Il est temps de supprimer l'ENA.
Je n'ai pas le talent d'écrire sur commande. Pour que j'écrive, il faut que je vive.
Ah oui j'oubliais, il a un régime très strict, il mange n'importe quoi, à n'importe quelle heure et en grande quantité et puis enlevez lui le rose du jambon, il aime pas !
Si la folie est un phénomène social, et si la solution réside dans les relations interpersonnelles, il faut commencer par exercer notre devoir de compassion.
Il est bien difficile de dire si l'homme naît méchant ou s'il le devient tout de suite.
Il est indispensable d'aller au collège. C'est le seul moyen d'apprendre ce qui n'a aucune importance.
Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Que nos douleurs seraient supportables, s'il n'y avait pas les joies des voisins.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Pas même Dieu ne réalise ses désirs. Du moins, il faut l'espérer pour lui pardonner la vie qu'il nous fait mener.
Il est odieux de défendre et risible d'attaquer une société dont on profite.
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
Il y a des gens qui ne trouvent un bon mot que la troisième ou quatrième fois qu'ils le répètent.
Il y a une liberté qui devient de la licence quand on dit que le corps appartient aux femmes.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
Les Allemands, dit-on, sont le premier peuple du monde au point de vue du sens artistique et de l'esprit scientifique. Certes ! Seulement il n'y a que très peu d'Allemands.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort, ainsi l'est celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : je ne l'ai fait qu'en jouant.
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
Le monde est ce qu'il est, mais pas comme on voudrait.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé. Rares sont ceux qui ont la chance de savoir vraiment pourquoi ils travaillent.
Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l'oeil avec toutes les inimitables dispositions qui permettent d'ajuster le foyer à diverses distances, d'admettre une quantité variable de lumière et de corriger les aberrations sphériques et chromatiques.
Il n'y a pas de bel être vivant sans la beauté intérieure.
Le djinn, si vieux soit-il, est encore capable de faire des grimaces pour affoler les enfants.
Si Dieu était subitement condamné à vivre la vie qu'il a infligée aux hommes, il se tuerait.
Berlusconi est jugé parce qu'il vit avec des femmes. S'il était homosexuel, personne n'aurait levé le petit doigt contre lui.
Quand on sait que l'adversaire arrive au point faible du dossier qui risque d'embarrasser la défense, il faut faire diversion parfois de façon banale : faire tomber son stylo et le chercher ostensiblement. L'attention est détournée. Le fil est rompu. Mais il faut le faire intelligemment. Là, j'y étais « pour mon compte » !
Mon père est Algérien, fier de qui il est et je suis fier que mon père soit algérien.
J'ai rencontré ma femme en jouant au golf. Elle est française et ne pouvait pas parler anglais et je ne pouvais pas parler français, donc il y avait peu de chance de nous impliquer dans des conversations ennuyeuses - c'est pourquoi nous nous sommes mariés très rapidement.
Prends Dieu comme ami. Il est réconfortant pour un étranger d'avoir un complice en pays inconnu.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Il faut observer la convenance dans le détail et l'ordre dans l'ensemble.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Même s'il porte un bât brodé d'or, un âne est toujours un âne.
Les braves gens ne savent pas ce qu'il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J'ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j'y sois arrivé.
Il n'est que de vivre : on voit tout et le contraire de tout.
Il faut qu'une femme soit ouverte, ou fermée.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Il faut toujours vouloir vivre parce que c'est beau aussi.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Il n'y a plus de solitude là où est la poésie.
Un homme âgé n'est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n'a plus à en être, il est au coeur de l'être pur.
Depuis qu'il participe aux réunions des alcooliques anonymes, il continue à boire sous un pseudonyme.
On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
Merci, mon Dieu de m'avoir envoyé ce trouble intestinal. Il manquait à la balance de mon équilibre.
Il y a des choses qu'on est longtemps sans se dire, mais quand une fois elles sont dites, on ne cesse jamais de les répéter.
Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
Le chagrin qui s'exprime en mots n'est rien s'il ne touche au coeur.
Traîne pas trop sous la pluie.C'est pas Bogota, c'est Paris.Il y avait du cygne blanc dans cette fille-là, mon pote. Et puis du cygne noir.