La ligne jaune, c'est celle de la liberté. Il faut en user et en abuser.
Quand vous jouez un personnage cruel, cherchez les endroits où il est gentil. Lorsque vous jouez un personnage qui est malheureux, cherchez les endroits où il a un brin de joie.
J'ignore ce qu'est un amour comme celui de Juliette, un amour pour lequel on est prêt à tout quitter, pour lequel on est prêt à traverser les océans mais je veux croire que s'il m'était donné un jour de le trouver, j'aurais le courage d'oser le vivre.
La poésie introduit juste ce qu'il faut de silence pour troubler le vacarme.
Trop de liberté fait peur aux gens, certains s'en débarrassent comme on se décharge d'un poids trop lourd, c'est pourquoi il y a des dominés et des dominants.
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
Un gentleman est quelqu'un qui écoute l'histoire que vous racontez comme s'il l'entendait pour la première fois.
Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre.
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.
Aucun Dieu n'a jamais répondu aux appels, aux interrogations de l'homme. Ce qu'il prend pour des réponses, c'est seulement l'écho de sa voix.
Il entre, dans toute espèce de débauche, beaucoup de froideur d'âme. Elle est un abus réfléchi et volontaire du plaisir.
Il n'y a rien de plus salutaire que la diversion, de plus tonifiant que le changement.
Le coeur est un voyeur lorsqu'il est épris.
Peut-être l'art n'est-il que la volonté quotidienne de se tenir serré contre l'impossible perfection.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
Ne dis pas "Dieu est trop loin de moi", cherche-le là où il se trouve. La communion de ton âme avec la divinité est possible.
Il n'y a pas de différence énorme ente quelques millions et quelques milliards.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
L'homme n'est pas ancien comme le monde : il ne porte que son avenir.
Il ne faut pas parler de concorde dans la maison d'un imbécile pendu.
Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
Il y a une grande différence entre une liaison durable et un amour constant.
Il n'est bon bec que de Paris.
Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
Con un homme quand ça souffre. Aussi con que quand il est heureux. Quand tu souffres tu crois que tu es seul. Et quand t'es heureux tu donnes des conseils.
Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart.
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
En amour il faut être sincère, sinon on gâche sa vie.
- J'le vois ce soir, il est au spa. - Ose pas ? - Au spa. - Il ose pas ? - Il est AU SPA. - Et pourquoi ? - Pourquoi quoi ? - Pourquoi il ose pas ? - Bah, je sais pas [...] ► Lire la suite
Quand il est converti, un cannibale, le vendredi, ne mange que des pêcheurs.
Chacun croit aisément ce qu'il craint et ce qu'il désire.
Il y a ceux qu'on aime et ceux avec qui on se plaît.
Nous apprécions les services que quelqu'un nous rend d'après la valeur qu'il y attache, non d'après celle qu'ils ont pour nous.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
On ne sait pas assez combien les femmes sont une aristocratie. Il n'y a pas de peuples chez elles.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
Il est tout de même curieux que l'écrivain se délivre d'une réalité en créant une autre réalité.
Le désir parfois ne rend pas clairvoyant, parce qu'il y a l'espoir...
L'autobus est un véhicule dans lequel il y a toujours de la place quand il va dans la direction opposée.
Il n'y a qu'une façon sûre d'être plus fort que la mort et de la narguer ici-bas, et c'est de vivre.
Il y a plus de recherche cinématographique dans trois minutes de clip que dans une heure et demie de film.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
Un prince s'il est sage doit savoir se conduire en tous temps et en toutes manières de sorte que ses sujets aient besoin de lui. Ils seront ainsi mieux disposés à le servir avec zèle et fidélité.
Il existe trois catégories d'amis : ceux, comme la nourriture, sans lesquels on ne pourrait pas vivre ; ceux comme les remèdes, dont on a besoin à l'occasion ; et ceux comme la maladie dont on ne veut à aucun prix.
Comment n'aimerait-on pas l'argent ? Il faudrait n'aimer rien, puisque l'argent mène à tout.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
Comment le désir de voir et d'aimer peut-il naître sans la protection de la connaissance, éventuellement par pure ignorance ?
Il faut dire : La crasse du tympan et non Le sacre du printemps.
Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil.