On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
Il y a plus de foi dans un doute honnête que dans la moitié des dogmes.
Dieu ne peut pas répondre à tous ceux qui l'appellent. Il est comme un garçon dans un restaurant. Il a trop de tables à servir.
Il n'est pas nécessaire pour l'écrivain de dévorer un mouton entier pour être capable d'en dire le goût. Il lui suffit de manger une côtelette.
Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
Il n'y a pas de problème assez énorme pour qu'on ne puisse pas le fuir.
Il n'y a pas de vieux messieurs, il n'y a que des femmes maladroites.
Il y a plusieurs façons de parler français, et parfois il faut choisir la bonne.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
Il se prépara un grand vocabulaire et attendit toute sa vie une idée.
L'homme a encore cette supériorité sur la machine qu'il sait se vendre lui-même.
Ah, s'il se trouvait un Dieu pour déclarer : "Croyez-moi !" et non pas : "Croyez en moi !".
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Il n'y a pas de stimulant d'action plus efficace ni de guide plus précis et plus docilement obéi que le plaisir.
Il y a des femmes qui entre l'église et la mairie ont déjà un naturel de veuve.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Il n'y a rien de plus ennuyeux que l'utopie.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Il buvait toutes mes paroles, et comme je parlais beaucoup, à un moment, je le vois qui titubait...
Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Je pense à présent qu'il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes et souvent en julot avec les bourgeoises.
Il ne faut jamais faire confiance au pouvoir sans vérification.
L'intelligence est un don, il n'y a que la façon dont on s'en sert qui ne l'est pas.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.
Je voudrais être Maria, mais il y a La Callas qui exige que je me porte avec sa dignité.
Il n'y a pas beaucoup de gens que j'aime. J'aime beaucoup de monde, mais j'en aime très peu.
L'argent n'est pas la seule réponse, mais il peut faire une différence.
L'Amour prend patience, il est plein de bonté. L'amour n'est point envieux ; l'amour ne se vante point, n'est pas irrespectueux, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal. L'amour pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
- Si tu es resté ici après tes 18 ans c'est pas un hasard. - Si je suis resté ici c'est parce qu'il y avait du travail ici. C'était même plutôt intelligent de rester ici quand je pense à tous les crétins qui sont partis en ricanant, beh maintenant ils ricanent au chômage.
Il y a ceux qui veulent faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y a ceux qui veulent devenir quelqu'un pour faire quelque chose.
Un gouvernement, c'est quelque chose dont il faut se protéger, et qu'il est inutile d'affronter de face.
Il est inélégant de se plaindre de la vie tant qu'on peut s'aménager une heure de solitude par jour.
Il y a dans les meilleurs conseils de quoi déplaire.
Il est bien plus difficile qu'on ne croit de ne pas croire à Dieu.
L'amour est un grand maître, il instruit tout d'un coup.
En littérature, le ridicule ne tue plus ; il tire à cent mille exemplaires.
Les femmes attachent beaucoup d'importance à l'étiquette. Parce qu'il y a le prix dessus.
Il faut se méfier des histoires trop longues. La plupart du temps, elles sont inventées.
Il est quelquefois plus facile de former un parti que de venir par degrés à la tête d'un parti déjà formé.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Les hommes ne sont pas faits pour s'aimer. Alors il faut qu'ils s'aident à survivre sans l'amour.
Il n'y a plus de patrie ; je ne vois d'un pôle à l'autre que des tyrans et des esclaves.
Bigamie : faute de goût pour laquelle il sera infligé une punition future appelée trigamie.