On se saoule parce qu'on a soif ou parce qu'on est tous ensemble et qu'il faut se supporter, ou peut-être même, comme ça, sans raison.
Soyez assuré qu'il n'y a rien qui blesse plus profondément le coeur d'un homme noble que la pensée que son honneur est atteint.
Penser conduit l'homme à la connaissance. Il peut voir et entendre, lire et apprendre, autant qu'il le veut; il n'en saura jamais rien, si ce n'est ce qu'il a pensé, ce qui en pensant qu'il a fait la propriété de [...] ► Lire la suite
Il faut, au fond des coeurs, vous faire un héritage. Leur conquête n'est pas l'ouvrage d'un moment : On les gagne avec peine, on les perd aisément.
Le mot amour est devenu vieux Il veut plus qu'on l'embête Trop de gens l'on gardé pour eux Il a mal dans sa tête.
On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.
Le football américain, c'est comme la guerre nucléaire, il n'y a pas de vainqueur, juste des survivants.
Peut-être le bonheur n'est-il que dans les gares ?
Dieu ne donne rien, il prête seulement ; et comme un créancier oublié, il vient parfois redemander subitement son dû.
S'il y a un plat universel, ce n'est pas le hamburger mais bien la pizza, parce qu'elle se limite à une base commune - la pâte - sur laquelle chacun peut disposer, agencer et exprimer sa différence.
Il faut être heureux et y mettre du sien. Si l'on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c'est la tristesse qui entrera.
L'alcool ne prolonge pas le rêve, il s'empresse de le chasser dès qu'il va l'atteindre.
Personne n'aime demander beaucoup à la vie, parce qu'il a peur de l'échec.
Si Dieu n'apparaît pas aux athées, c'est parce qu'il a peur qu'ils ne le convertissent à l'athéisme.
L'homme serait le plus heureux des êtres si du seul besoin qu'il a d'une illusion quelconque ne naissait aussitôt la réalité.
C'est seulement quand nous rendons compte que nous n'avons qu'un temps limité à vivre - et que nous n'avons aucun moyen de savoir quand il s'arrêtera, que nous vivons chaque jour pleinement, comme si c'était le seul que nous ayons.
Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les hommes.
Pour tout français, la retraite est le but suprême de l'existence. C'est avec joie qu'il envisage sa vie de vieillard. Mastiquer avec une mâchoire édentée semble être le comble de ses délices.
Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.
Le plaisir des sens doit-il donc rendre un homme meilleur que les autres plaisirs de la vie ?
L'homme est inconsolable parce qu'il sait qu'il va mourir dans peu de temps, la femme est inconsolable parce quelle sait qu'elle est née il y a longtemps.
Il n'y a rien de si parfait qui ne donne prise à la critique.
Il faudrait comprendre que le rôle de l'école est d'apprendre aux enfants ce qu'est le monde, et non pas leur inculquer l'art de vivre.
Sans l'élégance du coeur, il n'y a pas d'élégance.
Pour une femme, il est deux sortes de secrets : ceux qui ne sont pas assez intéressants pour être gardés, et ceux qui sont trop intéressants pour n'être pas communiqués aux amies.
Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher.
L'homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu'il pense ! C'est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné.
C'est la vieille plaisanterie, nous tenons le monde et nous nous plaignons de ce qu'il nous tient.
En temps de guerre, le soldat a droit à une médaille quand il sait tirer et à un médaillon sur sa tombe quand il ne s'en tire pas.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.
Ce n'est pas tout de mourir ; il faut mourir à temps.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
Il n'y pas de solutions toutes faites, il n'y a que le mouvement, que la vie, que le travail ; des peines, des douleurs et des joies.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
Il y a deux sortes d'écrivains, celui qui raconte ce qu'il a vécu et celui qui raconte ce qu'il n'a pas vécu. Je ne suis pas un écrivain.
Dieu n'a pas fait d'aliments bleus. Il a voulu réserver l'azur pour le firmament et les yeux de certaines femmes.
Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
Il faut autant d'énergie pour convaincre autrui avec une petite vérité qu'avec un gros mensonge.
Le jour où il y aura un diplôme de peinture, il y aura des peintres mais plus d'artistes.
Il revient à l'homme d'habiller la femme qu'il déshabille et de parfumer celle qu'il enlace. Comme il lui revient de défendre au péril de sa vie le pas fragile qui s'est attaché au sien.
Rien n'est pire que la méchanceté ou la bonté pure. Il faut qu'elles s'encanaillent.
Il y a malgré tout un avantage à tomber en panne sèche c'est que c'est moins lourd à pousser que si le réservoir était plein.
Pour transformer des idées vraiment intéressantes et des technologies naissantes en une entreprise qui peut continuer à innover pendant des années, il faut beaucoup de discipline.
Un érudit ne deviendra noble que lorsqu'il aura mis en pratique ce qu'il a appris, au lieu de simples mots.
- C'est pas possible il ment. - Oui c'est ce qui s'appelle parler.
Il n'y a pas de gloire à la guerre. Seulement des ruines, du sang, des morts, de la destruction.
A la longue, il n'est pas plus sûr d'éviter le danger que de s'y exposer. Les peureux se font prendre aussi souvent que les audacieux.
L'enfant qui dessine va droit à l'essentiel. Il suit la perspective du coeur qui dessine ce qui n'est pas, pour mieux voir ce qui est.
A vingt ans l'enfant déforme les femmes, à trente ans il les conserve et je crois bien qu'à quarante il les rajeunit.