Lorsqu'un homme crie : "Vive la Liberté !" il pense évidemment à la sienne.
Le malheur d'être riche, c'est qu'il faut vivre avec des gens riches.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
Il faut sauver l'espérance. C'est le grand problème de ce siècle.
La conversation est bonne, elle est même nécessaire aux idées, car il faut leur faire prendre l'air.
Plutôt que de savoir ce qui a été fait, combien il vaut mieux chercher ce qu'il faut faire.
Mais c'est quand on a trouvé une réponse à toutes les questions qu'il en surgit alors d'autres, plus mystérieuses, plus angoissantes.
On ne définit pas le succès une fois pour toutes, dans l'abstrait. Il se mesure aux servitudes particulières surmontées.
Il y a toutes sortes de suicides. Se laisser mourir est sans doute le plus commun de tous. Se laisser vivre revient peut-être au même. Ça dépend du tempérament. Les gens actifs se tuent, les autres sont trop paresseux.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Il faut des crimes pour soutenir des crimes.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Quand l'homme qui témoigne est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme.
Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.
Réchauffe un serpent dans ton sein, il te mordra.
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...
Il faut être de son temps et peindre ce que l'on voit.
Il n'y a rien d'écrit dans la Bible, l'Ancien ou le Nouveau Testament, qui dit : 'Si vous croyez en Moi, vous n'aurez pas de problèmes.'
Rappelez-vous, jusqu'au bout, que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
Vous devez être républicain pour savoir à quel point il est bon d'être démocrate.
Les guerres il faut les gagner. Survivre. Avoir les bons outils. Le logarithme juste. Le reste, poésie. Fausses promesses.
Redouter l'échec, c'est redouter le ridicule, il n'y a rien de plus mesquin. Aller de l'avant - c'est justement ne pas craindre de devenir la risée de ses semblables.
Dans l'imagination, il y a une révélation du Moi à lui-même.
Banquier. Homme secourable qui vous prête un parapluie quand il fait beau, et vous le réclame dès qu'il commence à pleuvoir.
Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
L'homme a du génie lorsqu'il rêve.
Il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et les non-hêtres.
Si Dieu existe, qu'il se dénonce !
Il y a des instants qu'on voudrait voir durer la vie entière. Cela tient à une secrète plénitude, à un mystérieux apaisement en nous de l'inquiétude, cette autre forme du désir.
Quand un événement devient un cas, il semble avoir cessé de se rapporter à un être humain.
Une autre des illusions de la vie, celle qui veut que l'argent apporte l'indépendance, qu'on confond trop souvent avec la liberté, et que, partant, il soit un ingrédient nécessaire au bonheur.
La citation, bien comprise, est une référence. Loin de dispenser le lecteur de s'enquérir du contexte d'où elle est tirée, elle suppose qu'il le possède.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Dans une langue aussi riche que la nôtre, il est normal que les mots, serrés côte à côte, finissent par se ressembler visuellement tout en exprimant des images différentes voire opposées.
Il est impossible d'être totalement libre si on n'est pas seul.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
Il me faut, à chaque instant passer par l'infini pour atteindre d'incertaines et transitoires petites choses.
Mais où le théâtre prendrait-il son impulsion décisive sinon dans le royaume de la liberté ?
Chaque fois qu'on a voulu changer le monde, il y a eu plus de problèmes qu'avant.
Il y a toujours un peu de vide dans les amitiés les plus pleines, comme dans les oeufs.
A l'époque, il était plus sage qu'aujourd'hui ; il me demandait souvent mon avis.
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Le jour où l'homme cessera d'être un loup pour l'homme, il n'y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d'enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
Quand un homme se respecte, il est enfin créé à sa propre image.
Y avait-il quelque chose de plus excitant dans la vie que de chercher des réponses ?
Ils marchaient sans savoir dans quelle direction. Il y avait trop à penser, à ressentir et à dire pour prêter attention à d'autres objets.
Je n'ai jamais été choqué de voir Birkin avec Gainsbourg. Il avait pourtant 18 ans de plus qu'elle.
Il fallait exécuter tous les putschistes immédiatement.