Si un magicien voulait un jour me faire quelque présent, qu'il me donne un flacon rempli des voix de la cuisine, les ha ha ha et le murmure du feu, un flacon débordant des arômes beurrés, sucrés, de toutes ces pâtisseries.
Il faut que mes chansons aient l'air d'être parlées. Il faut que ceux qui m'entendent croient que je ne sais pas chanter, croient que je fais de petites musiquettes faciles. Il ne faut pas qu'au moyen d'artifices musicaux je détourne l'attention du texte.
Le bonheur est une chose qu'il faut savoir se faire pardonner.
Il y a autant d'expression dans les pieds que dans les mains.
C'était mon effort, en dépeignant l'Occident, pour le dépeindre tel qu'il était.
Oui, il y a des choses que je ne veux pas filmer quand je ne les juge pas nécessaires. Et oui, je pense que tout le monde doit avoir sa propre ligne à ne pas dépasser.
Je ne sais si la soumission est en marche, mais la peur est là et, malgré les crayons brandis, malgré les professions de foi martiales, il y aura de moins en moins de « Charlie » sur notre sol.
Derrière les choses qu'aiment les femmes, il y a toujours quelqu'un.
S'il donne, il est prodigue, et s'il épargne, avare.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
Plus l'homme apprenait, plus il réalisait qu'il ne savait pas.
Napoléon, à qui la cinquantaine approchant n'ôtait pas son goût pour les jolies femmes, se sentait très facilement attiré par ces "occasions tendres de causer", les mollia fandi tempora de Properce. Les occasions, à la cour, s'offraient à lui, nombreuses. Il les cueillait au gré de son désir. Ceci ne l'empêchait pas d'aimer sincèrement l'impératrice.
Tu n'es pas encore le plus fort, mon garçon, dit-elle posément, mais il faut avouer que tu ne manques pas de courage. Tu me détestes, je le sais. Pourtant je vais te dire une chose : il n'y a aucun de mes fils qui me ressemblent plus que toi.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Il n'y a pas de croyance, aussi insensée soit-elle, qui ne rassemblera ses fidèles adhérents qui la défendront jusqu'à la mort.
En fait de mariage, il n'y a de reçu que ce qui est sensé, et il n'y a d'intéressant que ce qui est fou.
Il y a ceux qui posent la question et ceux qui y répondent en la déplaçant.
Les femmes ne sont pas dégoûtées. Il n'y a pas de bordels d'hommes.
Il y a, dans tout ce qui est mathématique, quelque chose d'impérissable parce qu'il n'y a rien de vivant.
Pensez qu'il y a un million de singes derrière un million de claviers, mais n'imaginez pas que les forums aient quoi que ce soit de comparable avec Shakespeare.
Il n'y a pas une seule offense qui n'ai été associée au nom de l'homme.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Il faut être dément pour se suicider.
Il y a toujours une surinterprétation de ce que je dis.
Qui a l'orgueil de s'être fait, il s'en faut qu'il le soit.
Il y a des femmes qui, plus elles vieillissent, plus elles deviennent tendres. Il y a aussi les faisans.
Comle s'il était une seule société qui n'éprouvât pas le besoin d'avoir une minorité sur laquelle faire retomber tout le blâme ! Inondations, famines, bas salaires, rhumatismes du préfet, tout est bon lorsqu'il s'agit d'incriminer.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d'un gâchis, en gâchis il retournerait.
Le médecin fait souvent plus de bien en arrivant qu'il n'en a fait en sortant.
Celui qui comprend et pardonne - où donc trouvera-t-il un mobile d'action ?
Parlez à un homme de lui-même, il vous écoutera pendant des heures.
Ce que tu vois de l'homme n'est pas l'homme, C'est la prison où il est enterré...
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
On a souffert. On s'est surpris à trop aimer. On a rendu, mais on ne sait à qui, les coups du sort. On a jeté parmi les linges sales un front très pur, et faisait-il partie d'un corps ?
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
Il faut défendre l'identité de nos régions. L'Europe n'est pas incompatible avec cet impératif.
Il y a des hommes bien blâmables !
Ce que je dis est ce que je dis, je ne dis pas toujours ce qu'il faut, je ne dis pas toujours de chose politiquement correcte. Je n'ai aucun regret à ce sujet.
Sur la terre, il y a de la place pour tous.
Il est toujours payant de se prémunir contre le danger.
On a des champions qui deviennent fonctionnaires quand ils passent pros. Il faut leur mettre le couteau sur la gorge pour avoir des résultats. Les Français gagnent trop d'argent et ne font pas assez d'efforts.
Il y a que je suis l'homme sans argent, fragilisé par l'âge, mais dont les mains réchauffent encore.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
De toute façon, il vaut mieux une analyse désespérante dans une langue heureuse qu'une analyse optimiste dans une langue désespérante d'ennui et démoralisante de platitude, comme c'est le plus souvent le cas.
Il faut sans cesse exercer son oeil.
Il n'est pas marchand qui toujours gagne.
Si l'on m'enlevait même ce que je possède actuellement, je ne vois aucun travail, si humble soit-il, qui ne puisse me procurer assez à manger.
Quand vous savez que vous avez de la valeur, vous n'avez pas à élever la voix, vous n'avez pas à devenir impoli, vous n'avez pas à devenir vulgaire ; vous êtes juste. Et vous êtes comme le ciel, comme l'air, de la même manière que l'eau est mouillée. Il n'a pas à protester.
Poutine a cru que tout le monde allait se coucher tout de suite et il se retrouve aujourd'hui totalement débordé.