Tout le monde sait qu'en cas d'insomnie il suffit d'additionner mouton après mouton pour s'endormir. Mais combien de personnes savent que, pour rester éveillé, il suffit de soustraire les moutons ?
C'est merveille combien peu il faut à nature pour se contenter, combien peu elle nous a laissé à désirer.
Ceux qui gaspillent leur sensibilité à tort et à travers n'en ont plus quand il faut en avoir.
Il vaut mieux être humilié avec les humbles, que de partager les dépouilles avec les superbes.
Il y a le peureux qui regarde sous son lit, et le peureux qui n'ose même pas regarder sous son lit.
La magie de l'amour, c'est qu'il rend beau, et qu'au lieu de rendre la justice, il propose la justesse.
Un type qui se trouve pile sur le pôle Nord, dans n'importe quelle direction qu'il reparte, il ira forcément vers le Sud, c'est dingue !
Il y a des moments où mieux vaut ne rien dire. Il faut alors accepter de traverser la réalité différemment : ressentir, éprouver.
Il n'est pas de plus grand bonheur que d'être aimé par son prochain et de sentir qu'on contribue par sa présence à la satisfaction d'autrui.
Pour manger un poulet, il vaut mieux être deux : le poulet et moi.
Il y a deux manières d'être malheureux : ou désirer ce que l'on a pas, ou posséder ce que l'on désirait.
Il faut toujours avoir les mêmes égards pour ses amis, qu'ils soient présents ou absents.
L'avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle.
Il est préférable de mourir de mort naturelle que d'ennui.
Observons un grec ancien : il est enveloppé dans un drap, il tient un parchemin et il apporte au monde la civilisation.
L'homme accepte la mort, mais non l'heure de sa mort. Mourir n'importe quand, sauf quand il faut que l'on meure.
Le voyage s'allonge et par moment il semble qu'il ne prendra fin qu'avec la vie ; on se sent une chose passive emportée sans pouvoir.
Chacun interprète la diversité à sa manière. Peut-être ce grand vent de nouveautés n'est-il qu'un sirocco qui de nouveau les endormira tous.
Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.
Dieu diffère parfois le châtiment que nous avons mérité, mais il finit toujours par recouvrer ce qui lui est dû.
Quand on est jeune, il faut travailler avec des vieux et quand on est vieux, il faut travailler avec des jeunes.
Oh oui ! il aimait le jaune, ce bon Vincent, ce peintre de Hollande, ces lueurs du soleil rallumaient son âme, qui abhorrait le brouillard, qui avait besoin de la chaleur.
C'est même le contraire ! Par fierté, j'ai eu besoin de faire mes preuves par moi-même. Je ne me suis jamais senti menacé par la stature artistique impressionnante de mon père, car je sentais que j'avais mon propre caractère. Ma [...] ► Lire la suite
Il la regardait comme toute jeune femme aimerait être regardée.
- Chéri, si il ouvre la bouche, je vous donnerai la taille de sa langue. - Garcia, arrête de m'appeler chéri et cesse tes allusions salaces !
Il y a dans les gestes lents, dignes, mesurés du fumeur de cigare une cérémonie qui permet de retrouver des rythmes oubliés et de rétablir une communication avec soi-même.
Il faut espérer puisqu'il faut vivre.
L'homme est un pion sur un damier où il n'arrive pas à se caser.
L'homme marié passe la moitié du temps à croire, qu'il a enfin compris sa femme, et l'autre moitié à comprendre qu'il n'a rien compris du tout.
Il vaut mieux ne jamais parler de son propre chef même si on pense que c'est un sale con.
Il est doux, quand sur la vaste mer les vents soulèvent les flots, d'apercevoir du rivage les périls d'autrui.
Nous n'avons en aucune manière le monopole de la pensée. Il existe, un peu partout en Occident, un racisme de l'intellect dont nous devons nous méfier.
La rentrée littéraire est une maladie française qu'il ne faut surtout pas soigner.
L'approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l'approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
Je suis peut-être un petit ami plutôt merdique, mais il s'avère que je suis en fait une très bonne baby-sitter.
Il y a des gens qui travaillent quarante ans pour se reposer ensuite et quand il tiennent enfin le repos, ils ne savent pas qu'en faire et ils meurent.
Couscous, c'est l'ignoble pourceau qui n'arrêtes pas d'bouffer, et que je vous demande de respecter comme moi-même. Car il est et restera le meilleur Michel Polnareff de sa génération...
Si les êtres que nous avons nous sont arrachés, pour qu'ils vivent toujours il ne faut jamais cesser de les aimer. Les immeubles brûlent les gens meurt mais l'amour véritable est éternel.
- Mon père était écrivain. Il vous aurait plu. Il disait que les artistes utilisaient les mensonges pour dire la vérité, et que les politiciens le faisaient pour cacher la vérité. - Un homme selon mon coeur.
Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
Qu'il est faible celui que les passions dominent ! Qu'il est fort celui qui se repose en Dieu !
Pour que l'amitié soit durable, il faut aussi que les divergences soient connues et acceptées ; c'est ce qui la rend parfois si lente à se consolider.
Le théâtre, c'est précisément l'éphémère, il est dans sa nature de disparaître, comme les événements politiques, comme les vies elles-mêmes.
Le sage ne calcule pas s'il réussira ou échouera, les chances pour et contre. Il fixe le but, puis il tend.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.
Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.
Il y a trois sortes d'hommes : ceux qui vivent leur vie, ceux qui rêvent leur vie, et ceux qui vivent leur rêves.
Il faut plus d'une personne pour instaurer la paix - il nous faut tous.
Là où il n'y a pas de grande vision, le peuple périt.