Un livre, dans notre main, s'il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l'oubli qu'il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire.
Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C'est le livre le plus profond qui soit - et ce n'est même pas moi qui en tourne les pages.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste coeur pour ecouter le tien.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
Pour le résumer, on pouvait dire que c'était un illuminé qui dénichait dans la lecture des grands écrivains son propre génie.
Avoir un pied dans le futur Vivre les rêves qui sont les nôtres Et obéir à sa nature Puisque rien de dure vraiment...
Donner la main à quelqu'un a toujours été ce que j'ai espéré de la joie.
Je me souviens encore de mon ahurissement lorsque, pour la première fois au Québec, j'ai vu à une vitrine de librairie un livre dont le titre était Nous autres nègres blancs d'Amérique.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Celui qui compose avec l'enfer se livre à l'enfer.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.
J'ai examiné toutes les religions, et le résultat est que la Bible est le meilleur livre du monde.
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Si Dieu fermait un instant les yeux et qu'il retirât à lui sa main puissante, le monde entier s'évanouirait comme un songe.
N'attends pas que ta main soit froide pour donner.
La citation, bien comprise, est une référence. Loin de dispenser le lecteur de s'enquérir du contexte d'où elle est tirée, elle suppose qu'il le possède.
Deux milliards d'impôts ! J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée !
Gutenberg n'a pas attendu le développement du marché du livre pour inventer l'imprimerie.
Un émissaire est un esclave qui ne recouvre sa liberté qu'après avoir livré son message.
Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Notre médecin n'opère jamais sans nécessité. S'il n'avait pas besoin d'argent, il ne poserait jamais la main sur vous.
O peur, peur auguste et maternelle, peur sainte et salutaire, pénètre en moi, afin que j'évite ce qui pourrait me nuire.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Le couteau dans la main d'un meurtrier tue, mais si vous le donnez à un médecin, il guérira avec.
Proverbe pour les puissants : si quelqu'un te lèche les bottes, mets-lui le pied dessus avant qu'il ne commence à te mordre.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps (cela peut même se révéler nocif), seul l'oxygène l'est. Mais un bon livre oxygène l'esprit.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.