Dans le plan de rigueur, il y a trop de mou dans ce qui est dur et trop de dur dans ce qui est mou.
L'homme désire l'éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l'instant de l'extase.
Dans la vie, il y a des gens qui trinquent pour que les autres puissent boire.
Il est impossible de distinguer un camé sous contrôle d'un comptable végétarien.
Pour la première fois parut en public le drapeau olympique, dont on venait de fabriquer une grande quantité et qui eut beaucoup de succès : la Sorbonne, 1914. Tout blanc avec les cinq anneaux enlacés : bleu, jaune, noir, vert, [...] ► Lire la suite
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] ► Lire la suite
La vie d'un homme, fût-il esclave, est sacrée et personne n'a le droit de la supprimer ou même de se donner à mort.
Il faut rappeler que depuis l'homme de Néandertal et l'homme de Cro-Magnon, nous sommes tous des immigrés.
Il y a des choses qui paraissent incroyables à la plupart des hommes qui n'ont pas étudié les mathématiques.
Votre visage raconte une histoire et il ne devrait pas s'agir de votre passage au cabinet du médecin.
Il y avait des moments dans ma vie où je me sentais curieusement irrésistible pour les femmes. Je ne suis pas dans cet état maintenant et cela me rend triste.
- Il est moins sot qu'il n'en a l'air... - C'est toute la différence entre nous, monsieur.
Comme pour la prière il n'y a pas de distance pour l'amitié.
Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille, qu'une fraise dans sa fleur : il faut que le soleil ait mûri l'un et l'autre.
Peut-être justement le plus grand, le plus beau compliment à faire à un écrivain serait de lui dire qu'il ne vaut pas son oeuvre...
Impossible de partir de rien ; pour créer il faut d'abord détruire ce qui est, puis bâtir avec des débris.
Une vie de bonheur ! Il n'est pas d'homme capable de l'endurer : ce serait l'enfer sur terre.
Il y deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles.
La malchance est un oiseau déplaisant et il faut l'empêcher de se percher sur soi...
Il faut se méfier des souvenirs, de ce qui a été. Il est bien rare que les choses ne se transforment pas. Rien n'est fixé pour toujours.
Il faut plus de force et de talent pour conserver que pour acquérir.
Le recit est un chemin qu'il faut suivre pour se perdre.
Ne me suis point, si ton coeur en a larmes Prévoit qu'il ne pourra commander à tes larmes.
Ce qu'on ignore ferait-il de moi que je sois moins ce que je suis ?
Il n'y a pas de peinture claire ou de peinture sombre, mais simplement des relations de tons.
La plupart des gens pensent que Marv est fou. Il a juste eu la malchance pourrie d'être né au mauvais siècle. Il serait tout a fait a sa place sur un champ de bataille moyenâgeux, fendant un crâne à coups [...] ► Lire la suite
Le tambour, avec tout le bruit qu'il fait, n'est rempli que de vent.
La solitude : c'est à cause d'elle que nous redoutons tellement la mort, et il faut être insensé pour s'y exposer de son vivant.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
L'enfant qui dessine va droit à l'essentiel. Il suit la perspective du coeur qui dessine ce qui n'est pas, pour mieux voir ce qui est.
Il est plus facile de mourir pour la femme qu'on aime que de vivre avec elle.
Il y a plus atroce qu'un amour qui n'atteint pas son but : celui qui l'atteint trop vite.
Il est dans la nature des choses que tout homme ait pitié de lui-même. Mais aujourd'hui, il est temps d'avoir pitié de Dieu.
Il n'y a que celui qui sait ce qu'il veut qui se trompe.
L'homme vulgaire aime ceux qui lui paraissent bons ; le sage étend sa plus grande sympathie à ceux qu'il voit être méchants parce qu'il a sondé leur misère.
La vie est un don gratuit dont il n'est pas indispensable de rendre compte avant l'échéance.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.
Faut-il donc que ce qui est le plus vrai, le meilleur ait l'air si irréel, et que ce qui est irréel paraisse si vrai ?
On ne peut voir que là où il n'y a plus aucune ténèbre de puissance. Le pouvoir aveugle, la gloire assombrit.
L'homme semble prédestiné au mal. En même temps il est libre. Comment concilier libre arbitre et prédestination ?
L'historien. Il doit être un homme passionné, il doit savoir se mettre en cause car c'est alors qu'il fera le mieux comprendre les temps dont il parle.
Il y aura deux sortes de gens à la fin : ceux qui diront à Dieu "Ainsi soit-il" et ceux à qui Dieu dira, à la fin : "Ainsi soit-il". Tous ceux qui seront en enfer, l'auront choisi.
Il ne faut pas négliger le bonheur ni mépriser l'amour qu'on nous porte.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
Comme l'amour, la guerre ne se fait pas toute seule. Il y a une réciprocité de la violence qui demande à être considérée.
Dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
Il y a deux façons de ne pas aimer l'art. L'une est de ne pas l'aimer. L'autre est de l'aimer de façon rationnelle.
Il n'est aucun problème humain qui ne puisse trouver sa solution, puisque cette solution est en nous.
Si l'on veut s'approcher des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même.
C'est la vieille plaisanterie, nous tenons le monde et nous nous plaignons de ce qu'il nous tient.