Si la vie est misérable, elle est pénible à supporter ; si elle est heureuse, il est horrible de la perdre. L'un revient à l'autre.
Le moment crucial de chaque artiste est sa transmutation "d'être récepteur" en "être émetteur" : là, il devient créateur, être rarissime découvrant son rôle qui consiste à donner.
Où il n'y a pas d'humour, il n'y a pas d'humanité, où il n'y a pas d'humour, il y a le camp de concentration.
On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après ; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.
Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule au pieds, à [...] ► Lire la suite
Il suffit parfois de faire semblant d'avoir du courage pour s'en découvrir vraiment. Dommage ça ne marche pas pour l'intelligence.
C'est de nos esprits, pas de nos gènes, qu'est issu notre refus de la loi de la nature. Cela a été notre choix, non pas un élan instinctif, qui nous a amené à remplacer la sélection naturelle par la moralité. [...] ► Lire la suite
Célébrer le succès, c'est bien, mais il est plus important de tirer les leçons de l'échec.
- On peut faire des efforts. - Au stade où on en n'est, ce n'est plus la peine. Je dis ça parce que c'est avec toi que je n'y arrive plus. Je veux rester seule. - Ça ne t'avancera à [...] ► Lire la suite
La nature de l'homme veut qu'il soit un animal social et politique, vivant en collectivité.
L'air tu peux pas le toucher... ça existe et ça existe pas... Ca nourrit l'homme sans qu'il ait faim.
Une femme suspendue dans les airs... une déesse engendrée par le grand amour dans l'esprit de chaque homme et dont les pieds délicats ne devaient pas toucher terre. il fallait la laisser sur son invisible piédestal. Regardez-ça ! Attention ! [...] ► Lire la suite
Les hommes réunis par une passion commune créent une âme, mais aucun d'eux n'est une partie de cette âme. Chacun la possède en soi, mais ne se la connaît même pas. C'est seulement dans l'atmosphère d'une grande réunion, au contact [...] ► Lire la suite
Il y a des hommes qui luttent toute leur vie : ceux-là sont indispensables.
Quand il s'agit de dignité humaine, nous ne pouvons pas faire de compromis.»
Il y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection.
L'amitié est une petite fleur très fragile ; il ne faut pas la mettre entre toutes les mains.
Il faut dépenser quand on est jeune l'argent qu'on aura quand on sera vieux.
Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer : il suffit d'un orage pour le détruire.
Le malheur a habituellement deux effets : souvent il éteint toute affection envers les malheureux, et non moins souvent, il éteint chez les malheureux toute affection envers les autres.
Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.
Pour qu'un peuple trouve son identité, il faut qu'il fasse attention à sa langue et à sa liberté.
Nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
Il ne faut pas préparer la poêle tant que le poisson est dans la mer.
Il en est de l'amitié, comme de certains vins, qui sont d'autant meilleurs qu'ils sont plus vieux.
Je suis un petit peu pompette. Je vais me faire une petite salade de saison. Est-ce qu'il me reste de la mâche de Rotterdam ?
Tu sais, dans les machines, il n'y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l'univers entier est une machine, il y [...] ► Lire la suite
S'il vous plait, « sac à merde », c'est une insulte ?
Il n'y a que les imparfaits qui regardent plus au don qu'au donateur.
Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d'un conflit.
Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu'il est mû par de petits rouages. Quand l'horloge s'arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
Celui qui ne sait rien croit enseigner aux autres ce qu'il vient d'apprendre lui-même ; celui qui sait beaucoup pense à peine que ce qu'il dit puisse être ignoré.
Taire ce qu'il ne faut pas dire et savoir supporter l'injustice, voilà des choses difficiles.
Il faut battre le fer quand il est chaud.
Aucun homme ne peut perdre ce qu'il n'a jamais eu.
Même pour être voleur, il faut apprendre dix ans.
Il y a toujours un moment où la curiosité devient un péché, et le diable s'est toujours mis du côté des savants.
Qu'il est dur de haïr ceux qu'on voudrait aimer.
Si un problème a une solution, alors il est inutile de s'en inquiéter ; s'il n'en a pas, s'inquiéter n'y changera rien.
L'homme préfère la femme d'autrui, mais il aime mieux son propre fils.
Il faudra beaucoup plus d'ordina-coeurs que d'ordinateurs dans la communication de demain.
Il ne faut pas trop taxer la patience des femmes sous prétexte qu'elles en ont beaucoup. Quand elles l'ont épuisée, les choses n'en vont que plus mal.
Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.
Il faut mettre ses principes dans les grandes choses, aux petites la miséricorde suffit.
Il n'est pas d'invités plus désagréables que ces sans-gêne qui, par leur départ précipité, gâtent toute une soirée de plaisir.
Tout honnête que soit, il n'est jamais bon D'apporter de fâcheuses nouvelles... Les mauvaises nouvelles, laissez-les S'annoncer elles-mêmes, à l'instant qu'elles nous touchent.
Si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme.
Celui qui répond avant d'écouter fait voir qu'il est insensé et digne de confusion.
La définition du beau est facile : il est ce qui désespère.
S'il n'est pas soutenu par un tuteur, le jeune arbre se courbe facilement.