L'esclavage a ses bons côtés. Le tyran ne peut affirmer qu'il règne en maître sur des hommes libres.
Peut-être que Dieu n'eût pas souffert le péché, s'il ne faisait ses délices de notre repentir.
Il n'y a pas d'ordre véritable sans la justice ?
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
Il n'y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
Il est des joies comme il est des douleurs qui défient toute description, et si le pinceau de l'artiste réussit à montrer toutes les douleurs ou toutes les joies de l'âme, la plume de l'écrivain s'arrête impuissante, ou se brise de désespoir.
Il y a des appartements où les meubles poussent mal.
En ville il n'y a pas d'horizon, pas de porte, aucun issue.
Il n'y a qu'un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme.
Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas. Rien n'existe si on n'y croit pas.
Il est des coeurs épris du triste amour du laid.
C'était le ba, be, bi, bo, bu etc. Je me souviens à quel point c'était difficile et décevant, ces leçons d'apprentissage, et il fallait toute ma confiance dans cette femme, pour admettre que ce qu'elle trouvait bien dans notre leçon de la matinée n'était pas le résultat d'un dérangement de son esprit.
Il n'y a que deux femmes qui doivent se trouver mêlées à la vie de chaque homme pour son bonheur : sa mère et la mère de ses enfants. Hors de ces deux amours légitimes, outre ces deux créatures sacrées, il n'y a qu'agitations vaines, qu'illusions douloureuses et ridicules.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
Que le pauvre habite sur la place publique, personne ne le demandera ; mais le riche habiterait-il dans la profondeur des montagnes, il y trouverait des parents et des alliés.
Les gens croient qu'en étant informés, ils savent quelque chose. Or pas du tout !Un savoir n'est pas seulement une information, mais la transformation de celui qui sait par ce qu'il apprend.
Je mène ma vie en espérant que les gens feront ce qu'il faut. Pourtant, même avec toute mon expérience, je suis toujours surpris quand ils ne le font pas.
Les femmes peuvent échouer quand il n'y a pas de force chez l'homme.
Il ne s'agit pas de savoir à quoi cela ressemble en studio ou sur le podium. C'est à quoi ça ressemble sur une vraie personne qui compte.
Quand il a fallu marcher au milieu de ces mannequins sublimes, ça m'a semblé tellement drôle que j'étais au bord du fou rire.
Il faut voir le maximum d'oeuvres et prendre son temps pour les regarder, un peu comme l'oenologue goûte le vin.
Les photos que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer. S'il y avait un mode d'emploi, ce serait certainement celui-là.
Tant que sur la terre il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d'espérer.
Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : "J'étais à l'école avec lui !"
Il y a deux types de directeurs d'école : les incompétents et les pires.
L'histoire enseigne comment il faut la falsifier.
Il n'est peut-être pas indifférent à certains anatomistes de la pensée de savoir que l'âme est la femme.
On m'a fait manger de l'agneau si doux ; mais il m'est resté sur l'estomac.
La relation interpersonnelle que j'établis avec autrui, je dois l'établir aussi avec les autres hommes ; il y a donc nécessité de modérer ce privilège d'autrui ; d'où la justice. Celle-ci, exercée par les institutions, qui sont inévitables, doit toujours être contrôlée par la relation interpersonnelle initiale.
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.
La Révolution culturelle a été pendant quatre ans la grande lessive de la société, le grand décapage des cerveaux. Puisqu'on ne pouvait pas changer les choses, il fallait changer la façon dont les Chinois les voyaient. La Révolution culturelle est une révolution du regard.
Il se retrouve à Bab el Oued. Incroyable, ce que ça a changé. Poubelles, gosses, barbes, kamis, comme toute l'Algérie, format national standard.
Il y a vraiment trois parties dans le processus de création. D'abord il y a l'inspiration, puis il y a l'exécution, et enfin il y a la libération.
Je suis le rêve américain. Je suis la quintessence de ce que le rêve américain a essentiellement dit. Il disait que vous pouviez venir de n'importe où et être ce que vous vouliez dans ce pays. C'est exactement ce que j'ai fait.
L'Écossais ne se bat pas jusqu'à ce qu'il voit son propre sang.
C'est embarrassant que je sois tombée amoureuse de cette personne (Chris Brown). Il était mon premier grand amour et plus nous sommes devenus amoureux, plus nous sommes devenus dangereux l'un pour l'autre.
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
Pour gouverner un Etat d'une certaine importance il faut traiter les affaires avec dignité et bonne foi, cultiver la frugalité et la compassion, n'imposer de corvées au peuple que durant les périodes prescrites.
Mozart n'a jamais rien composé, jamais! Il a copié ce qui était écrit sur son âme.
Si une femme décide qu'elle m'aime, il lui incombe de prendre en considération le fait que mon art a eu une forte influence sur le type de personne que je suis.
J'exerce un métier d'image. Une image peut se faner. Il faut l'accepter.
- Bénissez moi mon père car j'ai... - ... Péché, oui je sais. Vous avez détruit la rosace de Notre-Dame, un vitrail vieux de 700 ans. - Sans fausse modestie c'est plutôt M. Hild qu'il faut féliciter !
Le changement ne sera admis que s'il ne porte aucune atteinte à l'origine; il doit être inspiré de l'origine : il faut qu'il soit une imitation du modèle précédent.
L'homme est conduit, lorsqu'il croit se conduire, et pendant que par son esprit il vise à un endroit, son coeur l'achemine insensiblement à un autre
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Ils sont si rares les beaux silences, n'est-il pas vrai ?
Depuis qu'il a du "son", le cinéma fait l'âne.
Il vaut mieux avoir un bel engin qu'un beau génie.
Il n'y a rien du plus fatiguant qu'un esprit triste.
L'amour, s'il tient en une seule fleur, est infini.