C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d'un gâchis, en gâchis il retournerait.
Seul le bonheur est sans mystère, car il se justifie par lui-même.
Le bonheur ou le malheur, à partir du moment où l'on possède de quoi se nourrir, se couvrir, se loger, on les porte en soi.
Et si le bonheur n'existe pas ? C'est que le malheur non plus n'existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d'autres.
Peut-être le bonheur n'est-il que dans les gares ?
Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même qu'ils en jouissent.
L'art d'exagérer est, à mon sens, un art de surmonter, de surmonter l'existence.
C'est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C'est le mois du don. C'est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l'Enfer.
Le vrai bonheur des amants est construit sur des interdits.
Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur.
Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.
Le bonheur est euphorisant pour qui ne le fréquente pas.
J'ai pour but l'amitié avec le monde entier. Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition au mal.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
Rendez une personne heureuse chaque jour et en quarante ans vous aurez contribué au bonheur de 14.600 personnes.
Le bonheur absolu n'a cours que chez les sots.
Il est tentant de vouloir avancer vite, mais le bonheur est ici et maintenant. À trop nous concentrer sur les choses qu'il reste à faire, nous en oublions de vivre.
Est-ce une loi inéluctable que chacun passe à côté de son bonheur et s'évertue à le mendier ailleurs ?
Les peuples se réveillent, ils veulent savoir qui ils sont. Ils se disent : le bonheur c'est peut-être d'être soi-même.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
L'amour est délicat : un rien le froisse ; tout dépend, sache-le, du tact de nos câlineries. Un baiser maladroit peut faire bien du mal.
L'argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n'en ont pas.
La France, ce n'est pas seulement le bonheur des paysages, une langue enrichie des oeuvres de l'esprit ; c'est d'abord une histoire.
Le bonheur est dans l'amertume.
L'homme est un animal inquiet qui a toujours eu besoin de mythes pour supporter l'angoisse de la vie, liée à celle de sa finitude.
Le bonheur lié au sentiment d'être aimé a pour consistance majeure le fait de se trouver soudain nanti, par l'entremise de l'amour obtenu, d'un soi propre, d'une identité personnelle.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Consacrez vos efforts au bonheur du désespéré, assurez la nourriture de l'affamé, habillez les dénués et élevez celui qui fut humilié.
La sagesse ne consiste pas plus dans la science que le bonheur dans la richesse.
Les hommes piétinent le bonheur au lieu de le remuer comme une terre délicate.
On ne se débarrasse pas facilement d'un amour dont on a vécu, ne fut-ce que quelques jours.