La tragédie, c'est gratuit. C'est sans espoir. Ce sale espoir qui gâche tout. Enfin, il n'y a plus rien à tenter. C'est pour les rois la tragédie.
La boxe est comme un ballet ou il n'y aurait ni musique ni chorégraphie et où les danseurs se frapperaient.
Vous souvient-il du bon vieux temps où il était si facile de distinguer une plage d'un camp de nudistes.
Sur un seul point, la puissance de Dieu est en défaut : il ne peut faire que ce qui est arrivé ne soit pas arrivé.
Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.
Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde.
Il faut être écrivain de profession pour écrire sur ce qu'on ne sait qu'à moitié, ou sur ce qu'on ne sait pas du tout.
Avoir de l'or faux est un malheur supportable et facile à découvrir ; mais le faux ami, c'est ce qu'il y a de plus pénible à découvrir.
Il n'est rien de si beau que la sincérité. Mais souvent ce qu'on croit n'est pas la vérité.
Quelque mal qu'un homme puisse penser des femmes, il n'y a pas de femme qui n'en pense encore plus mal que lui.
Un ami, c'est un homme qui a plus de crédit que personne quand il dit du mal de nous.
Quand un homme a prouvé qu'il a du talent, il lui reste à prouver qu'il sait s'en servir.
Ce n'est pas s'unir à une femme qu'un homme redoute lorsqu'il pense à se marier ; c'est se séparer de toutes les autres.
Si le marché l'emporte sur la démocratie, il orientera la science dans des directions qui menaceront l'humanité.
Le savant dont les moeurs sont déréglées ressemble à un aveugle qui porte un flambeau dont il éclaire les autres, sans pouvoir s'éclairer lui-même.
Il n'y a qu'une bonne mort pour donner le sens de la vie !
Un vice, il faut bien en avoir un ou plusieurs. C'est ce qui rend la vie supportable.
Il n'y a qu'une façon de s'égaler aux dieux : il suffit d'être aussi cruel qu'eux.
Il n'est qu'une manière de bien vieillir, c'est de mourir auparavant.
Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
Un sommet n'est le terme qu'en apparence et le chemin vrai n'a de sens que s'il mène au coeur de soi.
Qu'il est divin le vide qui suit la disparition de la peur.
Un amateur est une personne qui trouve un travail pour pouvoir peindre. Un professionnel est une personne dont la femme travaille pour qu'il puisse peindre.
Il est impossible de vivre dans le monde sans jouer de temps en temps la comédie.
Il y en a bien qui croient mais par superstition. Il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage.
Si l'amour n'est point feint il aura le courage De ne changer non plus que fait la vérité.
Il nous suffit d'être, pour être supérieurs.
Le défi de la communication est moins de partager quelque chose avec ceux dont je suis proche que d'arriver à cohabiter avec ceux, beaucoup plus nombreux, dont je ne partage ni les valeurs ni les intérêts. Il ne suffit pas que les messages et les informat
Il suffit à ma fierté que Vous soyez mon Dieu et à ma gloire que je vous sois soumis.
Quand il pleut des roubles, les malchanceux n'ont pas de sacs.
Il avait une tête, deux bras, deux jambes, juste comme moi.
Arrête de chercher l'homme de ta vie, cherche plutôt l'homme de ta nuit... Et peut-être qu'un jour, s'il est à la hauteur, et bien peut-être que toutes vos nuits ensemble ça fera une vie, tout naturellement !
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
Le coeur n'a pas de maître, il n'est pas un esclave, et de toute contrainte il sait briser l'entrave.
La grandeur de la prière réside d'abord en ce qu'il n'y est point répondu.
Homme de bas calculs, l'informaticien ne comprendra jamais qu'il faut plus de bon sens pour se passer d'un ordinateur que pour l'utiliser.
C'est connu, les écrivains aiment voyager. Bien sûr... pour eux, il est plus facile de lever l'encre.
Le pessimiste ? Un homme qui en veut à tous les autres hommes parce qu'il les trouve aussi dégoûtants que lui !
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
Un pouvoir est faible s'il ne tolère pas qu'on l'avertisse de ses erreurs.
L'indigent devient riche à mesure que son besoin augmente et que son donateur se dépossède. Il n'est donc de plus pauvre que Dieu.
Il faut parfois avoir le courage de ne pas travailler, mais ce luxe n'est pas un devoir pour tout le monde.
Il y a un temps pour vivre, un temps pour mourir. Après cela s'aggrave parce qu'il n'y a plus de temps du tout.
Le bonheur ne se monnaye pas, il ne se thésaurise pas. De tous les biens de la vie, il est le plus précaire. On croit le posséder quand déjà il nous échappe.
Cet inconnu qui se nomme l'avenir, si sage qu'il ne parle jamais, gardant ses secrets afin de faire chercher à l'homme la source de l'espérance.
Nous rêvons de voyager à travers l'univers ; l'univers n'est-il donc pas en nous ?
On ne laisse pas un homme nous quitter... Il faut l'abandonner, c'est une volupté qui ne rate pas son effet.
Le poète voit l'avenir avec ses yeux de prophète ; peut-être même le suscite-t-il, si puissant est son verbe.
La religion est la base et le fondement de tout gouvernement... Avant qu'un homme soit considéré comme un membre de la société civile, il doit être considéré comme un sujet du Maître de l'Univers.