Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
Il buvait toutes mes paroles, et comme je parlais beaucoup, à un moment, je le vois qui titubait...
L'homme ne peut se transformer sans souffrances, car il est à la fois le sculpteur et le marbre.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit.
Je suis enthousiasmé par toute nourriture préparée par quelqu'un qui est fier de ce qu'il fait, qui met une empreinte personnelle sur la nourriture.
Il n'est pas nécessaire d'être capable de pondre des oeufs pour savoir quand l'un d'eux est pourri.
J'ai l'impression qu'il y a tellement de gens que j'admire pour tellement de raisons que je ne peux pas regarder la vie d'une personne et dire : " Je veux cette vie. Je veux faire ma propre histoire."
Il ne faut pas attendre l'idée géniale ou le produit parfait. Procédez par ajustements, jusqu'à fournir un service dont vous pouvez être fier. N'attendez pas demain et lancez-vous aujourd'hui.
L'intelligence est un don, il n'y a que la façon dont on s'en sert qui ne l'est pas.
L'argent n'est pas la seule réponse, mais il peut faire une différence.
Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.
Autrefois, un homme qui mettait beaucoup d'argent de côté était considéré comme un avare. Maintenant, il est considéré comme un phénomène.
Nos moments de lumière sont des moments de bonheur ; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Il n'est pas nécessaire pour l'écrivain de dévorer un mouton entier pour être capable d'en dire le goût. Il lui suffit de manger une côtelette.
Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
Il vaut mieux avoir de l'avenir que du passé.
Il est bien plus difficile qu'on ne croit de ne pas croire à Dieu.
L'amour est un grand maître, il instruit tout d'un coup.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
Il faut se méfier des histoires trop longues. La plupart du temps, elles sont inventées.
L'homme a encore cette supériorité sur la machine qu'il sait se vendre lui-même.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Il n'y a pas de stimulant d'action plus efficace ni de guide plus précis et plus docilement obéi que le plaisir.
Il y a des femmes qui entre l'église et la mairie ont déjà un naturel de veuve.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Pour faire figure dans l'histoire, il faut massacrer par millions.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
Peut-être bien qu'en ce monde, il y a de plus en plus de gens et de moins en moins de personnes.
Il n'y a rien de plus ennuyeux que l'utopie.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Je pense à présent qu'il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes et souvent en julot avec les bourgeoises.
Il ne faut jamais faire confiance au pouvoir sans vérification.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.
Je voudrais être Maria, mais il y a La Callas qui exige que je me porte avec sa dignité.
Il n'y a pas beaucoup de gens que j'aime. J'aime beaucoup de monde, mais j'en aime très peu.
L'Amour prend patience, il est plein de bonté. L'amour n'est point envieux ; l'amour ne se vante point, n'est pas irrespectueux, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal. L'amour pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
- Si tu es resté ici après tes 18 ans c'est pas un hasard. - Si je suis resté ici c'est parce qu'il y avait du travail ici. C'était même plutôt intelligent de rester ici quand je pense à tous les crétins qui sont partis en ricanant, beh maintenant ils ricanent au chômage.
Il y a ceux qui veulent faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y a ceux qui veulent devenir quelqu'un pour faire quelque chose.
Un gouvernement, c'est quelque chose dont il faut se protéger, et qu'il est inutile d'affronter de face.
Il est inélégant de se plaindre de la vie tant qu'on peut s'aménager une heure de solitude par jour.
Il y a dans les meilleurs conseils de quoi déplaire.
En littérature, le ridicule ne tue plus ; il tire à cent mille exemplaires.