Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres.
L'avenir vous appartient, mais il ne peut vous appartenir que si vous y participez et le prenez en charge.
La haine, comme l'amour, se nourrit des plus petites choses, tout lui va.
Dieu personnellement n'est pas riche, il prend aux uns et distribue aux autres.
Les larmes sont à Dieu et quiconque les verse sans songer à lui les lui vole.
Le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation ; et, d'un homme, il fait alors un lâche.
Je vois, vous vous prenez trop au sérieux pour vous soucier de ce que vous portez et vous mettez disons cet espèce de pull difforme mais ce que vous ne savez pas c'est que ce pull n'est pas juste bleu, [...] â–º Lire la suite
Si Noé avait vraiment été un sage, il aurait tapé sur ces deux mouches.
L'estime de soi ne se conjugue pas au conditionnel.
En art il n'est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.
Je ne me sens pas limité par la langue : je me sens plus libre.
- D'abord comment va-t-il ?- Il va très bien.- Il est heureux ?- Il est libre.- C'est différent ?- C'est l'étage au-dessus.
Lorsqu'un Tsigane dit la vérité une fois dans sa vie, il s'en mord les doigts.
La seule différence entre ce qu'on appelle un homme véridique et ce qu'on appelle un menteur, c'est que le premier ment comme il respire, naturellement et sans savoir, alors que les mensonges du second portent la marque d'un effort créateur. Ils sont plus construits, plus cohérents, et certainement plus efficaces.
Les mendiants vivent de leurs plaies : il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
Dieu ne saurait être déifié sans ridicule. Il aime être vécu.
La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne se pas regarder vivre.
Présidence de la République : Ne l'oublions jamais : le président de la République est le gardien de la Constitution, et pendant qu'y fait ça, il est pas au bistrot.
Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l'abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l'emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur les doigts, si tu le piques sur un bois il meurt.
La meilleure chose est d'avoir un aspect naturel, mais pour avoir un aspect naturel, il faut du maquillage.
Ne pas savoir qui est son père, c'est ça qui guérit de la peur de lui ressembler.
Le grand artiste est une formulation de la plus grande intelligence: il est le destinataire des sensations qui sont les expressions les plus délicates et par conséquent les plus invisibles du cerveau.
Comme dans la vraie vie, il y a quelques concombres sur la route.
La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.
Comme il est des options sur lesquelles on ne peut revenir, il est des joies qu'on ne veut recommencer.
Plus on légifère, moins il y a de dialogue social.
On considère l'Europe comme le continent qui a, plus que tous les autres, profité de la planète. Mais c'est aussi le continent qui lui a donné plus que tous les autres.
Tout vient à point pour celui qui sait attendre. Il n'y a rien de plus fort que ces deux là : patience et temps, ils feront tout.
Je pensais vous connaître, mais je suppose qu'il est plus facile de voir ce qu'on veut plutôt que de chercher la vérité. Vous pensez me connaître mais ce n'est pas le cas, et ça signifie que vous ne savez pas [...] â–º Lire la suite
Pour préparer un arbre de Noël, il faut trois choses, outre les ornements et l'arbre, la foi dans les beaux jours à venir.