Les grands leaders n'acceptent jamais le monde tel qu'il était et travaillent toujours pour le monde tel qu'il devrait être.
S'il y a une chose qui m'est étrangère, c'est le shopping pour le plaisir. D'autre part, je pense qu'il est juste d'honorer tous ceux qui créent de belles choses et de donner satisfaction à ceux qui me voient les porter.
L'impression ne mourra jamais. Il n'y a pas de substitut à la sensation d'un livre réel. J'adore tourner physiquement les pages et être capable de souligner des passages et de ne pas craindre de les laisser tomber dans le bain ou de manquer de puissance.
Il n'y a pas de terrain d'entente à Hollywood; vous êtes un échec ou vous êtes un succès. Cette mentalité est sauvage.
J'admire qu'il soit si lourd en étant si plat.
Pour être juste dans la comédie, il faut d'excellents partenaires.
Un bon informaticien est bien trop précieux pour qu'on le gaspille à gérer une équipe ; c'est pour cela qu'il est bien mieux payé que son manager qui est lui remplaçable à tout instant.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
Qui saura peser ce qu'il entre du comédien dans tout homme public toujours en vue ?
Il n'y a rien que la crainte et l'espérance ne persuadent aux hommes.
C'est bien le fait d'une femme qui commande de se féliciter d'un bonheur avant qu'il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères; mais les nouvelles qu'elle proclame périssent aussi vite.
Il y a une éternité que je t'attendais, murmura-t-il. Je ne savais pas où tu te cachais... Mais j'ai toujours su que je finirais par te trouver un jour.
Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.
La voix. Au téléphone, la voix seule qui dit tout des êtres, bien davantage que leur présence physique, car il n'y a plus cette dramaturgie - fût-elle infime - qui cache ce qu'on ne souhaite pas révéler.
Je ne vois pas un monde de demain différent du monde d'aujourd'hui. Il y a eu une accélération des techniques, mais je ne suis pas sûr que cette accélération continue au même rythme, il est bien possible qu'elle se ralentisse et que nous ayons vu des changements plus spectaculaires que ceux du prochain millénaire.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".
Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s'explique pas uniquement par l'ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l'État sans être le candidat d'un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l'obscurité à la lumière, cela ne s'était encore jamais vu.
Le luxe est tout ce dont vous n'avez pas besoin, n'est-ce pas ? Il faut de la nourriture, de l'eau, des vêtements, un abri... mais du bon vin, de la bonne nourriture, de beaux intérieurs, de beaux vêtements ; ce ne sont pas des nécessités, ce sont des luxes.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
Mon prédécesseur a taxé les personnes fortunées et prospères à un taux plus élevé que jamais auparavant. Qu'est ce qui est arrivé ? Ils sont partis. Et qu'est-ce qui en est sorti ? Le chômage a-t-il chuté ? Non.
Il y a ceux à qui nous pardonnons et ceux à qui nous ne pardonnons pas. Ceux à qui nous ne pardonnons pas sont nos amis.
Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c'est la foi. Et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
César, instruit de ces évènements, et redoutant la pusillanimité des Gaulois, car ils changent facilement d'avis et sont presque toujours séduits par ce qui est nouveau, estima qu'il ne devait se reposer sur eux de rien.
Pour vivre heureux, il faut admettre que l'être humain est fondamentalement bête.
Un recueil de sagesse paysanne : telles sont, avant tout, les Œuvres choisies de Mao. Pour mesurer à quel point Mao a imposé son réalisme terrien à la révolution chinoise, il faut retourner aux deux sources de sa morale et de son action : Canton et Yan'an.
Pour peu que vous frottiez un Suisse, il reparaît un usurier.
Car le journaliste est l'adversaire du communicant. Son rôle consiste à arracher les costumes et à déconstruire les sourires. Pour cela, il faut oser toutes les questions et exiger toutes les réponses.
Où il y a place dans le coeur, il y a place au logis.
Il dit que son métier n'est pas de faire des routes pour le Roi, mais une demeure pour Dieu.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
Si un plateau devenait thématique, il serait plus intéressant.
Ainsi, l'Équateur et la France ont, aujourd'hui plus que jamais, tout ce qu'il faut pour se comprendre, s'entendre et coopérer. Viva el Ecuador ! Vive l'Équateur !
Pourquoi l'argent n'aurait-il pas d'odeur, lui qui peut tout avoir ?
On s'entend toujours ; il suffit de ne pas être du même avis.
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Le coeur de David cessa de battre. Il aurait voulu lui crier qu'il ne l'oublierait jamais, que son visage de madone aux grands yeux couleur de bluet et à la peau transparente resterait gravé pour toujours dans sa mémoire.
Vous mettez Loana et Steevy à la terrasse du Fouquet's, il y a une révolution. À la table d'à côté, vous mettez Michel Tournier et le professeur Charpak, il n'y aura personne.
Elle aimait les vins exotiques et elle cajolait mon père pour qu'il achetât un liquide jaune pâle avec des bulles à pointes d'argent qui montaient du fond. Cela la faisait rire et bavarder, et ses yeux brillaient comme des cristaux noirs.
Il y a des gens dans le monde qui ont tellement faim que Dieu ne peut leur apparaître que sous la forme de pain.
Il serait désolant que les européens quittent la zone Euro. Ce serait une catastrophe !
Je souffre tellement dans cette vie. C'est ce que le public sent quand je chante, c'est pourquoi il pleure. Les gens qui n'ont rien senti dans cette vie ne peuvent pas chanter.
Une femme vous hait, ou fait de vous son dieu, entre les deux pour elle il n'est pas de milieu.
S'il est vrai que nos joies sont courtes, la plupart de nos afflictions ne sont pas longues.
Il faut tout sacrifier pour l'homme, seulement pas d'autres hommes.
Il n'y a de progrès, de découverte, que vers la mort.
Qu'il n'y ait plus ni fini ni infini. Que seul l'amour devenu lieu demeure.
Dieu est-il croyant ?