Plus l'homme apprenait, plus il réalisait qu'il ne savait pas.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
Le bonheur est une chose qu'il faut savoir se faire pardonner.
... Et ce qui n'aurait pas du être oublié fut perdu... Jusqu'à ce qu'il prenne au piège un nouveau porteur. L'anneau vint à une créature nommé Gollum et il lui apporta une vie étonnamment longue, pendant 500 ans il lui dévora l'esprit...
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Il est très important, au cinéma, que le réalisateur voie immédiatement ce qu'il cherche.
Pourquoi l'homme tue-t-il ? Il tue pour se nourrir. Et pas seulement pour ça : souvent il a soif aussi.
Le médecin fait souvent plus de bien en arrivant qu'il n'en a fait en sortant.
Celui qui comprend et pardonne - où donc trouvera-t-il un mobile d'action ?
Il n'est pas marchand qui toujours gagne.
Il n'y a que ceux auxquels on a tant dit, à qui on a toujours quelque chose à dire.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Je vous avoue que l'avenir m'inquiète beaucoup. Comment l'industrie pourra-t-elle reprendre, quand il est admis en principe que le domaine des décrets est illimité ? Quand chaque minute, un décret sur les salaires, sur les heures de travail, sur le prix des choses, etc., peut déranger toutes les combinaisons ?
Il y a que je suis l'homme sans argent, fragilisé par l'âge, mais dont les mains réchauffent encore.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Sur la terre, il y a de la place pour tous.
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Napoléon, à qui la cinquantaine approchant n'ôtait pas son goût pour les jolies femmes, se sentait très facilement attiré par ces "occasions tendres de causer", les mollia fandi tempora de Properce. Les occasions, à la cour, s'offraient à lui, nombreuses. Il les cueillait au gré de son désir. Ceci ne l'empêchait pas d'aimer sincèrement l'impératrice.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
Si l'on m'enlevait même ce que je possède actuellement, je ne vois aucun travail, si humble soit-il, qui ne puisse me procurer assez à manger.
Il est très important pour moi de ne pas faire d'hommage ou de filmer "à la manière de". Si référence il y a, elle doit être filtrée à travers le prisme du souvenir.
Il y a des femmes qui, plus elles vieillissent, plus elles deviennent tendres. Il y a aussi les faisans.
Parlez à un homme de lui-même, il vous écoutera pendant des heures.
Est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à dire en faveur des hommes ordinaires, si maltraités dernièrement ? La force la plus grande n'est-elle pas du côté de la médiocrité opiniâtre ? Et est-ce que l'homme doit être davantage qu'un homme du peuple ?
De toute façon, il vaut mieux une analyse désespérante dans une langue heureuse qu'une analyse optimiste dans une langue désespérante d'ennui et démoralisante de platitude, comme c'est le plus souvent le cas.
Quand il s'agissait d'embrasser, Harlow était le meilleur.
Il y a des tons nobles, des tons ordinaires, des harmonies tranquilles, consolantes, d'autres qui excitent par leur vigueur.
Il y a dans ma filmographie des films que je regrette d'avoir faits
Il n'y a que les douaniers qui sachent formuler des questions.
Ce que tu vois de l'homme n'est pas l'homme, C'est la prison où il est enterré...
Il est toujours payant de se prémunir contre le danger.
Pour que les choses deviennent possibles il faut d'abord les rêver.
Si un magicien voulait un jour me faire quelque présent, qu'il me donne un flacon rempli des voix de la cuisine, les ha ha ha et le murmure du feu, un flacon débordant des arômes beurrés, sucrés, de toutes ces pâtisseries.
Maintenant, j'ai plus que jamais besoin de Son aide, voilà ce que je me suis dit. Je savais que je n'étais pas vraiment l'homme qu'il fallait. Mais s'il m'imposait ce fardeau, il fallait aussi qu'il m'aide à l'assumer.
Comle s'il était une seule société qui n'éprouvât pas le besoin d'avoir une minorité sur laquelle faire retomber tout le blâme ! Inondations, famines, bas salaires, rhumatismes du préfet, tout est bon lorsqu'il s'agit d'incriminer.
Tu n'es pas encore le plus fort, mon garçon, dit-elle posément, mais il faut avouer que tu ne manques pas de courage. Tu me détestes, je le sais. Pourtant je vais te dire une chose : il n'y a aucun de mes fils qui me ressemblent plus que toi.
Tant qu'il n'est question de détruire, toutes les ambitions s'allient aisément.
J'ai travaillé deux fois avec Woody Allen et il m'a dit: "Peu importe ce que vous voulez changer, c'est à vous de décider si vous voulez changer les mots, faites-en les vôtres".
Il y a toujours une surinterprétation de ce que je dis.
Oui, il y a des choses que je ne veux pas filmer quand je ne les juge pas nécessaires. Et oui, je pense que tout le monde doit avoir sa propre ligne à ne pas dépasser.
Comme on dit «il faut rendre à César ce qui appartient à César», j'ai envie de dire: «Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d'un gâchis, en gâchis il retournerait.
Si le Créateur n'avait pas tout ordonné pour le mieux, du moins avait-il accordé un don inestimable aux animaux, en les privant de la faculté inquiétante de réfléchir sur l'avenir.
Il n'y a d'idées proprement nécessaires dans le monde que celles que tout le monde a.
Il semble qu'il entre dans les plaisirs des princes un peu de celui d'incommoder les autres.
Il n'a pas encore aimé ! Donc, il n'a pas encore souffert !
Il n'y a pas de précurseurs, il n'y a que des retardataires.
Ce qu'il y a de plus réel pour moi ce sont les illusions que je crée avec ma peinture.
Si un oiseau transportait chaque grain de sable, grain à grain, de l'autre côté de l'océan, quand il aurait tout amené de l'autre côté, ce ne serait que le début de l'éternité.