Il y a très loin de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l'application.
Il n'y a point de place faible, là où il y a des gens de coeur.
Il faut avoir peur de le dire : l'arme principale de la vérité est le mensonge.
Les morts ne savent qu'une chose : il vaut mieux être vivant.
Il y a dans le coeur de l'homme je ne sais quoi de désordonné qu'exalte le plaisir et qu'abat la douleur.
Le sexe, ce pauvre instrument à qui nous demandons tant de plaisir, alors qu'il ne peut donner que le soulagement.
Le doute est à la base même du savoir, puisqu'il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu'on croit posséder avec certitude.
L'homme est en permanence conditionné par autrui. Tant qu'il se croit heureux, il ne remet pas en cause ce conditionnement.
S'il n'est pas permis de vivre très vieux, qu'on nous laisse au moins naître plus tôt.
Il y a un chant endormi dans toutes choses qui rêvent sans fin et le monde se mettra à chanter, si tu trouves le maître mot.
Si le mariage n'a plus le faste et la solennité d'autrefois, il reste un jour unique, une frontière symbolique au-delà de laquelle vous ne serez plus la même.
Il y aura toujours quelque chose pour détruire nos vies, la seule question c'est qu'est ce qui va nous tomber dessus en premier, on est toujours au bord du gouffre.
C'est l'instinct qui, pressentant la menace d'une perte si immense et si irrévocable, fait que l'esprit se rebelle quand il en prend la mesure.
Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature. La nature n'a rien fait d'égal. Sa loi souveraine est la subordination et la dépendance.
L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.
Il faut beaucoup souffrir, ou mourir jeune.
Pour connaître toute la mélancolie d'une ville, il faut y avoir été enfant.
L'entrepreneur est essentiellement un visionnaire. Il peut visualiser une chose et, ce faisant, il voit comment la faire arriver.
Tant qu'il y a de la sève, l'arbre ne tombe pas.
Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent.
Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour.
Pourquoi le monde n'est-il pas parfait ?
Qu'est-ce qu'il faut faire lorsqu'on se trouve devant un animal d'une espèce protégée en train de manger une plante d'une espèce protégée ?
Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je l'amputasse !
Le pouvoir, sans le consentement de ceux sur lesquels il est exercé, est une duperie qui jamais ne dure longtemps, un équilibre éminemment fragile entre la peur et la révolte, et qui se rompt d'un coup quand suffisamment d'hommes prennent ensemble conscience de partager le même état d'esprit.
Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
L'oiseau en cage, s'il ne chante pas d'amour chante de rage.
Je parle à tout le monde de la même manière, qu'il soit l'éboueur ou le président de l'université.
Les gens oublient que Mozart a écrit pour des commissions. Il y a une chose en psychologie où ils pensent que si c'est populaire, cela ne peut pas être sérieux.
Il faut un village pour élever un enfant.
Les Hommes ont marché sur la Lune, il est temps qu'ils apprennent à marcher sur Terre...
Il m'est plus aisé d'apprendre à vingt personnes ce qu'il est bon de faire, que d'être l'une des vingt à suivre mes propres leçons.
Il ne faut pas reprocher aux gens leur vieillesse, puisque tous nous désirons y parvenir.
Le destinataire d'une lettre a toujours un énorme avantage sur l'expéditeur. Il peut la lire et la détruire en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver.
Il est bon d'avoir satisfait son désir en tout, mais il est sage et avisé de ne pas ruminer sa satisfaction jusqu'à la nausée, l'indigestion ou l'insensibilité.
Il n'est pire haine que la haine de soi, car elle vous interdit d'aimer les autres.
Il n'y a pas d'innovation sans désobéissance.
Il existe une loi politique et peut-être naturelle qui exige que deux voisins forts et proches, quelle que soit leur mutuelle amitié au début, finissent toujours par en venir à un désir d'extermination réciproque.
A trop attendre l'état de grâce, on s'aperçoit aussi que souvent il ne vient pas. L'état de grâce, c'est aussi un exercice.
"Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es". Il n'est pas en politique d'axiome plus sûr.
Il suffit neuf fois sur dix à un honnête homme échoué dans les toiles d'araignée du Code, de se conduire comme un malfaiteur pour être immédiatement dans la légalité.
Il suffit de garder les yeux ouverts : tout se charge de signification.
Il est possible que je rêve en ce moment et que toutes mes perceptions soient fausses.
Quand il pleut le premier jour de mai. Les fourrages rendent amer le lait.
Il est de fait que les vieux cons, comme vous dites, sont d'anciens jeunes cons restés fidèles aux mêmes valeurs sacrées de la condition humaine qui s'accommodent aussi bien de la banane sur l'oeil à 18 ans que de la casquette Ricard à 50.
L'important c'est qu'un enfant puisse toujours dire ce dont il a envie, mais pas toujours le faire.
Ooooh ! Il a les yeux de son papa ! Chéri, enlève les lui de la bouche...
La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer.
Il faut beaucoup de naïveté pour faire de grandes choses.