dans son ordre.
Pour faire écouter ce qu'on dit, il faut se mettre à la place de ceux à qui l'on parle ; il faut être homme pour savoir parler au coeur humain.
Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune.
Il vaut mieux travailler à l'étranger que mourir chez soi.
Pour se protéger d'une épée, il faut un bouclier. Or construire un bouclier contre l'arme nucléaire s'est révélé jusqu'ici impossible.
Il n'y a aucune mauvaise chaussure qui ne trouve sa pareille.
Il faut connaître avant d'aimer.
L'art doit être libre. Où il n'y a pas de liberté, il n'y a pas d'art.
Le passé ne s'oublie pas. Il se cultive.
Il est parfois très difficile de passer à autre chose, mais une fois que tu l'as fait, tu réaliseras que c'était la meilleure décision de toute ta vie.
Il n'y a pas d'obstacles impossibles ; il y a juste des volontés plus fortes et plus faibles, c'est tout !
Il est plus facile d'acheter un livre que de le lire, et plus facile de le lire que de le comprendre.
Dans une passe étroite, il n'y a ni frère ni ami.
Comprendre le sens d'un mot, c'est savoir quelles phrases il est possible de construire à partir de lui.
Si toute l'année il y avait des cerises, Messieurs les médecins n'iraient plus qu'en chemise.
La plus grande récompense qu'un homme obtienne pour son labeur n'est pas ce qu'il en a retiré, mais en quoi cela l'a transformé.
La vie, c'est comme le métro, lorsqu'une porte s'ouvre il faut foncer.
Il arrive à un homme de se tromper dans la vie sur un plat de nourriture qui lui est réservé, mais jamais sur les paroles qui lui sont destinées.
Pourquoi Dieu a-t-il fait l'homme jardinier ? C'est parce qu'il savait qu'au jardin la moitié du travail se fait à genoux.
Il n'est pas aisé de baiser un faux cul.
Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n'y obéit qu'à cause qu'il les croit justes.
Si vous voulez rendre l'homme capable de liberté, qu'il soit instruit.
L'athée que je suis ne pas juge autrui sur le fait qu'il croie ou non en Dieu, mais sur ce qu'il fait de son athéisme ou de sa foi.
Prendre un engagement solennel, pour un homme d'Etat, c'est s'engager à vous dire solennellement plus tard qu'il n'a pas pu le tenir.
Il nous faut devenir adultes pour comprendre que les adultes n'existent pas et que nous avons été élevés par des enfants que l'armure de nos rires rendaient faussement invulnérables.
Souvent, les mots prennent le pas sur les actes et même les supplantent comme s'il suffisait d'écrire pour changer la vie.
Je suis un petit peu pompette. Je vais me faire une petite salade de saison. Est-ce qu'il me reste de la mâche de Rotterdam ?
Il n'y pas assez de canots pour tout le monde. La moitié des gens ici vont mourir.
Je comprend qu'il y ait Superman et le Père Noël mais que fait un porc-épic aux funérailles du lapin de pâques ?
Il faut, de temps en temps, se conduire comme des enfants : ça n'empêche pas de vieillir.
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : "Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut".
Il faut flatter la vache avant de la traire.