Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
Au commencement il y avait le Verbe et à la fin le bla-bla-bla.
Heureusement, le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui.
Les braves gens ne savent pas ce qu'il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J'ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j'y sois arrivé.
Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir.
Même chez les jaloux, l'instinct de conservation est tel qu'il leur fait préférer, en fin de compte, l'image de la réalité qu'on leur présente à celle qu'ils devinent et redoutent de voir confirmer.
Il y a un espoir souverain dans les yeux des jeunes filles.
Quand on a "une dent" contre quelqu'un, il est inutile de mâcher ses mots.
Pour juger de quelqu'un, il faut lui avoir vu jouer le dernier rôle.
Il faut naître à quelque chose tous les jours et c'est toujours aussi douloureux que la première fois.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Les citations sont les pilotis de l'écrivain fantôme : sans elles, il s'enfoncerait doucement dans le néant.
Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d'Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit ; mais au moins souvent leur corps engraisse.
Il y a des femmes qui, comme certaines pièces de théâtre, méritent des reprises et plaisent davantage la seconde fois.
Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
Je crois qu'il n'y a pas un seul sujet qui soit en dehors des limites pour un metteur en scène.
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] ► Lire la suite
Il vaut mieux ne pas travailler que travailler dans quelque chose dont vous ne voulez pas travailler.
Quand je grimpe à l'échelle du bonheurTout en haut, il y a une fleurUne fleur en forme de coeurA-t-on jamais vu ça ?Elle est en toi MamanQuand je suis tout au fond de tes bras.
Que d'amour de vous, il est doux de souffrir.
Il y a peu de bandes dessinées qui se ressemblent, c'est à chaque fois le travail propre à un auteur.
En bon policier, il était capable de camoufler sa personnalité à volonté, de devenir aussi inoffensif et banal qu'un meuble.
Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont, et les choses telles qu'elles devraient être.
Il n'y a de joueurs repentants que parmi les perdants.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Puisque l'impôt a une assiette, pourquoi mange-t-il toujours dans la nôtre ?
Il n'y a pas de création sans épreuve...
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
Il faut bien pécher de temps en temps pour mettre en valeur l'immense miséricorde du Père.
L'art n'est pas chaste, on devrait l'interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l'art est dangereux. Ou s'il est chaste, ce n'est pas de l'art.
Un petit garçon n'a besoin ni de montre ni de calendrier. Il passe à table quand on l'appelle, va se coucher quand on lui dit. Les heures, les jours, les années ne portent pas de numéro.
Pour arriver à des choses neuves en littérature, il faut déplacer les expressions ; en philosophie, il faut déplacer les idées.
Il en est de la bohème comme il en est de l'alcool, comme il en est du tabac et des femmes ; il ne faut pas en pousser la pratique à l'excès.
Il n'y a plus d'espoir mais beaucoup de futur.
Bientôt, la seule chose qu'on pourra bouffer dans la vache, c'est la clochette, parce qu'il y a du fer dedans !
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
En régime communiste, il vous est interdit de vous laisser exploiter : voilà déjà une liberté de supprimée.
Il n'est pas de sentiment qui jette dans l'exubérance avec plus de force que celui du néant.
Je dis qu'il n'y a pas de ténèbres mais de l'ignorance.
En art, il n'y a que deux types de personnes: les révolutionnaires et les plagiaires.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
Est-ce qu'il peut changer ? C'est tout ce que je lui souhaite, mais est-ce qu'il a changé ? Je ne pense pas.
- Je crois que parfois c'est plus simple d'en vouloir à ceux en qui on a parfaitement confiance. - Pourquoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi c'est comme ça ?! - Parce que tu sais que quoi qu'il arrive elles t'aimeront toujours...
Il n'y a pas de destin !
Dieu créa l'homme, puis il eut peur qu'il s'ennuyât il lui donna la femme. Peu après, pris de remords, Dieu eut peur qu'elle l'ennuyât, il lui envoya le tabac.
Il n'y a d'existence sur terre que pour les originaux ; seuls ils ont droit à la vie.
Connais-toi, laisse à Dieu les secrets qu'il veut faire ; L'homme est la seule étude à l'homme nécessaire.
La plus cruelle manifestation de désapprobation du public, c'est son absence. Qu'il siffle, mais qu'il vienne.