Il est difficile de définir les choses vraies.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
Plus longtemps l'homme reste un enfant, plus il vivra vieux.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Attraper le bonheur, c'est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet. Tu précipites le filet sur lui et il s'abîme, c'est un bonheur gâché.
Il ne sert à rien de fermer les yeux si l'esprit continue de voir.
Je dis qu'il n'y a pas de ténèbres mais de l'ignorance.
Je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il faut toujours dire « Je t'aime » aux personnes qu'on aime.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
Il faut prendre la naissance de l'amour au sérieux pour n'avoir pas un jour à prendre son échec au tragique.
L'homme tire le bien qu'il fait de son coeur, non de sa bourse.
Un intellectuel c'est quelqu'un qui entre dans les bibliothèques publiques même quand il ne pleut pas.
Si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses.
Les femmes jouent souvent en dehors du foyer un rôle utile. Toutefois, il ne faudrait pas, que sous prétexte d'une égalité d'ailleurs chimérique et contre nature, elles s'immiscent partout à la place des hommes.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
Il est, dans la vie des hommes, des heures où la tension des événements semble répondre à celle de notre âme.
La vie n'existe pas : il faut la faire.
La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
Il faut à la parole même une matière.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Il ne suffit pas d'etre heureux, encore faut-il savoir qu'on l'est.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Quand un jockey a droit à un peu de chantilly, c'est qu'il s'agit de l'hippodrome.
Une règle : faites ce qu'il faut pour que cela fonctionne. Un outil : débrouillez-vous !
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
Il est difficile d'avoir de l'indulgence pour des crimes qu'on ne comprend pas.
Il n'y a personne qui ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
Et si tout n'existait que dans nos rêves ? Ou pire, s'il n'y avait que ce gros type à la rangée numéro 3 qui existait ?
Il faut les comprendre, ils sont obligés d'être sérieux toute la nuit, ils ont besoin, dans la journée, de se détendre. Alors ils font des bêtises.
La honte d'être un homme, y a-t-il une meilleure raison d'écrire ?
Tartarin n'était pas un menteur. Comme tout homme du midi, il ne ment pas, il se trompe !
L'enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser, mais auquel il ne faut pas s'attacher.
Il y a quatre besoins humains fondamentaux ; nourriture, sommeil, sexe et vengeance.
L'homme est ainsi, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s'aimer.
J'ai grandi d'une manière où je ne réalisais pas qu'il y avait des limites. J'ai toujours pensé que je pouvais dire ce que je pensais.
Mon père m'aimait et il voulait travailler avec moi et il se fichait de ce que les gens diraient.
Chaque jour il y'a quelque chose qui me rappelle pourquoi j'aime ce sport.
En toutes circonstances, il convient de savoir déjouer les apparences.
Au commencement il y avait le Verbe et à la fin le bla-bla-bla.
Suis le vieux boeuf, il sait où il va.
Ce fut admirable de découvrir l'Amérique, mais il l'eût été plus encore de passer à côté.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.
Ce qu'il y a de plus beau dans les cimetières, ce sont les mauvaises herbes.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Pour agir, il faut se sentir observé.
Il faut penser. Il faut lire. On apprend, on apprend tout. Tout est dans les livres...
Il n'y a rien de pire pour un artiste que d'être à mi-chemin du talent...
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.