Dire qu'il nous faudra mourir, qu'il nous est impossible de n'être point nés !
Enfermés dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers, rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer qu'il existe une autre dimension de la réalité.
Les enfants justifient les réunions de famille et nous en consolent. Ils sont toujours ce qu'il y a de mieux à regarder. Ils sont toujours les premiers sur la piste de danse et les seuls à oser dire que le gâteau est écoeurant.
Il est une frontière que nous n'osons franchir que la nuit, avait dit le vieux gringo : la frontière de nos différences avec les autres, de nos combats avec nous-mêmes.
Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
Le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
Il nous est facile de croire que la louange est sincère : pourquoi quelqu'un devrait-il mentir en nous disant la vérité ?
Le pouvoir pense toujours... qu'il fait le service de Dieu quand il viole toutes ses lois.
Osez et le monde cède toujours ; ou s'il vous bat parfois, osez-le encore et il succombera.
Une religion, ça ne s'impose pas. Il ne faut pas mettre l'Histoire au service d'un cérémonial.
Il n'y a qu'une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
L'homme jouit du bonheur qu'il ressent, et la femme de celui qu'elle procure. Le plaisir de l'un est de satisfaire des désirs, celui de l'autre est surtout de les faire naître.
Il n'y a pas de mauvais riches. Il y a des riches et c'est tout.
Le Christ est mort pour nos péchés. Nous devons donc en commettre un de temps en temps. Sinon, il serait mort pour rien.
Il en va de la politique comme du reste, ça a toujours l'air mieux dans les catalogues.
La connerie, c'est comme la vérole, il n'y a pas de guérison, il n'y a que des rémissions.
L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
Il n'y a pas d'autre définition du socialisme valable pour nous que celle de l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le soleil éclaire le mondeEt le chauffe et le nourrit...Dieu nous garde qu'il se cache !Car ce serait la fin de tout !Fais briller ta lampe blonde !Chasse l'ombre et les fléaux !Vite ! vite ! vite !Montre-toi, beau soleil.
Ah ! la grande gamelle de la popularité, il fait bon s'asseoir devant, mais quel échaudement quand elle se renverse !...
Il n'en est point d'assez brave pour n'être pas affolé par une situation si nouvelle.
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Il n'y a rien qui fait son chemin plus directement dans l'âme que la beauté.
Il y en a toujours assez pour les nécessiteux, il n'y en a jamais assez pour les gourmands.
Plus l'éclair est brillant, plus il disparaît rapidement.
Lorsqu'un scientifique est en avance sur son temps, c'est souvent par incompréhension de la vérité actuelle plutôt que par intuition de la vérité future. En science, il n'y a jamais d'erreur si grossière qu'elle ne paraisse un jour, d'un certain point de vue, prophétique.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus aucune raison de vivre. Rêver est nécessaire, même si dans le rêve il faut entrevoir la réalité. Pour moi c'est un principe de vie.
Tout mouvement fondé uniquement sur un refus est voué à l'essoufflement, ou à la désintégration même s'il réussit.
L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour. Un ami perdu ne peut se remplacer parce qu'il est impossible de se donner totalement deux fois dans sa vie.
Je suis un admirateur de Stromae. Il y a de la créativité la-dedans. C'est beau, c'est élégant.
Il n'existe rien de plus efficace qu'une rengaine, pour obtenir la crétinisation et la docilité des masses, comme des individus.
La critique souvent n'est pas une science ; c'est un métier, où il faut plus de santé que d'esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie.
Et vous, qui avez tout, il vous manque une chose : Dieu !
L'Etat se nomme toujours patrie, quand il prépare un assassinat.
Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.
Rien n'est en dehors de l'homme et il ne peut explorer l'univers qu'en s'y projetant.
Où il y a de l'amour, il n'y a pas de mérite.
On n'explique jamais autrement que par des dispositions personnelles les qualités humaines, la générosité, la charité, l'art de faire de bonnes patates frites. Pourquoi, en revanche, faut-il que les défauts soient toujours imputés à des agents exogènes ?
La biodiversité... Pardon de parler un peu crûment mais les espèces menacées, il faut qu'elles se bougent un petit peu le cul. Par exemple, on nous dit que le koala ne mange que de l'eucalyptus... pour l'instant. Vous verrez qu'à la veille de disparaître, il fera pas la fine bouche devant un pot de rillettes.
Il faut savoir DÉ- CUL-PA-BI-LI-SER.
Il n'y a rien que le gouvernement puisse vous donner qu'il ne vous ait pas pris en premier lieu.
Maintenant le public écoute l'orchestre, cherche à suivre les mille dessins qui s'enchevêtrent, le jeu chatoyant des sonorités ; il oublie pour cela d'écouter ce que disent les acteurs sur la scène, et perd de vue l'action.
Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds.Elle était la beauté au service de la bonté.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Il ne faut pas donner aux fous des bâtons.
Je crois que le copinage n'est rien de plus qu'un bien-être pour les riches et les puissants, et qu'il devrait être aboli.
Comme dans la vraie vie, il y a quelques concombres sur la route.
Le leadership est tout au sujet des gens. Il ne s'agit pas d'organisations. Il ne s'agit pas de plans. Il ne s'agit pas de stratégies. Il s'agit de motiver les gens à faire le travail. Vous devez être centré sur les personnes.