Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
Pour le caractère sadique, il n'existe qu'une qualité digne d'admiration : la puissance. Il aime et admire ceux qui détiennent le pouvoir et il se soumet à eux ; tandis qu'il méprise et veut contrôler ceux qui sont faibles et ne peuvent riposter.
Il y a de bonnes raisons d'interdire le LSD, le DMT, le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage des betteraves ou en bossant à la chaîne chez General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais dans une fac.
Le temps n'est pas de l'argent, mais il a une valeur inestimable pour qui en profite et le savoure.
Qu'est-il possible de bien faire, en physique particulièrement, si les choses ne se réduisent pas à des degrés et à des mesures ?
Il a une fois demandé l'aumône d'une statue et, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il l'avait fait, il a répondu: "Pour s'entraîner à être refusé."
Ce n'est qu'à l'âge de 37 ans que j'ai compris la grande vérité qu'il faut écrire ses propres livres et ceux de personne d'autre, et tout s'est enchaîné à partir de là.
La mode n'est pas nécessairement une question d'étiquettes. Il ne s'agit pas de marques. Il s'agit d'autre chose qui vient de l'intérieur de vous.
Dieu -à Lui la Puissance et La Gloire- a dit :«...A l'exception Le Jeûne M'appartient; et c'est Moi qui accorde la récompense, car le serviteur jeûneur abandonne pour moi sa nourriture et son désir. Le jeûneur a deux joies : [...] ► Lire la suite
Je crois que pour en faire une oeuvre littéraire, il faut tout simplement rêver sa vie - un rêve où la mémoire et l'imagination se confondent.
Un dictionnaire est comme une montre ; il vaut mieux en avoir un mauvais que pas du tout, mais le meilleur n'est jamais tout à fait exact.
A notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre.
Il est plus facile de résister au premier de ses désirs qu'à tous ceux qui le suivent.
Il ne faut pas craindre les pièces ennuyeuses ; quand le public s'ennuie, il croit qu'il pense, et ça le flatte.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.
Il n'y a pas de grands et de petits yeux : il y a des yeux qui ont une âme et d'autres qui n'en n'ont point. Dieu est pour le regard l'unique costumier.
Il est un système dont nous ne parviendrons pas à sortir avant longtemps : le solaire.
Il y a plus d'honnêtes femmes qu'on le croit, mais pas tant qu'on le dit.
Il faut bien donner un nom à ce qui n'a pas de nom, à ce qui est impalpable... Tout compte fait, c'est là le métier des philosophes et de la philosophie.
On peut se douter du doigt de Dieu, car il se l'est mis dans l'oeil indiscutablement en créant le monde.
Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs.
Le fanatisme, toujours serviteur du faux. Même au service du vrai, il serait haïssable.
Le snob est un monsieur qui admire collectivement ce qui l'ennuie quand il est tout seul.
Il y a des hasards, mais il y a incontestablement aussi des êtres qui savent exploiter le hasard.
Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...
Il n'est pas facile de sortir comme cela d'un chapeau un emploi et une nouvelle vie, en quelques semaines. Il faut du temps pour s'organiser.
Toi, le bon Dieu, au lieu de te donner un cerveau, il aurait mieux fait de te creuser un deuxième trou du cul, parce que tu chies plus que tu penses !
L'enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser, mais auquel il ne faut pas s'attacher.
L'homme se bronze ainsi : il use la femme pour que la femme ne puisse pas l'user.
La beauté a puissance de résurrection. Il suffit de voir et d'entendre.
Il y a longtemps Mon père m'a dit que c'était un péché de trop s'inquiéter.
Ne comprenez-vous pas combien il est dramatique d'être un comique? Être fou, pour faire rire les gens à son spectacle?
Rappelez-vous, le sexe est comme un dîner chinois. Il n'est pas terminé jusqu'à ce que vous obteniez tous les deux votre cookie.
L'habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.
Si l'homme savait ce qu'est le tonnerre, il deviendrait cendre et poussière.
Tous les malheurs ont une fin. Ainsi en est-il aussi des gloires et des tragédies du monde.
Il y a plus de fous que de sages, et dans le sage même, il y plus de folie que de sagesse.
Le temps a ceci de singulier qu'il s'écoute.
On apprend ordinairement les langues pour pouvoir exprimer nettement qu'on sait . Mais il semble que les médecins n'apprennent leur jargon que pour embrouiller ce qu'ils ne savent point.
Créer est le seul domaine où il faut se déposséder pour s'enrichir.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
Il faut essayer de soumettre les circonstances et non s'y soumettre.
Quand tu vas voir du divertissement et qu'il y a de l'obscénité, c'est de l'obscénité ; quand tu vas voir de l'obscénité et qu'il y a de l'obscénité, c'est du divertissement.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
Il semble qu'il y ait, dans toute destinée, comme un rythme régulateur des événements, et qu'à chaque période de violence et de tumulte succède inévitablement une période de détente et de stagnation.
Pourquoi Dieu écoute-t-il quand on lui demande des choses qui plus tard ne feront plus notre affaire ?
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
L'enfer existe. Il est la part du plus grand nombre.
Quand on est roi, que peut-il manquer ? D'être Dieu.
Il y a fondamentalement deux sortes de littérature. L'une vous aide à comprendre, l'autre vous aide à oublier.