Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme.
Il faisait si chaud que, sur le thermomètre, on pouvait lire : voir colonne suivante.
C'est la marque d'un petit esprit de s'en prendre à autrui lorsqu'il échoue dans ce qu'il a entrepris ; celui qui exerce sur soi un travail spirituel s'en prendra à soi-même ; celui qui achèvera ce travail ne s'en prendra ni à soi ni aux autres.
Il portait des lunettes noires, pour que tu ne vois pas les larmes dans ses yeux.
Il faut reconnaître une grande vérité d'où naissent les amertumes des hommes de parti : un soldat déteste plus son lieutenant que le lieutenant de l'armée ennemie.
Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! Me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère.
Quand les nuages se forment en cirrus, s'il ne pleut aujourd'hui, il pleuvra demain.
Il reste très peu de marxistes dans le monde... ils sont tous dans les universités américaines.
Vous devez être sauvé pour aller au paradis... il suffit d'être vous-même pour aller en enfer.
Il 15 jours je l'ai fait au cinéma.On a le droit de baiser bordel.
Je crois que dans la vie il y a deux périodes, une pour le cyclisme, une autre pour devenir actif dans un seul boulot.
La fait qu'il soit libre ne veut pas dire qu'il est innocent.
Les malheurs particuliers font le bien général ; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien.
Il n'y a pas un seul individu qui ne serait regardé pour criminel s'il se permettait ce que l'Etat se permet.
Il faut se dégager soi-même de la prison des affaires quotidiennes et publiques.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
Il existe des despotes de la démocratie.
En histoire, il faut se résoudre à beaucoup ignorer.
Pour faire une émission, parfois, il vaut mieux faire maîtresse de ministre que maîtrise de philo.
Je ne suis pas le look parfait et je ne dis pas ce qu'il faut. Je suis un peu différente, mais rien de vraiment spécial, mais je suppose que j'apparais plus vraie pour les gens, et que ça transparaît à l'écran.
Pour être un homme il faut des couilles. Pour être un homme d'amour il en faut de plus grosses encore.
L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Il n'y à réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y à qu'une seule beauté, celle de la vérité qui ce révèle.
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
Le génie est personnel, décidé par le destin, mais il s'exprime à travers le système. Il n'y a pas d'oeuvre d'art sans système.
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
Dans la vie, parfois, il est préférable d'avoir affaire à un médiocre disponible plutôt qu'à un génie occupé.
Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.
Il n'y a pas de vieux messieurs, il n'y a que des femmes maladroites.
Il se prépara un grand vocabulaire et attendit toute sa vie une idée.
Echo : il ne parle jamais sans réfléchir.
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
Et quant à Serge, même s'il me restait un million d'années à vivre, je ne pourrais jamais plus aimer quelqu'un autant que je l'aime lui.
Si un con comprenait qu'il est con, je crois bien qu'il continuerait quand même à l'être.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans les arts, les lettres et les sciences.
C'est simple : pour empêcher un Haïtien de rêver, il faut l'abattre.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
- Autour de moi, je vois le monde tel qu'il est.- Et moi ? Comment est-ce que je le vois ? demande Las Casas.- Comme vous rêveriez qu'il fût.
Voyez-vous, le bonheur est une chimère, il n'existe pas, je n'y crois pas.
Est-il possible que deux êtres soient faits l'un pour l'autre, qu'ils s'aiment profondément, et que toujours la vie les sépare ?
La seule chose à propos de dieu qui est si belle, c'est qu'il est omnipotent, et il est le Tout-Puissant. Mais il n'est pas un dictateur.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour développer une voix, et maintenant que je l'ai, je ne vais pas me taire.
L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'il est.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
Un conseil a plus de valeur quand il est demandé que quand il est offert.
Avant de se foutre par la fenêtre, il faut penser à l'ouvrir.
Il ne faut jamais battre une femme, même avec une fleur ; ça abîme la fleur.