Le mot de vérité ne fait naître qu'une idée vague, il n'a jamais eu de définition précise.
La femme est assez proche de l'homme, comme l'épagneul breton. A ce détail près qu'il ne manque à l'épagneul breton que la parole alors qu'il ne manque à la femme que de se taire.
Les baisers servent d'entractes aux scènes d'amour, mais il en est qui trouvent les entractes meilleurs que la pièce.
Il faut que les hommes soient les esclaves du devoir, ou les esclaves de la force.
En chaque athée, il y a un candidat à la divinité.
Un homme est ce qu'il est, non ce qu'il était.
Il n'y a que les coupables pour prendre les vérités pour des insultes.
Se pourrait-il que le désespoir ne soit rien d'autre que ce désert, ce vide, cette érosion de tout ce qui m'entoure, cette distance entre les choses et moi, cette indifférence, cette absence totale de raison d'aller ici ou ailleurs, de faire ceci ou autre chose ?
Lorsqu'ils sont vivement pressés par la faim en hiver, ils mangent les vieilles femmes avant de manger les chiens ; quand M. Low demanda au jeune garçon pourquoi cette préférence, il répondit : "Les chiens attrapent les loutres et les vieilles femmes ne les attrapent pas."
Il est facile de louer, comme de blâmer, à contretemps ; mais dans l'un et l'autre cas, c'est montrer un mauvais caractère.
Il y a des époux qui s'aiment et vivent heureux, dans la vie commune, jusqu'à la fin de leurs jours.
Il y a peu de succès là où il y a peu de rire.
On leur fait des conférences, des symposiums, paraît-il, on les éduque... ça ne doit tout de même pas être facile de les rendre sucre, miel et sourire, compatissantes et secourables.
Notre monde est fou car il a permis le règne des salauds. Non pas le salaud sartrien, mais un salaud tel qu'aurait pu l'entendre Kant, à savoir un homme mauvais ou médiocre qui fait passer son intérêt personnel avant la loi morale. Les brigands ont pris le pouvoir.
Le sage sait avoir peur quand il le faut.
Il n'est bon de parler qu'avec ceux qui comprennent.
À force de parler de religion, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup d'enfants qui trouvaient normal qu'on assassine des dessinateurs.
Je ne vais pas faire semblant de chanter les louanges de la magistrature : je me méfie de son corporatisme, de sa frilosité, de la détestation qu'elle voue au Barreau. Pourtant, il existe de grands juges; c'est le troupeau qui est petit.
Je ne ferais pas de film sauf si je pensais qu'il avait une chance d'être bon.
La naissance de mon fils a été une baffe. Dès qu'il a une minute de retard, je tremble.
S'il y avait sentiment d'éternité sur scène, ce serait l'éternité de la musique.
Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
Il faudrait être Dieu pour comprendre Dieu, mais il suffit d'être homme pour l'aimer.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui l'autre aussi.
Si les femmes ne craignent pas la mort, ça doit être à cause de leur coquetterie. Peut-être qu'elles s'imaginent qu'en faisant de l'oeil au diable, en arrivant chez lui, il leur fournira un laissez-passer pour le purgatoire !
L'homme contrairement à l'animal pense ; mais l'animal n'a pas à penser, il sait.
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
Il faut savoir DÉ- CUL-PA-BI-LI-SER.
La seule différence entre ce qu'on appelle un homme véridique et ce qu'on appelle un menteur, c'est que le premier ment comme il respire, naturellement et sans savoir, alors que les mensonges du second portent la marque d'un effort créateur. Ils sont plus construits, plus cohérents, et certainement plus efficaces.
Un nouvel être apparaît dans votre vie et subitement, il la remplit totalement.
Il ne suffit pas que les messages et les informations circulent vite pour que les hommes se comprennent mieux.
Le rire est plus divin, et même il est plus insaisissable que les larmes.
Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut s'élargir.
La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c'est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu'elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu'elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
Il pense que c'est lui qui a pissé la Meuse.
Rien de mortel ne dure, et il n'y a rien de doux qui ne se termine actuellement par l'amertume.
Celui qui excelle dans son art pour le porter au plus haut degré de perfection dont il est capable, on peut dire qu'il le dépasse en quelque sorte : ses productions transcendantes n'admettent aucune appellation.
Pour ce qu'il y a de pire, il faut ce qu'il y a de meilleur.
Il n'y a que ce qui est dans l'Homme, qui permet à l'Homme de comprendre quelque chose
Pour tirer correctement une chasse d'eau, il faut toujours s'assurer que l'abattant est rabattu, sans quoi les bactéries s'expulseront sur un rayon de 4,5 mètres environ et ça sera le carnaval microbien dans vos WC ou votre salle de bain.
Il n'y a aucun moyen d'atteindre tout votre potentiel si vous ne vous aimez pas vraiment.
Si nous ne nous convertissons et ne devenons semblables aux vaches, nous n'entrerons pas au royaume des cieux. Il n'y a qu'une chose que nous devrions apprendre d'elles: à ruminer.
Il faut être commun, ou l'on meurt, d'étrangeté.
Il n'y pas de liberté. Il y a la délivrance.
Quand papa il était petit, il avait aussi renoncé à Satan et à ses pompes, mais je crois que Satan il a jamais renoncé à papa.
On aurait pu s'attendre à ce que ce salon fût meublé à l'antique. Pas du tout. Quelques années plus tôt, saisis d'une frénésie mobilière, les Fauquembert en avaient fait une manière de salon d'honneur d'aéroport : rideaux façon cuir, fauteuils [...] ► Lire la suite
Puisqu'il faut choisir,À mots doux je peux le dire,Sans contrefaçon,Je suis un garçon,Et pour un empire,Je ne veux me dévêtir,Puisque sans contrefaçon,Je suis un garçon.
On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots.
Barbot possédait, à défaut d'une grande voix, un grand talent. Il faisait fort bien le trille et ne consentit à jouer le rôle qu'à la condition de pouvoir, une fois au moins dans la soirée, perler un trille en toute [...] ► Lire la suite