Nous nous connaissons mieux qu'il n'y paraît, et nous nous gardons de reprocher à autrui les défauts que nous sommes sûr d'avoir.
Pour les riches il y a le ballet et pour les pauvres les contorsions de la rue.
Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Mais si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Un supplice bien réussi justifie la justice, dans la mesure où il publie la vérité du crime dans le corps même du supplicié.
Il faut une grande hardiesse pour oser être soi : c'est surtout dans nos temps de décadence que cette qualité est rare.
Il est difficile de conduire à la limite, mais il est plus difficile de savoir où sont les limites.
Le diable n'est pas aussi noir qu'il est peint.
Je suis trop passionné par mon travail... Agir prend non seulement la concentration, il faut la créativité; Il faut... ton âme.
Il est du devoir d'un critique de relever certains efforts de recherche linguistique, de noter au moins un désir de changer une certaine routine de la comédie italienne
La foi, c'est être fraternel concrètement, dans ses amitiés, sa famille et savoir que notre destin est grand s'il nous est commun.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
Dans les maisons modernes, il y a deux sortes de voisins : ceux du dessus qui font toujours du bruit, et ceux du dessous qui se plaignent toujours pour rien.
Il fait bon vieillir. Etre jeune, c'était tuant.
Il n'y a pas de gens inutiles, il n'y a que des gens nuisibles.
Dans l'algèbre comme dans la police, il faut identifier X.
Il faut donc choisir de deux choses l'une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l'alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre.
Tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe.
Il n'est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l'archevêque en regardant son archevêché.
Il ne faut pas oublier que le plus grand homme n'est jamais qu'un animal déguisé en Dieu.
Il n'y a pas d'événements heureux ou malheureux. Il y a des gestes plus ou moins beaux.
Les gens, ils trouvent que le monde est bien comme il est, tout juste comme il est et chacun d'eux, provisoirement, puise le sens de sa vie dans celle de l'autre.
Pour qu'un homme accomplisse tout ce qu'on lui demande, il doit se considérer comme plus grand qu'il n'est.
Il faut toujours dire beaucoup de choses en peu de mots.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Il est nécessaire que chaque acte laisse une attente de quelque chose.
Les écrivains, c'est moins étonnant qu'il n'y paraît, se divisent comme le reste de l'humanité entre ceux qui écoutent et ceux qui n'écoutent pas.
Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu'il y a quand on y sera ; et, de toute façon, ce sera jamais que de l'eau.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
L'esprit n'a en lui-même que le sentiment d'une relation nécessaire dans les choses, mais il ne peut connaître la forme de cette relation que par l'expérience.
Il n'y a pas 2 façons de vivre sa maternité, mais une infinité qui dépend étroitement de l'histoire personnelle et culturelle de chaque femme.
Maman Pauline dit souvent que lors qu 'on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussettes trouées.
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
On ne vient pas au monde avec une personnalité, il faut se la faire.
Il n'y a pas de religion mais du sexe et de la musique.
La peur est là où il n'y a pas d'amour. L'amour est là où il n'y a pas de peur.
- Il a l'air aussi crispé que Melissa... - Personne n'est aussi crispé que Melissa !
Dieu existe-t-il ? Qui sait ? Y a-t-il une licorne en colère sur la face cachée de la lune ?
Je connais des gens qui n'ont d'esprit que ce qu'il leur faut pour être des sots.
Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées.
Il arrive un moment où les choses sont si familières qu'elles en deviennent étranges.
Aujourd'hui, il n'y a plus que les prêtres qui veulent se marier.
On croyait qu'il était à la tête d'une immense fortune - on ne se doutait pas qu'il était à ses pieds.
Si Jésus vivait de nos jours, il devrait monter au calvaire en portant sa guillotine sur son dos.
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire.
Par exemple, j'ai ouï dire qu'il y a des choses qui entrent par une oreille et qui sortent par l'autre. Je n'ai jamais rien vu entrer par une oreille et encore moins en sortir !
Plus il y a de monde et plus on est seul.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !