Il m'arrive encore de refuser de serrer une main, mais c'est plus par hygiène que par conviction.
S'il n'est pas permis de vivre très vieux, qu'on nous laisse au moins naître plus tôt.
Sous toute douceur charnelle un peu profonde, il y a la permanence d'un danger.
S'il va dehors, même le chien peut rencontrer le bâton.
En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux.
La chose importante à garder en tête est qu'il ne faut jamais attendre une minute pour commencer à changer le monde.
Nous sommes d'avis qu'au lieu de laisser moisir les livres derrière une grille de fer, loin des regards vulgaires, il vaut mieux les laisser s'user par la lecture.
Il est de fait que les vieux cons, comme vous dites, sont d'anciens jeunes cons restés fidèles aux mêmes valeurs sacrées de la condition humaine qui s'accommodent aussi bien de la banane sur l'oeil à 18 ans que de la casquette Ricard à 50.
Sur le dos du Mont Cygne, le grand oiseau prendra son premier vol. Et il remplira de sa gloire toutes les écritures. Louange éternelle au nid où il naquit.
Il y a deux côtés à l'amour : celui qui finit toujours par faire souffrir et l'autre que presque personne ne connaît.
Dans "connaître", il y a "naître".
Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature. La nature n'a rien fait d'égal. Sa loi souveraine est la subordination et la dépendance.
Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque moment, il faut se rappeler qu'on est triste.
Il est si facile et si naturel de deviner la souffrance de ceux qu'on aime ! Mais il est pénible de ne pouvoir y apporter le soulagement qu'on voudrait.
Il n'y a que le présent. Mais il faut bien se rendre à l'évidence : le passé et le futur ont une étrange manière de le hanter.
Le mariage est une religion : il promet le salut, mais il faut la grâce.
Dans un système de discipline, l'enfant est plus individualisé que l'adulte, le malade l'est avant l'homme sain, le fou et le délinquant plutôt que le normal et le non-délinquant. C'est vers les premiers en tout cas que sont tournés dans [...] ► Lire la suite
Souvent avec la fin du travail il vous vient le souvenir de l'injustice la plus grande. Je parle du quotidien de la vie.
Il doit avoir les cheveux propres, celui qui traite les autres de pouilleux.
Un homme connaît ses péchés, qu'il n'eut pu soupçonner sans la tentation ; en étant tenté il connaît son coeur.
Avec quelqu'un de très sale, il ne suffit pas de passer un savon, il faut prendre des gants.
Le progrès historique est vraiment lent. Il faut parfois tout un siècle Pour reculer de cinquante ans.
Pourquoi il ne faut pas déserter : parce que c'est choquant, indécent, culotté, effronté, pas beau, irresponsable, irrespectueux, dégradant et puis surtout ça fait des trous dans les rangs.
A trop attendre l'état de grâce, on s'aperçoit aussi que souvent il ne vient pas. L'état de grâce, c'est aussi un exercice.
L'amour est fini quand il n'est plus possible de revenir en arrière.
Celui qui sait déguster ne boit plus jamais de vin, mais il goûte ses suaves secrets.
Il n'y a pas de hasard, parce que le hasard est la Providence des imbéciles, et la Justice veut que les imbéciles soient sans Providence.
Et lui, en face il fait des grands sourires pour mieux s'refaire sur ma nuque, t'as capté l'truc ?
Etre humain signifie jeter toute sa vie sur les échelles du destin quand il le faut, tout en se réjouissant dans chaque jour ensoleillé et chaque beau nuage.
Les gens oublient que Mozart a écrit pour des commissions. Il y a une chose en psychologie où ils pensent que si c'est populaire, cela ne peut pas être sérieux.
- Il a le droit d'être heureux non ? - Ahah, la belle affaire, regarde les vaches, ça nage dans le bonheur et ça finit en hamburger.
Quand une révolution est dans la merde, il faut manger de la merde avec elle.
On a beau être un client, l'attente nous rabaisse au rang de simple pion, insignifiant interchangeable, dont la valeur ne tient qu'au numéro qu'il a pris.
Quand on allume une cigarette sur un quai de métro ou en attendant un bus, il arrive.
Pour garder l'espoir, il faut se convaincre qu'aucune situation n'est éternelle, même pas les bonnes. Alors les mauvaises... Passer à travers la difficulté, y mettre l'énergie et le temps qu'il faut... Personne n'est condamné d'avance dans la vie.
L'homme est composé d'un corps et d'une âme. C'est incomplet. Il faut dire : d'un corps, d'une âme et d'une femme.
L'amour nous fait faire et dire ce qu'il veut. C'est un enfantillage orgueilleux de vouloir lui résister.
Donner la vie, ce poison ! En faire venir d'autres en ce monde, cette galère ! Qu'il faut être cynique, méchant ou stupide !
Un livre, dans notre main, s'il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l'oubli qu'il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire.
Il y a un chant endormi dans toutes choses qui rêvent sans fin et le monde se mettra à chanter, si tu trouves le maître mot.
L'homme est responsable de tout, pourvu qu'il le veuille.
Pour les cérémonies du 11 Novembre, il pleut tout le temps... on devrait faire ça au mois d'août.
Quand quelqu'un te dit que tu es brillant, il finit toujours par te dire qu'il pense exactement comme toi.
Tout poème naît d'un germe, d'abord obscur, qu'il faut rendre lumineux pour qu'il produise des fruits de lumière.
Il n'y a plus de sourds dont les oreilles, volontairement ou non, sont assez fermées pour ne pas entendre le cri de l'humanité contre la guerre.
Le peuple bohémien est étrange, si étrange qu'il ne ressemble à aucun autre, en aucune chose. Il ne possède ni sol, ni cultes, ni histoire, ni code quelconque. Il continue d'exister en ne permettant à aucune influence, à aucune volonté, [...] ► Lire la suite
Tôt ou tard, on finit par commettre les mêmes erreurs que nos parents, peu importe à quel point on les a critiqués : parce qu'en fin de compte, on est tous sujets aux mêmes faiblesses. La leçon à en tirer, c'est qu'il faut être indulgent et moins prompt à juger les autres.
Il faut apprendre le respect de soi. Cela aussi s'apprend et porte un nom : acceptation.
Il n'est jamais trop tard pour être qui vous étiez censé être.