Tu peux jouer au caillou :Il suffit de ne pas bouger,Très longtemps, très longtemps.
Que la pitié et la terreur soient titillées en modération, passe encore. Mais la sensation de vouloir vomir de compassion et d'anxiété lui semblait contraire à la véritable catharsis, d'autant plus qu'il n'arrivait jamais à sortir que du vent.
Contraindre un homme à fournir des fonds pour la propagation d'idées qu'il ne croit pas et abhorre est un péché et une tyrannie.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère être son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois que j'ai fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Comme dans la vraie vie, il y a quelques concombres sur la route.
Il faut vraiment que le Sénat ait conscience que son avenir est aujourd'hui en jeu, que le Sénat est menacé de disparition s'il n'est pas capable de réaffirmer son efficacité.
Il n'existe rien de plus efficace qu'une rengaine, pour obtenir la crétinisation et la docilité des masses, comme des individus.
Un homme est aussi jeune que la femme qu'il aime.
Pourquoi n'y aurait-il pas de vie sur les autres planètes ? Il y en a bien à Châteauroux.
Tâchons de trouver ce nom caractéristique d'un chacun, et qu'il porte gravé moitié au front, moitié au-dedans du coeur.
Il faut renoncer au monde pour le comprendre.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
A partir de la nature de ce livre il sera possible d'inférer la nature de l'homicide. Car dans chaque crime commis pour la possession d'un objet, la nature de l'objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l'assassin.
En conséquence, comme le mal principal est pour [Bakounine] l'État, il faudrait avant tout supprimer l'État et le capital s'en irait alors de lui-même au diable; À l'opposé nous disons : Abolissez le capital, concentration des moyens de production entre quelques mains, et l'État tombera de lui-même.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Nous tirâmes de ses draps un malheureux atteint de cette affection bizarre que l'on appelle hémophilie. Ce mauvais jeu de mots signifie que le blessé aime le sang, alors que réellement il se contente de le perdre.
Quand je serai fatiguéDe sourire à ces gens qui m'écrasentQuand je serai fatiguéDe leurs dire toujours les mêmes phrasesQuand leurs mots voleront en éclatsQuand il n'y aura plus que des murs en face de moiJ'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Personnellement, je pense qu'il faut laisser les enfants tranquilles, leur donner la possibilité de grandir, de prendre conscience d'eux-mêmes et de décider eux-mêmes qui ils sont : hommes ou femmes, s'ils veulent avoir un mariage traditionnel ou homosexuel.
Il n'est pas un signe ou un acte de civilisation qui ne soit en même temps un acte de barbarie.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Il y a un acteur dans chaque avocat. C'est par le prisme de ce que l'on est, de notre histoire, que l'on va chercher de l'émotion. Mais nous, on ne peut pas refaire la prise. Et surtout, au cinéma, personne ne joue sa peau : la différence est abyssale.
Tout mouvement fondé uniquement sur un refus est voué à l'essoufflement, ou à la désintégration même s'il réussit.
Pensez-vous que Dieu savait ce qu'il faisait quand il a créé la femme?
Il faut avancer et refuser le refus. On m'a souvent dit non et je ne l'ai jamais accepté.
Dans une configuration mécaniste, il n'y a ni liberté, ni choix possible ; pas de paradis, pas d'enfer.
Il faut vivre pour rêver et non pas rêver pour vivre.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Il faut regarder l'argent de haut, mais ne jamais le perdre de vue.
Ce qu'il y a d'admirable dans l'amour, c'est qu'en s'occupant de l'autre, on s'occupe encore de soi.
Un prince qui peut faire ce qu'il veut est un fou.
En observant on se sent plus grave et se sentant plus grave on se sent plus âgé. De là se croire plus sage, il n'y a qu'un pas que l'on franchit sans cesse.
Règle ton esprit ou il te gouvernera.
Le goût de la vérité pure, le sentiment du beau séparé de tout autre besoin, sont des plantes délicates autant que nobles ; il leur faut un ciel pur, un soleil brillant, une atmosphère douce. Elles courbent la tête et se flétrissent au milieu des orages.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Entre la femme et moi, il y a toujours une fermeture éclair qui se coince.
Les notions mouraient comme les hommes : il avait vu au cours d'un demi-siècle plusieurs générations d'idées tomber en poussière.
Il est inconcevable qu'au XXIe siècle, 75% de l'Afrique ne soit pas électrifiée.
Homophobes ? Non pire que ça : il sont homovores !
Il arrive à un moment, où un homme raisonnable doit ravaler sa fierté et reconnaitre qu'il a fait une grave erreur... La vérité c'est que je n'ai jamais été raisonnable.
Votre enfant devient adolescent lorsqu'il cesse de demander d'où il vient et qu'il ne dit plus où il va.
L'optimiste, c'est celui que se moque de ce qui peut lui arriver tant qu'il ne lui arrive rien.
Il y a toujours une minute où le supérieur, si simple soit-il, méprise l'inférieur, qui est fondé d'avance à le haïr.
L'amour-propre est ce qu'il y a au monde de plus inflexible.
Il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
Il faut éteindre la démesure plus encore qu'un incendie.
Dans la langue, un mystère, un vieux trésor se trouve... Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson.
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
Nous avons fait le premier pas. Il n'est plus possible d'interrompre notre marche.
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.