Voilà une affaire où il faut de l'argent, pas autre chose.
Je souffre terriblement d'une maladie orpheline pour laquelle il n'existe nul Téléthon. Je suis un insomniaque pervers, c'est-à-dire que, la nuit, je rêve que j'arrive pas à dormir.
Les copains, qui étaient sept, firent un silence sept fois multiplié par lui même, autrement dit un des plus grands silence qu'il y ait jamais eu.
Qu'il y ait du travail, du pain, de l'eau et du sel pour tous.
Il n'y a pas de rempart qui résiste à la méchanceté.
Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l'espèce et non au sexe ; dans ses meilleurs moments il échappe même à l'humain.
Il y a des amis qui sont comme des rosiers qui n'ont que des épines.
À 23 ans, mon agence m'a fait comprendre que je commençais à me faire vieille et qu'il ne me restait plus qu'une année « sérieuse » dans le mannequinat.
Evidemment qu'il y a un lien entre immigration et délinquance.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point pour un bavard.
L'âge que nous vivons est dangereux ; comme il serait ennuyeux s'il ne l'était pas.
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plaît.
Un cinéaste, ça se demande comment va le monde. S'il ne pose pas cette question, il fait du cinéma qui se prend le pouls.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
Dieu ne peut pas mourir. La seule chose qu'il ne peut pas faire. Si l'homme est créé à l'image de Dieu, l'homme ne mourra pas. Dieu ne laissera pas s'éteindre son image.
Un Dieu ne devient dieu qu'au moment où il devient forme. C'est vrai. Mais il est vrai aussi, qu'au moment il devient forme, il commence de mourir.
Où fut-il trouvé sur terre Plus sincère fidélité Qu'entre homme et femme.
Mon père ne m'a jamais expliquer la vie, il vivait, et me laissait le regarder.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
Il vaut mieux dater d'un siècle que d'une saison.
Comme les ennemis sont mortels, il n'est somme toute que d'attendre.
Il est impossible de contrefaire les choses pour s'inventer la joie.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Il n'y a pas d'endroit agréable, puisque notre corps nous empêche de sortir.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
L'amour des possessions est une faiblesse à surmonter. Il s'attache à la part matérielle de l'existence et, si on le laisse prendre de l'importance, il risque de perturber l'équilibre spirituel.
Il ne manque jamais quelqu'un de trop.
Snobisme. C'est un partage savant entre ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. C'est une étiquette permanente. Le bon mot, le geste qu'il faut, quand il faut.
Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain.
Tu n'as pas le souci de l'argent, du pain à gagner. Te voilà libre, et le temps t'appartient. Tu n'as qu'à vouloir. Mais il te manque de pouvoir.
Quand le public n'est pas là, il manque un personnage.
Il y a, par les temps qui courent, tant de personnages honorables mis en examen qu'il serait inconvenant de souhaiter "bonne santé" à quelqu'un qui risque de s'y retrouver prochainement.
L'homme n'est qu'un supplément négligeable dans cet Eden dont il aspire à sortir.
Je crois qu'il n'y a pas un seul sujet qui soit en dehors des limites pour un metteur en scène.
Il appert que, en mieux ouvert, le fait d'être placé en détention domiciliaire sous surveillance électronique et d'être soumis ou ordonné à une exigence de traçabilité (c'est-à-dire le sentiment d'être surveillé quotidiennement et de devoir rendre constamment des comptes faisant écho à l'affect) entraîne la réapparition des murs carcéraux en soi et autour de soi.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Pour me comprendreIl faudrait la connaître mieuxQue je ne pourraisIl faudrait l'aimer plus que moiEt je vous diraiQue je n'y crois vraiment pas.
Pour me comprendreIl faudrait savoir qui je suisPour me comprendreIl faudrait connaître ma vieEt pour l'apprendre,Devenir mon ami.
Pour gagner des applaudissements, il faut écrire des choses si simples qu'un cocher pourrait les chanter.
Il faut prendre des leçons d'abîme !
La grande révélation n'est peut-être jamais venue. Au lieu de cela, il y avait des petits miracles quotidiens, des illuminations, des allumettes frappées à l'improviste dans l'obscurité.
De la force à l'injustice, il n'y a qu'un pas.
Un grand pays aux performances économiques aussi exceptionnelles que l'Allemagne ne peut oublier qu'il doit en partie son succès à la demande d'autres pays européens.
Je m'en fous que ça aille mieux demain. Je veux que ça aille mieux tout de suite, maintenant. Je veux les faire souffrir comme ils nous font souffrir, même plus. Je veux qu'ils ressentent ma souffrance parce que franchement c'est tout ce qu'il me reste à offrir.
Il n'y a d'existence sur terre que pour les originaux ; seuls ils ont droit à la vie.
Rien ne peut jamais marcher si l'on songe à tout ce qu'il faut pour que ça marche.
Il n'est point de vainqueur sans l'aveu du vaincu.