Le baiser est en amour ce qu'est le thermomètre en médecine. Sans lui, on ne se rendrait jamais exactement compte de la gravité de son état.
Une vraie personnalité... est comme un organisme robuste qui, avec une certitude inconsciente, cherche et digère la nourriture qui lui est propre et rejette vigoureusement ce qui ne convient pas.
L'homme doit s'applaudir d'être frivole ; s'il ne l'était pas, il sécherait de douleur en pensant qu'il est né pour un jour, entre deux éternités, et pour souffrir onze heures au moins sur douze.
Un serment à l'eau, deux paroles en l'air, trois petits bateaux oubliés par terre, un peu de ta bouche, beaucoup de ta gueule, quatre poils dans la douche, tu vivrais mieux seul. Tes erreurs, mes jugements, mes jurons, tes errements... [...] ► Lire la suite
Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
Il ne faut désespérer de rien ; mais il ne faut compter sur rien.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Au moment où nous concevons le concevable, il commence à résonner en nous et devient inconcevable.
Quand le coeur est le guide, même le plus vieux des guerriers fait plier le géant, mais il lui faut charger sa pirogue d'une cargaison de patience.
La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls.
L'homme aime rivaliser avec ses semblables et les surpasser, mais il n'aime pas parler de ses échecs.
C'est la guerre qui est le moteur des institutions et de l'ordre : la paix, dans le moindre de ses rouages, fait sourdement la guerre. Autrement dit, il faut déchiffrer la guerre sous la paix : la guerre, c'est le [...] ► Lire la suite
Si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu.
La langue française est une noble gueuse, elle ne souffre pas qu'on l'enrichisse malgré elle.
Ne se sentir heureux que par comparaison, c'est se condamner à n'être jamais vraiment heureux, car il faut toujours se démener pour rejoindre ou pour dépasser quelqu'un.
Dès cet instant elle t'a aimé et jusqu'à l'instant où elle mourra elle continuera de t'aimer d'un amour absolu d'un amour à toute épreuve.
Le bonheur est une sorte d'archipel composé d'instants heureux. Entre ces îlots il y a de l'errance et de la solitude.
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-choses, et pourtant, nous jouissons d 'une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons [...] ► Lire la suite
Est-il possible d'aimer quelqu'un tellement que cela vous donne du plaisir, un incommensurable plaisir de le faire souffrir ?
"Je ferai cela si Dieu le veut", disait un homme ; et cela n'avait aucun sens, car il n'avait pas encore demandé la permission à sa femme.
L'escargot est à la fois mâle et femelle, mais il ne peut pas en profiter.
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es".
Plaisir non partagé n'est plaisir qu'à moitié.
Un grand artiste écrit presque fatalement une oeuvre gaie quand il est triste, une oeuvre triste quand il est gai.
C'est l'histoire d'une société qui va vers sa chute... Tout au long de sa chute elle se répète : "Jusque-là tout va bien." Mais le plus important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
Depuis l'invention de l'arme atomique, le monde vit dans l'équilibre de la terreur. Bon gré mal gré, il faut que chacun des partenaires s'y plie.
Il y a longtemps, les gens croyaient que quand quelqu'un meurt, un corbeau emporte son âme jusqu'au pays des morts. Mais il arrive parfois quand des choses trop horribles se soient passées que l'âme emporte avec elle une immense tristesse [...] ► Lire la suite
Il y a des gens si malhonnêtes que, quand ils vous serrent la main, on compte ses doigts.
Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s'explique pas uniquement par l'ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l'État sans être le candidat d'un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l'obscurité à la lumière, cela ne s'était encore jamais vu.