Nul ne peut adorer Dieu ou aimer son prochain s'il a l'estomac creux.
Il faut que le droit entre dans la loi.
Dieu ne saurait être déifié sans ridicule. Il aime être vécu.
Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l'avenir et qui, par la suite, est également capable d'expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l'avait prédit.
On ne va pas mendier sa liberté aux autres. La liberté, il faut la prendre.
Il est dans la probabilité que mille choses arrivent qui sont contraires à la probabilité.
Il faut bien que la nature existe, pour pouvoir la violer.
Derrière toute grande femme, il y a un homme écrasé.
Concluons que la Providence Sait ce qu'il nous faut mieux que nous.
Il n'y a pas de loi qui puisse régir l'harmonie entre les êtres. Elle ne peut être réalisée que par un effort constant de chacun.
Il ne faut pas tout attendre de l'Etat.
Il connaît deux dates : Marignan : 1515 et la Révolution : en Mai 68 !
Tout se joue dans la plénitude de l'amour de Dieu. Peu importe que l'on soit moine ou marié, coureur d'aventure ou biscuitier, il n'est que l'amour de Dieu qui compte.
Nous avons gagné la guerre et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être le plus difficile !
Abandonner ne veut pas dire s'arrêter. IL ne faut jamais s'arrêter.
Soyez assuré qu'il n'y a rien qui blesse plus profondément le coeur d'un homme noble que la pensée que son honneur est atteint.
L'angoisse et la pitié provoquées chez le prieur par la misère du temps pouvaient être la seule cause de ce déclin inexplicable ; il se pouvait, au contraire, qu'elles en fussent l'effet, et la marque d'une constitution trop ébranlée pour [...] ► Lire la suite
Chez les femmes, il n'est point de classes. Elles ne sont quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.
Le sort de chaque homme est décidé avant lui-même qu'il n'ait vu la lumière de la vie. Bonheur et malheur lui sont prédestinés avant sa naissance.
Le paresseux est plus loyal que les autres hommes, il ne fait pas semblant de travailler.
Il voyage plus vite celui qui voyage seul.
Il n'est aucun problème humain qui ne puisse trouver sa solution, puisque cette solution est en nous.
Dieu ne peut être ni bon, ni méchant, ni juste, ni injuste. Il ne peut rien vouloir, ni rien établir, car en réalité il n'est rien, et ne devient le tout que par crédulité religieuse.
La colère, même juste, déforme les choses et il ne faut rien aborder avec un gros coeur, un coeur déraisonnablement irrigué.
Ne pas oublier qu'entre un mort et un vivant, il n'y a qu'une différence de 37 degrés.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Ôtez la rouille de l'argent, et il s'en formera un vase très pur.
Il y a des gens chez lesquels la simple certitude de pouvoir les satisfaire fait naître des besoins spontanés.
Le pitbull est un chien avec lequel on n'a pas le temps d'envoyer la baballe qu'il faut déjà lui dire "ramène le bras à papa !"
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
- C'était quoi votre plan ? J'me sentirais si humble après m'être fourvoyé que j'serais près à revoir toutes mes valeurs, à m'intéresser à la bonté, à la notion de vérité et à m'prendre pour Cameron ? - Y a un peu [...] ► Lire la suite
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
Il n'y a rien de si trompeur que la mine des gens.
Les femmes ressemblent aux maisons espagnoles, qui ont beaucoup de portes et peu de fenêtres. Il est plus facile d'y pénétrer que d'y voir clair.
Pour bien écrire il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu.
Pour fuir les hommes faut-il donc les haïr ?
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
Il ne faut pas confondre les pessimistes et les déçus. Les déçus, eux, ont des preuves.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.
Quoiqu'il ait épuisé le savoir, l'homme cependant ne sait rien.
Il a tout d'un chien, sauf le côté fidèle.
L'homme est inconsolable parce qu'il sait qu'il va mourir dans peu de temps, la femme est inconsolable parce quelle sait qu'elle est née il y a longtemps.
Il n'y a vraiment qu'un seul bien que l'Etat ne taxe pas, c'est la richesse intérieure.
L'entrejambe d'une femme, l'alpha et l'oméga de l'homme : il naît de là, et toute sa vie y retourne.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
Entre Bonaventure et moi c'était l'amitié du paralytique et de l'aveugle. Il marchait pour moi, je voyais pour lui, et quelquefois c'était le contraire.
Le plaisir est un don de la nature sans cesse renouvelé, toujours délicieux s'il ne nous est pas gâché par la culpabilité, inoculée en nous par l'éducation, par les prêtres, les moralistes et les politiques, pour des raisons évidentes: l'homme [...] ► Lire la suite
L'information est le pouvoir. Mais comme tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux.
Être père est certainement une tâche. Mais le meilleur que je puisse jamais demander. Être à la maison, être en famille, c'est de cela qu'il s'agit...