Le virtuose ne sert pas la musique ; il s'en sert.
Berlioz n'eut jamais de chance. Il souffrit de l'insuffisance des orchestres et des intelligences de son temps. Voici aujourd'hui que le génie inventif de M. Gunzbourg, avec l'appui de la Société des Grandes Auditions Musicales de France, se charge de revoir et d'augmenter sa gloire posthume en adaptant à la scène la Damnation de Faust.
Jamais je n'ai cessé, même aux jours de succès près de l'institutrice, de ressentir au fond de moi cette seconde rupture du lien ombilical, cet exil intérieur qui ne rapprochait plus l'écolier de sa mère que pour les arracher, chaque [...] â–º Lire la suite
Maman entre sans bruit pour me border, elle s'éloigne sur la pointe des pieds. Du fond de mon sommeil j'entends son pas qui résonne, décroît, comme les notes d'argent d'une musique très précieuse, très ancienne... Je suis un enfant.
A chaque guenille correspond toujours son torchon.
L'image nous donne le réel dans sa totalité et surtout son immédiateté : et la parole vient encore, de surcroît, s'ajouter au visuel et le renforcer.
La gloire suit la vertu comme son ombre.
Seule l'inimitié qu'on manifeste aux uns donne son prix à l'amitié qu'on porte aux autres.
Avant de mourir, je veux t'aimerAvec des mots, je veux construire une îleEt sur sa colline, j'implanteraiDe belles graines d'amourJe poserai sur chaque fleur la lumière du jourEt je demanderai à l'océan de cracher son vent.
On rencontre quelques fois son destin sur la route qu'on a pris pour l'éviter.
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.
Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux.
Dans le temps j'avais une femme qui était magnifique, comme toi. Qui m'disait que je n'devrais pas m'inquiéter autant... que je devrais sourire plus. Elle était accro aux jeux et elle s'est fait piéger par des requins. Un jour ils [...] â–º Lire la suite
La gloire du savant est dans ses livres, celle du marchand est dans son coffre-fort.
Telle cette lumière dans l'esprit Qui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre, Une lampe cachée contre son coeur, Pour retrouver une autre ombre dansante.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
Le paradis. C'est une sphère impalpable. Il y a beaucoup de lumière, évidemment. Et une musique merveilleuse.
Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Travailler en collaboration, cela veut dire prendre la moitié de son temps à expliquer à l'autre que ses idées sont stupides.
Le piège a un regard enfin tranquille, il te promet une éternité joyeuse dans cet hôpital psychiatrique. Il cache une vipère, une terrible médecine. Mais, à l'intérieur de son enfer, tu peux te promener en toute liberté. Dans cet enfer, [...] â–º Lire la suite
Se donner la mort comme un Romain, c'est, pour Condorcet, dérober à ses ennemis la satisfaction de son supplice, et mourir comme il a toujours voulu vivre, en homme maître de son destin.
L'intelligence n'est pas affaire de diplômes. Elle peut aller avec mais ce n'est pas son élément premier.
Chaque buisson a son ombre.
La science ne sert qu'à vérifier les découvertes de l'instinct.
À la base j'ai pas d'talent, j'ai pas d'don, mais personne ne reste esclave de son destin.
Tu sais ? Quand tu cherches une rue dans ta voiture, tu la trouves pas... T'as un réflexe bizarre : tu baisses le son de la radio.
Le vrai démocrate est celui qui, par des moyens non violents, défend sa liberté, par conséquent celle de son pays, et finalement celle de l'humanité toute entière.
Le bonheur ne s'obtient que par l'harmonie de son être avec la note qui l'exprime.
L'attachement de la femme pour l'homme, c'est l'attachement du policier pour son prisonnier.
Difficile de dire qui suit le courant de son plein gré.
Être de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; être de droite c'est l'inverse.