Il sera une fois un monde nommé Utopie qui aurait pour priorités le bonheur de chacun et la progression de l'humanité.
À quoi bon avoir peur ? Cela ne sert à rien. Il vaut mieux essayer de comprendre ce qui se passe et de le corriger.
La paresse occidentale consiste à bourrer nos vies d'activités compulsives, de sorte qu'il n'y a pas du tout le temps d'affronter les vrais problèmes.
Je crois avoir prouvé qu'à voiture égale, si je veux garder quelqu'un derrière moi, Eh bien il reste derrière.
Au lieu de pleurer lorsqu'une tragédie survient dans la vie d'un oiseau chanteur, il chante son chagrin. Je crois que nous pourrions bien suivre le modèle de nos amis à plumes.
Le sexe est plein de mensonges. Le corps essaie de dire la vérité. Mais, il est généralement trop encombré de règles pour être entendu et lié à des prétextes pour qu'il puisse à peine bouger. Nous nous paralysons avec des mensonges.
Le progrès est en marche mais il est d'une incroyable lenteur !
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
Le rire est, il faut le redire, une arme indispensable. Pour séduire, notamment...
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Quand on entame une relation durable avec un orchestre dont on est directeur musical, on est garant de son unité. Il faut comprendre son fonctionnement, sa psychologie, ses points forts et ses points faibles.
L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature.
Et vous, qui avez tout, il vous manque une chose : Dieu !
En art il n'est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
S'il existe un enfer en ce monde, il se trouve dans le coeur d'un homme mélancolique.
Dieu fait bien ce qu'il fait.
L'opposition systématique se donne bien garde de demander quelque chose qu'elle pourrait obtenir, car alors il lui faudrait être contente ; et être contente pour l'opposition, c'est cesser d'être.
En fait de livres, il y a beaucoup d'épelés et peu d'élus.
En littérature, un homme qui débute a toujours vingt ans, même s'il en a soixante.
Dans les guerres civiles, le difficile n'est pas de faire son devoir, mais de savoir où il est.
Quand l'homme comprendra-t-il qu'il n'est pas un dieu, mais une toute petite poussière dans l'univers ?
La Meije a 3998 mètres. Il lui manque 2 mètres pour faire les 4000. C'est la poisse !
Il n'y a qu'un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme.
Il n'y a que deux femmes qui doivent se trouver mêlées à la vie de chaque homme pour son bonheur : sa mère et la mère de ses enfants. Hors de ces deux amours légitimes, outre ces deux créatures sacrées, il n'y a qu'agitations vaines, qu'illusions douloureuses et ridicules.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades.
Le preux chevalier, lui, se tait. Mais après tout, je peux comprendre le lâche : s'il ne dit grand bien de lui, qui en dira ?
Il faut n'être pas sensible pour n'être jamais trouvé susceptible.
Celui qui se sent riche éprouve le besoin de donner, il s'ouvre et il ressent de l'amour pour toutes les créatures.
Il n'y a rien de plus stable que le changement.
La peur est un tueur, quand il s'agit du processus créatif.
Mon premier album est sorti en 1977. L'an prochain, j'aurai 67 ans. Quarante ans de carrière, ça va ! Il est temps de profiter de la vie. Grâce au public, j'ai pu m'acheter une jolie maison et de jolis sacs à main. Je veux maintenant profiter des années qui me restent avec mes chats.
Les dimanches, surtout en fin d'après-midi, et si vous êtes seul, ouvrent une brèche dans le temps. Il suffit de s'y glisser.
Pour un amant, il n'est plus d'ami.
Il y a deux espèces de gens, les trompés et les trompeurs, les faibles et les forts. Les forts sont comme le granit, on peut les presser autant qu'on veut, on n'en tirera jamais rien.
Il est du devoir des hommes politiques de parler : quand ils ne parlent pas, on s'imagine qu'ils pensent.
Si l'irrémédiable n'existe pas en affaires, il est de règle dans le domaine sentimental.
Obscur, l'écrivain l'est d'abord à lui-même et il ne se connaît jamais si bien que lorsqu'il est célèbre.
Il n'est pas de bonnes blessures pour la liberté, elles sont toutes mortelles.
Il est des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Pas assez.
De naissance, Rouletabosse avait le dos rond et il était journaliste.
Le ver mérite d'être dit intelligent, car il agit presque comme le ferait un homme placé dans des circonstances analogues.
Les terribles aphorismes d'Héraclite. Sur une page : « Il est dur de combattre les désirs de son coeur ; ce qu'il cherche, c'est au prix de son âme qu'il l'obtient. »
Il ne sait plus que dire et formule, d'un air malheureux, des objections presque futiles, tant il en est d'autres plus lourdes.
Si tout le monde te dit que tu es con, il est temps de manger du foin.
Il faut savoir être bête et content.
Et j'ai pensé aux livres. Et pour la première fois je me suis rendu compte que derrière chacun de ces livres, il y avait un homme. Un homme qui les avait conçus. Un homme qui avait mis du temps pour les écrire.
Un fragile qui marche va toujours plus loin qu'un fort qui reste assis. Ce moment est venu : nos résolutions sont prises. Il convient de boucler notre sac, de ne pas oublier la boussole et la carte.