L'esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut. Il est bon de le dominer. L'esprit dompté assure le bonheur.
Notre destin, quand nous voulons l'isoler, ressemble à ces plantes qu'il est impossible d'arracher avec toutes leurs racines.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
Il est beau de périr pour éviter un crime : Quand on meurt pour sa gloire, on revit dans l'estime.
Il y a dix hommes en moi, suivant les temps, les lieux, l'entourage et l'occasion.
Il existe quelques personnes ici-bas qui ne planteraient jamais une graine car elle ne produit pas de fruits la première année.
Le philosophe n'obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser.
Le nombre de choses qu'il n'y a pas lieu de dire augmente chaque jour.
La peur incite à la cruauté. Et il vaut mieux être le bourreau que la victime.
Les femmes cherchent l'homme de leur vie, mais parfois il ressemble à l'homme de leur mort, c'est le même, parfois.
Il n'y a que deux choses que les enfants donnent volontiers : leurs maladies contagieuses et l'âge de leur mère.
Le temps, c'est un peu comme le vent. Le vent, on ne le voit pas : on voit les branches qu'il remue, la poussière qu'il soulève. Mais le vent lui-même, personne ne l'a vu.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
Tenez, dit l'avare : voici un calendrier neuf, et qu'il vous fasse toute l'année !
Il est beaucoup plus important de sanctionner un responsable, que de sanctionner quelqu'un qui a moins de raison d'être exemplaire.
J'ai un truc pour se souvenir à vie de la date anniversaire de sa femme : il suffit de l'oublier une fois !
Jeunesse, n'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre. Et n'oublie pas que la liberté ne mourra jamais tant qu'il y aura des hommes et des femmes capables de mourir pour elle.
Il faut du courage pour faire accepter sa différence. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on tend vers une uniformité de genre, où tout le monde se ressemble.
L'homme ne peut pas plus séparer la vieillesse de l'avarice qu'il ne peut chasser l'amour d'un corps jeune et vigoureux.
Il n'y aurait pas de débat sur qui était le meilleur footballeur que le monde ait jamais vu - moi ou Pelé. Tout le monde me dirait.
Le monde a l'habitude de faire de la place à l'homme dont les paroles et les actions montrent qu'il sait où il va.
Quand on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun exister et l'accepter avec l'individualité, quelle quelle soit, qui lui a été départie.
Il n'y a pas de gloire à la guerre. Seulement des ruines, du sang, des morts, de la destruction.
Pour bien régler sa conduite, il ne faut qu'éviter ce que nous blâmons chez les autres.
Il ne suffit pas de dire : je me suis trompé ; il faut dire comment on s'est trompé.
Quand il nous faut changer d'opinion au sujet de quelqu'un, nous lui comptons cher l'embarras qu'il nous cause.
Il y a bien des gens qui coucheraient volontiers avec la femme d'un ami, mais refuseraient avec dégoût de fumer dans sa pipe.
Il faut prendre les femmes comme on prend les tortues : en les mettant sur le dos.
Certains croient, à tort, qu'il faut penser avant de parler, d'autres qu'on pense en parlant, que c'est du pareil au même.
Pour rester fidèle à un rêve, il faut toujours renier quelque chose ou quelqu'un, à commencer par soi.
L'homme sage est celui des actes qu'il a accomplis et non celui des actes qu'il a rêvés.
Pour se préserver de l'autre, il n'y a toujours pas de préservatif efficace.
Il n'y a pas de signe certain de la vertu : tout est confusion dans la nature humaine.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
Le courage de l'artiste n'est pas tant de créer que d'accepter le moment où il faut arrêter de le faire.
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] ► Lire la suite
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi.
Il faut dire la vérité à quelqu'un qui va mourir... Il faut qu'il sache la vérité, sans cela il ne pourrait pas dormir...
Il faut être plus avare de son temps que de son argent ; cependant on prodigue cet inestimable trésor si pitoyablement.
Pour aimer les femmes, il ne faudrait pas les connaître, et pour les connaître, il ne faudrait pas les aimer.
Un intellectuel est un homme qui emploie plus de mots qu'il n'en faut pour dire plus qu'il n'en est.
Il importe peu de descendre du singe ; l'essentiel est de ne pas y remonter.
Trop longtemps, le contrat social s'est inspiré d'un Dieu sans justice ; il est temps qu'il s'inspire d'une justice sans Dieu.
Il ne faut jamais laisser vivre trop longtemps un organigramme.
La justice est comme la cuisine, il ne faut pas la voir de trop près.
Ce qu'il y a de beau, de grand, de pathétique chez celui qui tend vers un idéal, c'est qu'il ne l'atteint jamais.
Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu'elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.