Un prince est grand et aimable quand il a les vertus d'un roi, et les faiblesses d'un particulier.
Pour apprécier l'art, il faut le faire avec le coeur, et quand on en a peu, des années d'études ne donnent rien de plus !
Il y a un monde de différence entre faire une chose et y penser. Sans cette distinction, la vie serait impossible.
Il y a toujours, dans la plus spirituelle des femmes, une petite dinde qui ne prend jamais le temps de dormir.
Tout poème naît d'un germe, d'abord obscur, qu'il faut rendre lumineux pour qu'il produise des fruits de lumière.
Sur le dos du Mont Cygne, le grand oiseau prendra son premier vol. Et il remplira de sa gloire toutes les écritures. Louange éternelle au nid où il naquit.
Sur Terre, certaines personnes fuient leur culpabilité perdant alors, petit à petit, leur conscience jusqu'à ce qu'il n'y ai plus aucune conscience !
Laissez-moi vous parler d'un coeur qui souffre d'avoir perdu Dieu, errant sans fin dans la nuit sans espoir, ici à la lisière il n'y a pas d'étoiles, ici nous sommes raides, immaculés.
La nécessité est un mal, il n'y a aucune nécessité de vivre sous l'empire de la nécessité.
Il existe une prédilection masochiste des Français pour deux exercices dans lesquels ils se révèlent malchanceux : la guerre et le football.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
Aujourd'hui, il y a une armée d'occupation : c'est la jeunesse.
Quand on est né le plus pauvre parmi les pauvres, il est bon d'avoir quelque hautesse dans le coeur.
Il vaut mieux être pauvre que d'avoir des richesses mal acquises.
Il faut avoir peur, c'est salutaire. La peur aujourd'hui est bonne conseillère : elle fait voler en éclats les idées reçues, les conditionnements de masse, le culte du chef.
Le progrès matériel doit être lent, comme l'évolution des espèces. Sinon il produit des monstres.
Pensée philosophique : entre le premier cri et le dernier râle, il n'y a qu'une suite de mots sans importance !
Il faut du courage pour faire accepter sa différence. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on tend vers une uniformité de genre, où tout le monde se ressemble.
Je suis peut-être un petit ami plutôt merdique, mais il s'avère que je suis en fait une très bonne baby-sitter.
Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s'il est bon.
L'esprit humain souffre d'une carence intellectuelle fondamentale : pour qu'il comprenne la valeur d'une chose, il faut le priver de cette chose.
Il y a récession quand votre voisin perd son travail, dépression quand vous perdez le vôtre.
L'amour nous fait faire et dire ce qu'il veut. C'est un enfantillage orgueilleux de vouloir lui résister.
Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent.
Un livre est un objet mystérieux et une fois qu'il a pris son envol, n'importe quoi peut arriver.
Quelque affection qu'on ait pour un ami, jamais il ne faut lui donner un avantage à pouvoir s'en prévaloir s'il devenait un ennemi.
Que me reste-t-il de la vie ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j'ai donné aux autres.
Il y a la sexualité des gens qui s'aiment et la sexualité des gens qui ne s'aiment pas.
Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n'y prend pas garde.
Il est la peste de l'époque où les fous mènent aveugles.
Il y a longtemps, la vie privée était gardée. Aujourd'hui, les gens veulent partager, les gens sont plus ouverts.
C'est vrai que Lucien n'est peut-être pas un génie mais Amélie l'aime bien. Elle aime sa façon de saisir les endives comme si c'étaient des objets précieux qu'il devait manipuler avec respect. C'est sa manière à lui de manifester son amour du travail bien fait.
Quand une femme fait l'amour, il n'est pas nécessaire qu'elle se mette toute nue, mais ce n'est pas superflu.
De lui-même le peuple veut toujours le bien ; mais, de lui-même, il ne le voit pas toujours.
Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c'est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
Chacun a une idée confuse d'un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s'efforce d'y atteindre.
Pour connaître toute la mélancolie d'une ville, il faut y avoir été enfant.
Pourquoi il ne faut pas déserter : parce que c'est choquant, indécent, culotté, effronté, pas beau, irresponsable, irrespectueux, dégradant et puis surtout ça fait des trous dans les rangs.
Le pardon est un luxe, il devrait être un mode de vie.
Une peinture n'existe que s'il y a des yeux pour l'embrasser.
De tous les exercices, l'homosexualité est le plus sain. Presque tout se passe en plein air... et il faut tellement marcher !
Le génie renvoie à l'idée de surprise, d'innovation. Il s'oppose à la banalisation, à l'automatisation.
Chaque personne est une armoire pleine d'histoires, il suffit d'ouvrir les tiroirs, c'est comme un chapelet qu'on égrène.
Pour reconnaître Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
Dans la plupart des amours, il y en a un qui joue et l'autre qui est joué ; Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
Il n'y a plus de sourds dont les oreilles, volontairement ou non, sont assez fermées pour ne pas entendre le cri de l'humanité contre la guerre.
Il y a une fissure dans tout. C'est ce qui permet à la lumière d'entrer.
Il n'y a d'élévation que pour celui qui regarde d'en bas, au-dessus tout est égal.
Un homme est comme une fraction dont le numérateur est ce qu'il est et dont le dénominateur est ce qu'il pense de lui-même. Plus le dénominateur est grand, plus la fraction est petite.
Etre humain signifie jeter toute sa vie sur les échelles du destin quand il le faut, tout en se réjouissant dans chaque jour ensoleillé et chaque beau nuage.