Il vaut mieux avoir affaire aux corbeaux qu'aux flatteurs, car ceux-ci dévorent les morts et ceux-là les vivants.
Il n'est pas de joie qui égale celle de se créer de nouvelles amitiés.
Un homme est d'accord pour souffrir du froid s'il veut explorer le pôle Nord.
Il n'y a qu'un passé et il n'existe qu'un seul présent, par contre il y a une multitude de futurs, mais seul l'un d'eux se réalise.
Le monde est plein de mystères, et il n'est pas nécessaire que nous les percions tous.
Il est impossible de vivre sans ne jamais échouer, sauf si tu fais tellement attention, que tu ne vis pas du tout. Dans ce cas, tu échoues par défaut.
Il est très facile d'accepter et d'aimer ceux qui nous ressemblent, mais aimer quelqu'un de différent est très difficile.
L'invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu'il rompt son jeûne (le soir).
Il y a deux sortes de savants : les spécialistes, qui connaissent tout sur rien, et les philosophes, qui ne connaissent rien sur tout.
L'émeute qui fini par étrangler ou détrôner un sultan est un acte aussi juridique que ceux par lesquels il disposait la veille des vies et des biens de ses sujets.
Il n'y a qu'une façon d'apprendre, c'est par l'action.
Un contrat c'est fait pour être cassé quand plus rien ne va, il faut bien que les avocats servent à quelque chose.
Instituons une nouvelle règle de vie à partir de ce soir : essaie toujours d'être un peu plus gentil qu'il ne t'est demandé.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
Il n'y a rien de tel pour vous donner du génie que d'avoir un oncle cinglé ou une grand-mère sinoque.
Il vaut mieux être invité avec affection à manger des herbes, qu'à manger le veau gras lorsqu'on est haï.
Qu'importe que tout soit bien, pourvu que nous fassions en sorte que tout soit mieux qu'il n'était avant nous.
Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et [...] ► Lire la suite
Le véritable amour partagé ignore l'inquiétude. Il sait sa force.
Il est peu de plaies morales que la solitude ne guérisse.
Ce grand monde, c'est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais.
Dans un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres.
Boire n'est pas un défoulement. C'est au contraire une contrainte imposée durement à l'intellect, afin qu'il ne présente point les images qui font souffrir.
Il ne faut pas tant se méfier des autres que se défier de soi-même.
Il faut toujours abuser de sa liberté.
Il en est des médecins comme des avocats. La seule différence c'est que l'avocat se contente de vous voler alors que le médecin vous vole et vous tue par la même occasion.
L'espace n'existe pas, il faut le créer mais il n'existe pas.
La liberté ne connaît pas de frontières, il suffit qu'une voix s'élève et appelle à la liberté dans un pays, pour redonner courage à ceux qui sont à l'autre bout du monde.
Il faut que le noir s'accentue pour que la première étoile apparaisse.
Il y a plusieurs vies dans une vie, et c'est bien cela qui nous la rend attrayante.
On dit que la joie n'est pas de recevoir, mais de donner... Alors quand il n'y a plus de joie, quand donner devient un fardeau, on arrête tout... Mais quand on est comme la plupart des gens que je connais, on donne jusqu'à en avoir mal... On donne, on donne et on donne...
Journaliste. D'abord, il lèche, puis il lâche et il lynche.
Il n'y a qu'une seule vertu, la justice ; un seul devoir, de se rendre heureux ; un seul corollaire, mépriser quelquefois la vie.
L'esclave n'a qu'un maître ; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune.
Le petit cadeau va où il espère trouver le grand cadeau.
L'expression du sentiment vrai est toujours banale. Plus on est vrai, plus on est banal. Car il faut chercher pour ne pas l'être.
Si l'amour est assez grand pour que d'y renoncer soit admirable, il est assez grand pour que s'y jeter soit admirable.
Deux pensées ne peuvent occuper l'esprit en même temps, il nous incombe donc de choisir si ces pensées seront constructives ou destructrices.
La marque d'une grande âme, est d'avoir pitié de son ennemi lorsqu'il est dans la misère.
Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien.
Il n'est pas dans l'amitié de peste comparable à l'adulation, la flatterie, la basse complaisance.
Le golf n'est pas un jeu où il faut se presser. Il faut laisser entrer en soi la richesse du sport.
Pendant plus de trois cents ans l'homme blanc a été notre oppresseur, et il ne nous accordera pas de bon gré la vraie liberté... Nous devrons nous libérer nous-mêmes.
Partout où l'homme apporte son travail, il laisse aussi quelque chose de son coeur.
N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n'en aient pas ?
L'homme est le plus pauvre des esprits, parce qu'il possède un corps, et le plus triste des animaux, parce qu'il possède un esprit.
Le sexagénaire, s'il faut en croire le langage, serait-il enfin arrivé à l'âge du sexe ?
Il est bon de noter combien la charge affective des mots : bien-être, joie, plaisir est différente. Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect.
Le fait que l'homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature ; mais le fait qu'il puisse mal agir prouve l'infériorité de son esprit.
Si une once de vertu ajoute à l'efficacité née de la compétition, il faut beaucoup de compétition pour mettre fin à l'efficacité de la seule vertu.