Un sommet n'est le terme qu'en apparence et le chemin vrai n'a de sens que s'il mène au coeur de soi.
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
L'embêtant avec la résurrection, c'est qu'il faut mourir avant.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
Si vous travaillez sur l'idée d'aimer, de faire le bien, de tout pardonner et harmoniser, il arrivera un moment où cette idée deviendra si puissante qu'elle imprégnera toutes vos cellules.
Il n'y a rien de plus ironique ou contradictoire que la vie elle-même.
Il y a longtemps que vous chassez le dragon, inspecteur ?
Je sais pas ce qu'il a fait a ma famille mais il a niqué mes poissons !
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
Il faut... jouer la pièce avec un majestueux enthousiasme, bien morguer le public, et le traiter avec la dernière insolence.
Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien dessus.
Il faut être écrivain de profession pour écrire sur ce qu'on ne sait qu'à moitié, ou sur ce qu'on ne sait pas du tout.
Avoir de l'or faux est un malheur supportable et facile à découvrir ; mais le faux ami, c'est ce qu'il y a de plus pénible à découvrir.
Plus le sage donne aux autres, plus il possède.
Le pessimiste ? Un homme qui en veut à tous les autres hommes parce qu'il les trouve aussi dégoûtants que lui !
Il doit y avoir dans les mots une merveilleuse puissance d'apaisement pour que tant d'hommes leur aient demandé de servir à leurs confessions.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
Un vice, il faut bien en avoir un ou plusieurs. C'est ce qui rend la vie supportable.
Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond entre l'homme et la femme.
Il ne faut pas sonder les âmes, il ne faut pas rechercher les causes et les effets, il ne faut pas chercher le sens, tout n'est que chaos.
Pour plaire aux femmes, il faut du "coiffeur" et du "commis voyageur" dans l'esprit et dans les manières.
Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière.
Le millénarisme n'a rien à voir avec l'an mil : il s'agit simplement d'une doctrine ou d'un sentiment qui considère la fin des temps
Il n'y a dans la vie que de l'exceptionnel.
Les faveurs des femmes sont dans les romans ce que sont, dans les contes, les souhaits accordés par les fées. Il s'agit de ne pas se tromper.
Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime.
Mais heureusement, notre entendement se fait au travers des mots perdus et des mots sans signification; s'il n'en était pas ainsi, pauvre serait notre compréhension mutuelle.
Le truc avec les enfants, c'est qu'on n'a qu'une seule chance de bien faire les choses. Il est vraiment important de partager leurs dons pendant qu'ils les découvrent. C'est pourquoi les concours d'orthographe sont une histoire si fascinante. Ils les [...] ► Lire la suite
Piaf me manque. C'était ma seconde soeur. Johnny, il faisait partie de la famille.
Pour chaque être, il existe une sorte d'activité où il serait utile à la société, en même temps qu'il y trouverait son bonheur.
L'Etat, quel qu'il soit, est le fonctionnaire de la société.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Il n'y a pas de gloire à être français, il n'y a qu'une seule gloire : c'est être vivant.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
Le malheur se fait d'autant plus lourd qu'il s'aperçoit qu'on le supporte difficilement.
Il faut parfois avoir le courage de ne pas travailler, mais ce luxe n'est pas un devoir pour tout le monde.
Il y a un rapport de cause à effet entre une digestion heureuse et ce que les hommes nomment le bonheur.
Là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de loi ; là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
Il est facile de croire, facile de ne pas croire. Ce qui est dur c'est de ne pas croire à son incroyance.
L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme.
L'homme politique s'exprime d'abord par ses actes ; c'est d'eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d'appui au service de son oeuvre d'action.
Les affaires passent avant tout. Sont dans la vie ce qu'il y a de plus important. Tout est là.
Il y a des choses de l'enfance que seule l'enfance connaît.
Ce serait terriblement triste s'il ne sort pas de cette mega-crise (Coronavirus) une pensée politique indiquant la nouvelle Voie.
Le meilleur ami, avait-il coutume de dire alors, c'est celui qui vient de mourir.
Il faut faire ce qui est facile comme une chose difficile et ce qui est difficile comme une chose facile.