Le contemplatif, du moins dans le sens bouddhiste, est celui qui comprend que son esprit peut être son meilleur ami, mais aussi son pire ennemi, et qu'il doit donc le transformer par la méditation.
Ton ami est celui que tu aimes, quand même il serait esclave.
Et on peut être brillant et quelqu'un de traumatisé. Je pense que mon frère est suicidaire et qu'il entraîne avec lui dans une espèce de spirale des gens, sous prétexte qu'il est intelligent. Et c'est très négatif.
Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer.
Quand votre mère demande : "Tu veux un conseil?", il s'agit d'une simple formalité. Ce n'est pas grave si vous répondez oui ou non. Vous allez l'obtenir de toute façon.
Il n'est d'amour sans fidélité... ni jalousie peut-être.
Il y a mille moyens de dire ce qu'on pense et un seul de dire ce qui est.
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
C'était un moustique snob. Il ne buvait que du sang bleu.
Le grain de blé qui pourrit dans la terre et dans la nuit, voit-il donc le soleil ? Non, mais il a la foi. C'est pourquoi il monte, par et à travers la mort, vers la lumière... Nous, nous sommes le blé de Dieu.
Il ne faut pas autant d'acquis pour être habile que pour le paraître.
Il y a des gens que l'on mène par la crainte même où ils sont d'être menés.
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
Il faut arrêter les préjugé sur les dindons !
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.
J'aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L'eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu'à l'eau fraîche qui l'éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
Il ne suffit pas d'avoir horreur de la guerre. Il faut savoir organiser contre elle les éléments de défense indispensables. Mon pays peut le faire sans avoir à abandonner une politique de paix.
Quelle est la différence entre Mark Zuckerberg et moi ? Je vous livre gratuitement des informations privées appartenant à des sociétés, et je suis un bandit. Zuckerberg livre vos données privées à des sociétés pour de l'argent, et il est l'Homme de l'Année.
Il n'appartient qu'à celui qui a puni de lever la sanction.
La gentillesse est très indigeste. Il est en désaccord avec les estomacs très fiers.
J'ai été frappé mesdames et messieurs les députés depuis le début de cette crise par le nombre de commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu'il aurait fallu faire selon à chaque instant.
Le succès ne vous change pas... Il vous révèle.
Et quand Mes serviteurs t'interrogent sur Moi.. alors Je suis tout proche: Je réponds à l'appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu'ils répondent à Mon appel, et qu'ils croient en Moi, afin qu'ils soient bien guidés.
Quand son esprit et son corps se confondirent, quand son avant-bras traça les signes sans qu'il eût à réfléchir, quand d'un coup de pinceau il put fixer des idées ou des choses sur une tablette, il comprit qu'il savait écrire.
S'il n'est pas réconfortant, il est en tout cas flatteur de penser qu'on mourra sans avoir donné toute sa mesure.
Il y a un silence du corps et de l'âme : c'est la condition du bien-être.
Le Christ a parlé comme si le Monde n'était composé que de bons et de méchants ; il a oublié les imbéciles.
Quand le prince peut ce qu'il veut, il y a grand risque qu'il veuille ce qu'il ne doit pas vouloir.
Il n'était pas menteur, il avouait la vérité et disait qu'il était cruel.
Quel que soit ton conseil, qu'il soit bref.
Se voir demander un autographe procure une sensation ambiguë. Il y a une satisfaction faite d'une vanité un peu grasse. La demande agace si elle est trop importante, et vexe si elle s'éteint.
Il faut que les deux parents le désirent, l'enfant.
Il faut supposer que ce que vous avez à dire est intéressant car s'il n'en était pas ainsi, peu importe que vous soyez long ou concis.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Il y a deux trucs vraiment risqués et qu'il ne faut donc pas faire en France en ce début de XXIe siècle : dessiner Mahomet et dire que Brassens vous emmerde.
Ainsi, les années étaient passées, inutilement, et, aujourd'hui, il était trop tard.
Il lui faut se maintenir constamment en état de saisir que ce sont les rapports sociaux qui constituent le monde de l'activité humaine, la praxis, avec ses limites. Il s'agit de comprendre que ce monde a toujours des limites qui sont les limites de la pensée.
Qui cède aux hommes n'est pas dénué de bon sens, car il en tire plus tard son profit.
Dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !
Il est des amitiés circonspectes, qui, craignant de se compromettre, refusent des conseils dans les occasions difficiles, et dont la réserve augmente avec le péril des amis. Mais une amitié véritable ne connaît point ces timides précautions.
Il y a le cadeau, il y a l'esprit, et il y a le travail - tous les trois doivent se réunir. Si l'une de ces choses est manquante, cela peut vous empêcher de devenir ce que vous étiez censé être.
Il y a toujours un abîme au fond de l'abîme.
Il y a des péchés si flatteurs que, si je les confessais, j'en commettrais un autre d'orgueil.
Pourquoi donc, en effet, le riche serait-il plus heureux que le pauvre ? Il ne travaille point ; eh bien ! il n'a pas le plaisir de se reposer.
A celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Personne ne veut dominer le monde parce qu'il a une armée, mais parce qu'il est le meilleur.
L'esclave qui aime sa vie d'esclave a-t-il une vie d'esclave ?
En quoi le bonheur peut-il bien consister sinon à n'être pas trop malheureux entre des malheurs !
Il y a des désirs qui ne sont pas désirables.