L'homme est le terme unique d'où il faut partir et auquel il faut tout ramener.
Qui n'est pas beau n'est pas forcément moche, quand il a de l'argent dans ses poches.
Le style reflète une position morale et la forme crée une esthétique personnelle. Dans les deux cas, il est important de maintenir l'indépendance de la pensée et de l'action.
Il n'y a pas de malheur pire que celui qu'on a.
Pour une femme qui nous inspire quelque chose de bon, il y a en cent qui nous font faire des sottises.
Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.
Il ne faut jamais s'attacher tellement aux choses et aux gens qu'on ne puisse, plus ensuite, vivre sans eux.
La guerre est comme la fièvre typhoïde ; il faut la fuir, mais si on l'attrape, il faut lutter.
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers qu'il n'en faut redouter aucun.
Une légende, c'est un vieil homme avec une canne et que tout le monde connaît pour ce qu'il faisait.
L'homme est de glace aux trésors qu'il possède ; Il est de feu pour tout ce qu'il n'a pas.
Le golf n'est pas un jeu où il faut se presser. Il faut laisser entrer en soi la richesse du sport.
- Vous savez quelle différence il y a entre un con et un voleur ? - Non. - Un voleur, de temps en temps, ça se repose.
Le conflit est la mouche du coche de la pensée. Il stimule l'observation et la mémoire.
Un diplomate est quelqu'un qui peut vous dire d'aller au diable de telle manière qu'il vous tarde de faire le voyage.
Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas.
Pour incendier une forêt, il faut l'aide du vent.
Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible.
S'il est vrai que je suis poète par la grâce de Dieu - ou du diable -, je le suis aussi par la grâce de la technique et de l'effort.
Il ne faut jamais se foutre de la gueule des riches car on ne sait pas ce qu'on peut devenir.
Il vaut mieux vivre riche que mourir riche.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
Quel talent il faut pour écrire dans un journal ! 1° Prendre garde de glisser sur les épluchures et graillons de l'escalier qui monte au bureau de rédaction. 2° Plaire au garçon.
L'optimiste ne doit donc pas avoir des oeillères. Il doit prendre en considération le pessimisme et décider le camp de l'espoir.
L'axiôme doit être simple. Doit-il être clair ? Pas nécessairement. Simplicité et clarté, c'est deux.
La bouderie en amour est comme le sel ; il n'en faut pas trop.
Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.
Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Il faut quelquefois se promener au fond de l'abîme. Même si je descends jusqu'en enfer, le bras de Dieu est assez long pour m'en retirer.
Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.
C'est au contact d'autrui que l'homme apprend ce qu'il sait.
S'il a été remarqué que quelques dauphins pouvaient reconnaitre jusqu'à cinquante mots de notre langue, aucun humain n'a jamais pu comprendre un seul mot de la leur.
L'homme est en permanence conditionné par autrui. Tant qu'il se croit heureux, il ne remet pas en cause ce conditionnement.
Quand un dentiste dit : "Ca risque de faire un peu mal", c'est qu'il entend par là : "A quelle hauteur pouvez-vous sauter ?"
Il faut être absolument moderne.
Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.
Le peuple est un enfant capricieux qui veut toujours le contraire de ce qu'il a déjà.
Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et [...] ► Lire la suite
Il n'y a rien de si difficile ni de si dangereux que d'entreprendre de changer l'ordre des choses.
Quand on a deux maisons, il pleut dans une.
L'homme ne croit qu'en ce qu'il voit, l'ignorance est pourtant invisible, mais personne ne remet en doute son existence.
Il faut prendre le taureau par les cornes.
Ce professeur-là n'inculquait pas un savoir, il offrait ce qu'il savait.
La poésie est une espèce de musique : il faut l'entendre pour en juger.
En toute entreprise, il n'y a rien de plus funeste que de mauvais associés.
Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de la victime.
On ne doit pas juger du mérite d'un homme par ses grandes qualités, mais par l'usage qu'il en sait faire.
Il n'y a qu'un remède au désespoir : c'est la prière - la prière qui peut tout, qui peut même créer Dieu...
Au coeur de l'incertitude il y a toujours l'espoir, si fragile soit-il.