Il y a des livres qu'on voudrait pouvoir envoyer à ceux qui sont morts.
S'il y a dans le sublime de l'homme les trois quarts de folie, il y a dans la sagesse les trois quarts de mépris.
On peut traire les poules. C'est possible. Mais auparavant, il faut chasser les poussins.
Si vous voulez étudier un homme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, ou dont il pleure, ou même dont il est ému par les nobles idées. Regardez-le plutôt quand il rit.
Mais il vient des mots étouffants;On laissera les chers enfants,Livrés à de vagues désastres.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Il faut faire attention à ce que la technologie ne soit pas détournée.
Il faut croire en soi malgré ce que les autres croient.
Je sais qui je suis. Et après toutes ces années, il y a une victoire là-dedans.
Il faut tout perdre pour tout gagner.
L'affection est un charbon qu'il faut refroidir ; sinon, souffert, il mettra le feu au coeur.
En cela, notre âge d'infamie L'homme n'a d'autre choix que d'être un tyran, un traître, un prisonnier: il n'a pas d'autre choix.
Il n'y a pas de religion mais du sexe et de la musique.
Il est plus facile d'être responsable des décisions que vous avez prises vous-même que celles prises par d'autres personnes pour vous.
Le passé est une chose difficile, parfois il est gravé dans la pierre et d'autre fois, il est renvoyé à des souvenirs flous. Mais si tu te mêles trop longtemps de choses profondes et sombres. Qui sait quels monstres tu vas réveiller ?
Entre mari et femme, moins un cadeau est utile, plus il est agréable.
Si vous voulez devenir écrivain, il y a deux choses que vous devez faire : lire beaucoup et beaucoup écrire.
Il n'y a qu'une liberté, rien qu'une : c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou !
On écrit que l'amour se cultive mais on oublie de dire qu'il se nourrit...
Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu'il vient d'apprendre.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
Si quelqu'un une fois pour toutes, était capable de "prouver" l'existence de Dieu, il n'y aurait plus au monde un seul incroyant mais où serait, alors, le mérite des croyants ?
Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde la seule femme qu'ils puissent aimer, que l'énorme fréquence de ces rencontres me rend sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités.
Evidemment, nous devons prendre le monde tel qu'il est, car s'il n'est pas en notre pouvoir de le changer à notre gré, nous pouvons y vivre en le regardant sous un angle différent, en changeant d'attitude envers lui.
Partout où il y a de l'esclavage, il ne peut y avoir éducation.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
Le travail, quelle belle chose ! S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, ne fût-ce que pour anesthésier les ennuis !
Le théâtre n'est pas le lieu des apparences, il est le lieu des apparitions.
Il y a les peuples grands par le nombre de leurs habitants comme les Chinois, les peuples grands par les moyens techniques de leur armée comme les Américains, les peuples grands par leur culture et leur histoire comme les Français.
Evitez l'assassinat, il conduit au vol et ce dernier est presque toujours le chemin de la dissimulation.
Il n'existe pas un noir, mais des noirs.
Quelle que soit la pièce qu'il joue, le style de jeu qu'il utilise, qu'il soit là pour faire rire, pleurer ou penser, la première et indispensable arme de l'acteur, c'est sa mémoire, la seconde, son corps, la troisième, sa voix.
Un jour, il y aura des cimetières pour non-fumeurs.
Il est plus facile de se vieillir que de se rajeunir.
L'amour n'est pas là pour nous rendre heureux. Je crois qu'il existe pour nous montrer combien nous pouvons endurer.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
L'aphorisme, même quand il se présente sous la forme d'un jugement définitif et péremptoire, ne fait pas autre chose qu'inaugurer la réflexion : jamais la conclure.
Sans justice, il ne peut y avoir de paix
Mon père voulait que je mène une vie meilleure que jamais. Il voulait tellement que nous réussissions. Et je n'ai jamais voulu le laisser tomber.
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
Ça fait 25 ans. Ce serait très naïf et très prétentieux de croire qu'elle n'a que moi dans sa tête depuis 25 ans. Je veux bien admettre que peut-être il y a eu quelque chose de réel, pas réel ou une pensée, du moment que je ne suis au courant de rien, tout va bien.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
Nous avons tous notre démon particulier qui nous chevauche et nous tourmente et il faut bien finir par le combattre.
La pensée est difficile à contenir, légère, courant où il lui plaît. la dompter est une chose salutaire ; domptée, elle procure le bonheur.
Nous avons tant de raisons secrètes d'être indulgents, qu'il faut être parfait ou bien méchant pour oser condamner.
Il m'aima deux ans avant que je le susse.
Il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le royaume des cieux.
Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il.
Il y a de grands voyages qu'on ne fait bien qu'en pantoufles.
Il est des femmes dont on s'étonne vraiment qu'il ne soit trouvé personne pour les étrangler.